Qui s’intéresse à la littérature comparée ?

Littérature

46 réponses · Page 2 / 3

😉 salut je prépare une licence en lettre francaise.
je dois rendre un travail sur la traduction dans la littérature comparée
merci de m'aider le plus vite possible.
Désolée cette demande ne respecte pas les Règles du Forum
Bonjour,

J'aimerais savoir si quelqu'un aurait une méthodologie de la dissertation en littérature générale et comparée.

Merci.
slt!pour ceux qui s'intressent à la littérature comparée,mais aussi sur une comparaison d'une oeuvre arabe et autre française,il y a l'exemple de:les fables de la fontaine;et celle d'ibn el mokafaa.
Bonjour à tous!! moi aussi je suis spécialisée en littérature comparée, et plus particulièrement en littérature fantastique 19è-20è siècles. Et comme le dit Léah:
Le thème du vampire, par exemple, peut être le sujet d'études comparées..
Oui!! le vampire est un sujet d'études comparées et en l'occurence c'est le sujet que je traite depuis deux ans (je suis en master 2) en vue d'une thèse!
On peut tout comparer en littérature comparée, il suffit de trouver des points communs entre les oeuvres. On n'est pas non plus obligés de lire les oeuvres en version originale, ce qui permet de s'attaquer à n'importe quel auteur!!
En tout cas je suis partante pour contribuer aux recherches de Nancy, ce serait très intéressant!
A bientôt pour des discussions concernant la littérature comparée!!
Il m'intéresse à savoir quelles sont les cultures SANS référence aux vampires (La Chine?) et pour quelle raison il y a des pays qui favorisent cette légende.
Eh bien, JSC, on peut dire que, malgré les apparences, il n'y a pas de civilisations sans vampires, car le vampire est lié au sang.
Je m'explique et je simplifie :
Les hommes depuis la nuit des temps se sont apperçus que le sang est un liquide essentiel à l'homme: en effet, le sang est synonyme de vie, quand on le perd ou quand on est blessé, c'est la vie qui part, on est affaibli, et les hommes primitifs s'en sont rendus compte. c'est pourquoi toutes les civilisations (en tout cas toutes celles dont on a une trace, écrite ou non, de leurs croyances) ont imposé un tabou sur le sang. le sang est élevé à un rang de substance "intouchable": il est interdit de le faire couler sans raison (les meurtres sont proscrits, ou comme dans la Bible le sang ne doit pas être consommé, puisque tabou ) mais vu qu'il a une valeur sacrée, puisqu'il est essentiel, il est versé lors des sacrifices (animaux ou humains sont sacrifiés, selon les civilisations) et le fait de faire couler le sang lors de ces rites prend tout son sens.
Le sang est donc un liquide très précieux et à la fois très mystérieux. en effet, pourquoi et comment le sang se régénère-t-il? pourquoi certains survivent à une hémorragie et certains succombent? et surtout, pourquoi les femmes perdent-elle leur sang sans être affaiblies?

D'où des peurs liées à la perte de sang et l'apparition dans toutes les civilisations d'un esprit/ démon/ revenant qui viendrait affaiblir les humains et surtout leur voler leur bien le plus précieux: leur sang.
Il faut préciser que le vampire à proprement dit (un mort-vivant qui revient sur terre et qui ne peut survivre qu'en se nourissant du sang des vivants) n'apparait pas tel quel dans toutes les civilisations: il peut être un démon vengeur, un esprit polymorphe ou un dieu assoiffé de sang. Jean Marigny, un grand expert français de la littérature vampirique, affirme qu'il existe entre autres "aussi bien chez les Chinois, les Indiens ou les Malais que chez les Polynésiens, les Aztèques ou les Esquimaux" (je cite son ouvrage très bien fait Sang pour sang, le réveil des vampires, p.14, que je vous recommande si les vampires vous intéressent). Mais en tout cas, chaque civilisation possède une croyance en un être qui attaquerait les humains pour leur voler leur sang.

Le vampire, puisqu'il est né d'une angoisse propre à l'humanité qui s'est rendue compte de l'importance du sang, est un motif universel. Par contre, le vampire tel que nous le connaissons est le vampire de la tradition d'Europe centrale, popularisé au XVIIIè siècle grâce à des rapports "scientifiques" qui rapportaient les cas de vrais vampires qui décimaient des villages entiers (le moine bénédictin Dom Augustin Calmet a écrit son Traité sur les revenants en corps, les excommuniés, les oupires ou vampires, broucolaques de Hongrie, de Moravie, etc., qui introduit les croyances d'Europe centrale en Europe de l'ouest) ; et grâce à des romans comme Dracula de Bram Stoker ou Carmilla de Le Fanu, qui popularisent le motif du vampire en littérature. Le vampire tel que nous le connaissons est le plus populaire et le plus connu, car c'est lui qui a été le plus traité dans la littérature européenne, et vu que l'Europe dominait les autres pays par son influence, elle a "propagé" ce motif qui est devenu la représentation la plus répandue du vampire.

Voilà!
J'espère avoir répondu à votre question, mais n'hésitez pas à me demander plus de précisions si ça vous intéresse.
Merci, Nightingale.
Les films de Hammer Productions des années 60/70 furent tout à fait ma tasse de thé.
Tes remarques m'ont amené à faire des petites recherches. En effet, l'equivalent chinois à notre ami le Vampire est le Jiang Shi.
Je suppose que tu connais ces liens:
Vampire chinois

Il paraît que Martigny classe les démons, les esprits nocturnes et les femmes fatales ensemble! 😜
merci JSC pour ces liens, j'avoue que je ne les connaissais pas tous , car mon domaine d'étude se limite au vampire européen, et plus particulièrement dans la littérature française et anglo-saxonne (mais cele risque d'évouler)
Il paraît que Marigny classe les démons, les esprits nocturnes et les femmes fatales ensemble! 😜
eh bien pas vraiment, il distingue le vampire de ses avatars précédents qui sont les esprits nocturnes et les démons (comme Lilith par exemple, la première femme d'Adam dans la tradition hébraïque) qui sont en quelque sorte ses ancêtres.
Le femme fatale est une représentation de la femme dans la littérature (une femme inquiétante car alliant la fragilité et la sensualité traditionnellement attribués à la femme et la cruauté, la dureté, le sang-froid qui sont les attributs de l'homme) , et cette représentation s'exprime principalement au 19ème siècle, puis au 20ème. tu connais certainement les femmes fatales les plus célèbres: Salomé, Judith, ou encore Mata Hari. le vampire féminin emprunte ces caractéristiques, car se présentant à la fois comme une femme désirable, mais aussi comme une prédatrice, qui tue de sang froid.
voili voilou!! 🙂
Nightingale a écrit :mon domaine d'étude se limite au vampire européen, et plus particulièrement dans la littérature française et anglo-saxonne (mais cele risque d'évouler)
Et quelle est ton approche originale à ce sujet, un peu dans les chemins battus?
Il paraît que Marigny classe les démons, les esprits nocturnes et les femmes fatales ensemble! 😜
eh bien pas vraiment,
Je plaisantais pour la délectation de nos lectrices! Marigny regroupe les trois catégories dans un chapitre de son livre, plus précisément!
tout d'abord Joyeux Noël a tous!!
alors concernant mon sujet, l'approche que j'envisage est de traiter le vampire féminin d'un point de vue esthétique, afin de dégager les enjeux moraux, éthiques et esthétiques de ce personnage (j'avais déjà un peu traité ça dans mon sujet de M1) qui, au féminin, a rarement été traité par la critique.
voilà!!
Il me semble que si "Dracula" fut inspiré par le folklore, les vampires féminins sortent plus proprement de la tête des fantasmeurs qui écrivent de la pure fiction!

Dans tous les films que j'ai vus qui incluent des vampires (tiens "vamps" doit avoir qqchose à voir) féminin, elles n'étaient jamais au premier plan….toujours un mec dominant.
Il me semble que si "Dracula" fut inspiré par le folklore, les vampires féminins sortent plus proprement de la tête des fantasmeurs qui écrivent de la pure fiction!
En fait tu as à la fois tort et raison. Oui le vampire masculin et en particulier Dracula a été inspiré par le folklore, mais il ne faut pas oublier que les premiers vampires, les vampires archaïques, sont majoritairement des femmes. En fait, vu que les écrivains étaient dans une société où les valeurs sont masculines, les premières manifestations des vampires en littérature sont des vampires masculins, dont les caractéristiques sont héritées du villain gothique (comme dans The Vampyre de Polidori) mais si les vampires féminins émergent discrètement dans certaines oeuvres (par exemple Christabel de Coleridge ou La Morte amoureuse de Gautier), elles sont à la fois des avatars des vampires antiques (grande importance de l'érotisme, comme dans le mythe de Lilith), des "adaptations" des vampires d'Europe centrale (elles sont soumises aux croyances en certains produits révulsifs: eau bénite, croix par exemple) et aussi, comme tu le dis, incarnent les fantasmes des auteurs. C'est pour ça que je trouve la vampire très intéressante, car c'est un personnage moins simple que ce que les apparences pourraient laisser croire!
Concernant les films, il est vrai que ceux de Browning laissent les femmes au second plan, mais n'oublions pas que ce n'était pas la même mentalité qu'à notre époque (femme au foyer, qui ne peut qu'être mère OU maîtresse) d'où vampire tentatrice et trompeuse (le serpent du jardin d'Eden n'est jamais loin..) tandis que si tu regardes des films plus récents, du type Underworld (ou même Buffy, que d'ailleurs je trouve très nul), on voit qu'on assiste à une sorte de renversement des valeurs, où la femme acquiert des attributs dits "masculins", comme la violence, la force, tandis que les hommes deviennent en quelque sorte plus "féminins", ils sont amoureux, ressentent le doute, ou même sont faibles physiquement (je schématise mais c'est ce qui se dégage de plus simple).
Euh, je crois que c'est tout..

Ah oui, la vamp vient effectivement de vampire et est une sorte de femme fatale qui crée une sorte d'attraction qui attire les hommes à elle, c'est d'ailleurs un terme assez galvaudé
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vamp
Nightingale a écrit :Concernant les films, il est vrai que ceux de Browning laissent les femmes au second plan, mais n'oublions pas que ce n'était pas la même mentalité qu'à notre époque (femme au foyer, qui ne peut qu'être mère OU maîtresse)
Ah! le bon vieux temps avant le début de "politiquement correct" 😜
Ah oui, la vamp vient effectivement de vampire et est une sorte de femme fatale qui crée une sorte d'attraction qui attire les hommes à elle, c'est d'ailleurs un terme assez galvaudé
Vamp initialement s'appliqua et authentiquement s'applique spécifiquement au genre de Femme Fatale du cinéma muet (personnifiée spécialement par l'actrice Theda Bara ~1919).
Étymologiquement il me semble intéressant que "vampire" date dans notre littérature uniquement à partir de 1738, bien que l'on puisse trouver sa racine en le russe upyr, le tchèque upir, <=le turc uber.
J'ai un peu honte de le dire, JSC, mais je ne connaissais pas du tout Theda Bara, mais je vais y remédier.
Par contre, saurais-tu, par hasard, dans quel recueil de poèmes de Rudyard Kipling je pourrais trouver son poème "The vampire" qui date de 1897. Je cherche sans succès sur internet, et ça m'aiderait beaucoup si toi ou quelqu'un d'autre le savait.
Merci d'avance, et bonne soirée à tous!
Recueil, non, mais voici le texte.
Kipling inspiré d'un tableau.
Dans ma petite recherche, je crois que bcp des liens ici représenteront un intérêt.
Tu as déjà vu le tableau peut-être: il est là!
On n'a pas à avoir honte de ne pas ctout connaître. On n'arrête jamais à apprendre dans la vie. 🙂
merci beaucoup JSC!
Dans mon cyber-voyage culturel aujourd'hui, je suis passé par
https://www.sden.org/vampire-la-mascarade/Ambiance/Romans,546/Les-Vampires-a-travers-les-livres là!
Les sources anciennes, tu connaîtras (y inclus Byron?) mais je vois qu'il y a pas mal de littérature du XXè à chercher.
Merci JSC de penser à moi. 😀
En effet, je connais la plupart des oeuvres datant du XIXè siècle, mais paradoxalement, ce sont celles du XXème siècle qui sont le plus difficiles à consulter (éditions épuisées et peu dans les bibliothèques universitaires) et il y en a que je ne connaissais même pas (comme Les Daniels, Le Vampire de la sainte inquisition).
Par contre, il faut faire attention avec le classement des oeuvres vampiriques, car certaines ne font qu'un vague rappel à ce personnage, ou leurs personnages n'ont que de vagues ressemblances avec le vampire, comme chez Bürger où il s'agit d'un revenant, mais qui ne boit pas de manière littérale le sang de sa victime!
😉
Sans vérifier, il me semble que tu as dit que le fait de boire du sang n'était pas essentiel (central?) à ta conception d'un(e) vampire.