Je n'ai pas écrit qu'un COI n'était introduit que par la préposition à, mais qu'un complément introduit pas la préposition pour ne se pronominalise pas par un pronom conjoint, ne faisant que transcrire la GMF page 404.
Je continue à douter qu'une phrase d'un exercice de niveau élémentaire soit écrite à la manière d'un poète ou d'un écrivain du XVIII[sup]e[/sup].
Mais si elle l'était, on comprend ce qui choque Paulang et Lamaneur.
Écrire m' ne peut être qu'intentionnel. D'ailleurs, dans son message 14 le questionneur ne signale pas d'erreur suite à mes doutes. De toute façon, coquille ou pas, un intervenant a non seulement le droit mais le devoir d'exprimer des doutes probablement ressentis par d'autres que lui.
Lamaneur, mon ulcère vous remercie. 🙂
Edit : Jehan les deux exemples que vous donnez ne me choquent aucunement. Je dirais même que je les aurais volontiers écrits. Ne me demandez pas d'expliquer pourquoi une phrase me donne des aigreurs et pas les autres, j'en suis incapable.
De toute façon, coquille ou pas, un intervenant a non seulement le droit mais le devoir d'exprimer des doutes probablement ressentis par d'autres que lui.
Bien sûr, Paulang.
De quelque façon qu'on la tourne, cette phrase
Le sentiment qu'il m'avait fait son possible… me paraît également incorrecte, et je ne comprends pas qu'on en ait proposé une analyse sans le signaler.
Bonjour,
Pouvez-vous me dire si le pronom relatif *qui* est bien complément de l'antécédent et non pas sujet dans cette phrase :
Paul a lu les livres qui lui plaisaient
*qui* n'occupe pas la fonction sujet ici ?
Par contre, dans cette phrase : cette vielle dame qui dormait était jolie. La oui ? Ou il est COD de *était* ?
Ensuite, les completives, les interrogatives indirectes et les circonstancielles sont bien des sous-genres de la conjonctive ?
Merci pour votre aide !
1) qui, mis pour les livres, est le sujet de la relative qui lui plaisaient (les livres lui plaisaient).
2) qui, mis pour la vieille dame, est le sujet de la relative qui dormait (la vieille dame dormait).
Bonjour.
Paul a lu les livres qui lui plaisaient
C'est toute la proposition relative "qui lui plaisaient" qui est complément de l'antécédent… Une relative complète un nom.
Quant au pronom relatif qui, il est sujet du verbe plaisaient.
qui lui plaisaient <> les livres lui plaisaient
Cette vieille dame qui dormait était jolie.
La proposition relative qui dormait complète l'antécédent "vieille dame".
Le pronom relatif qui est sujet du verbe "dormait".
Sûrement pas COD de "était",puisque ce verbe n'est pas dans la même proposition.
D'ailleurs, le verbe être n'a jamais de COD !
Pour ta dernière question, la réponse est oui.
Merci beaucoup pour votre réponse !!
J'ai une autre question, concernant les interrogatives indirectes, les conjonctions de subordination qui les introduisent ont une fonction ?
Par exemple : [Il demanda] [qui frappait à la porte].
Prop. Subordonnée conjonctive interrogative indirecte. Fonction complément d'objet directe du verbe de la principale « demanda » + le pronom interrogatif "qui" est sujet de "frappait" ?
Ok merci pour ta réponse !
Mais du coup, le mot interrogatif a toujours une fonction dans la subordonnée interrogative indirecte ?
Par exemple : il me demande si je viens chez lui demain.
"si" est ici une conjonction de subordination qui introduit la proposition subordonné interrogative indirecte. Elle a une fonction ici ? à part introduire la subordonnée d'hypothèse je dirai que non.
La conjonction de subordination dans une circonstancielle n'a elle aussi pas de fonction ?
Non, la conjonction de subordination n'a pas de fonction dans la subordonnée interrogative, elle ne fait que l'introduire. Même chose pour la subordonnée circonstancielle.
En revanche, les pronoms interrogatifs, les GN comportant un adjectif interrogatif et les adverbes interrogatifs ont une fonction dans la subordonnée interrogative.
Il me demande qui j'ai invité. (Le pronom qui est COD de "ai invité".)
Il me demande quel pays je préfère. ( Le GN quel pays est COD de "préfère".
Il me demande quand je viens. (L'adverbe quand est complément de temps de "viens".)