Suggestion :
Le Tsigane, figure du poète ou voix (voie) d'une vie plus riche ?
(Importance des sons pour l'inventeur qu'était Charles Cros)
Jehan a fait une remarque très juste : la voix qu'on entend est celle d'un tsigane. Il ne faut donc pas lui substituer d'emblée celle du poète, comme le fait l'élève. C'est le défaut classique face à un poème écrit à la première personne…
Mais bien sûr, derrière le tsigane se cache le poète ; c'est une évidence pour tout lecteur prévenu (certains critiques ont même fait des rapprochements de type physique !). On pourrait donc être tenté de prendre cette "double voix" comme le principe directeur du commentaire : a) le tzigane, b) derrière lui le poète. Mais qu'est-ce que l'élève aurait à dire sur le "poète" qu'il n'aurait déjà dit sur le tzigane ? On aurait donc un plan factice puisque la seule voix saisissable est celle du tzigane.
Pour moi, une motivation intéressante du commentaire pourrait consister à construire une notion simple du "symbolisme" (un certain symbolisme, évidemment, ce dernier étant multiforme) puisque ce poème vise une réalité autre que celle dont il parle, qui fonctionne donc comme symbole, comme image. On n'évoquerait donc la condition du poète qu'en synthèse ou en conclusion, en reprenant brièvement les expressions les plus aptes à nous faire comprendre que dans se poème, une voix se cachait derrière une autre.
Le plan désespoir/espoir n'est pas si mauvais, mais "désespoir" ne convient pas, plutôt "vacuité".
L'introduction est évidemment entièrement à refaire. On a évacué l'idée de Romantisme, mais ce n'était pas si inapproprié : qu'on relise L'isolement de Lamartine !
Donc pour moi, l'introduction serait très simple : on classe Cros dans les symbolistes, cherchons ce que peut recouvrir ce mot d'après l'étude de ce poème (en plus long, évidemment).
La problématique doit traduire la volonté d'arriver à quelque chose de simple, de tangible et de "motivant".
Et il ne faut pas non oublier qu'on commente un poème, un sonnet plus particulièrement, dont la structure est toujours étroitement appropriée au fond (chez les bons poètes s'entend).
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J'ai aussi pensé à une autre solution, d'ailleurs évoquée par floréale. Du temps où l'on suggérait une démarche de commentaire au candidat, on aurait proposé quelque chose comme "Vous montrerez comment, au travers du discours du tzigane, le poète évoque sa situation de poète".
A ce moment-là, il faut faire une première partie assez brève sur les éléments qui relèvent de la vie nomade, puis en venir à la partie principale, consacrée au poète, après une transition qui montre comment on passe de l'un à l'autre. Il y a le premier vers, qui semble la voix directe du poète, mais évidemment, c'est du domaine de l'implicite (cf. ce que je disais), à la différence du poème de Samain "Mon âme est une infante…". Un donnée plus objective consisterait à se demander pourquoi avoir fait du tzigane le sujet du poème si ce n'est pour nous faire comprendre qu'il faut y voir autre chose (bien que ce thème ne soit pas nouveau depuis Hugo et Gautier). Et on conclut sur le symbolisme.
bonsoir, voici quelque changement par rapport à mon premier commentaire pouvez vous me dire ce que vous en pensez.
Le poème que nous allons étudier est intitulée tsigane. Il est issu du Coffret de Santal de Charles Cros parus en 1879. Il évoque le symbolisme en personnifiant la nature et en faisant recours aux symboles et les images permettent de saisir une réalité dissimulée. Le titre du poème s’intitule « Tzigane » ce mot nous fait penser au voyage, à la découverte qui donne une sensation de liberté. Ce poème est un sonnet.
La question que nous allons nous allons nous poser est en quoi l’existence du tzigane ressemble à celle du poète ?
Nous nous concentrons dans une première partie à la solitude avant de nous intéresser dans une seconde partie au sens de la vie qu’il a trouvé.
La solitude qu’éprouve Charles Cros est clairement mise en évidence. Il passe après les autres. Il pense même qu’on ne le suivra pas, qu’on ne le cherchera pas « ma trace avant longtemps n’y sera pas suivie » V.4. Cette solitude est présente dès la première strophe est nous la retrouvons a la fin du poème « fière de n’être attendu nulle part » V.14, comme si on ne voulait pas de lui. En plus de cette solitude, nous retrouvons de la tristesse « course effarée sans but de ma vie V.1. Cette tristesse est implicite. Cros montre cette tristesse en précisant que sa course est troublée, comme s’il manquait quelque chose a sa vie. Nous retrouvons un champ lexical de désespoir et de vacuité « brouillard » « bois noirs »V9 et V10. Dans ce sens nous avons l’impression qu’il n’y a pas d’issue. Le désespoir recouvre un désespoir déjà existant.
Ont peux parler du romantisme en pensant au poème de l’isolement De Lamartine car les deux poètes se mettent en dehors des hommes et plus souvent dans la montagne. Comme tout les romantiques il y a le crépuscule, les clochers, des monts.
Cependant il trouve une issue car il commence à trouver le sens de sa vie : l’aventure. En effet, l’aventure est le thème principal de ce poème. Elle est très présente dans la deuxième strophe, nous retrouvons un champ lexical de la montagne « sommet » « clochers » « lacs » « champs blonds » mais nous n’avons pas de réelles indications sur sa destination. Le poème est comme une musique elle traduit l’action les sentiments et la mélancolie avec des mots sonore comme « noirs » et « soirs ». Il change de direction «grelots du départ » « En route » V12 et13. Le mot grelots a plusieurs signification on peux penser a un grelot d’un troupeau, de la porte ou du signal du départ.
L’aventure est le sens de sa vie, la découverte de nouveaux horizons comme dans les deux poèmes de Rimbaud (Sensation) et de Valéry (Le cimetière marin). Au début du poème, il part sans objectifs « sans but » mais, il en cherche un et il n’abandonne pas « d’après mont ». Même dans la difficulté, il s’accroche. Il se met au même niveau de la nature. Nous le voyons grâce à la personnification de la nature « me parlent »V.7 il veut du changement « trop tôt quittés ». Il y a un espoir dans la troisième strophe, avec l’antithèse « limpides » et « brouillard », comme si l’espoir reprenait le dessus. De plus son espoir est justifié avec son enthousiasme que nous retrouvons au milieu du poème jusqu’à la fin : « vite, vite »V.8. L’espoir souligné avec l’antithèse de la troisième strophe s’amplifie au vers 11 « rythme de l’l’allure » son enthousiasme s’intensifie.
L’existence du tzigane ressemble a celle du poète car ils imaginent de nouveaux chemins, ce sont des hommes libres et des éternel voyageurs. Tout au long du poème, Cros donne à son existence de l’espoir qui est justifié par son enthousiasme que nous retrouvons tout au long de son aventure.
Comme ouverture du sujet j’ai pensé a l’albatros de Charles Baudelaire car l’albatros est libre, il n’a pas de projets n’étant jamais au même endroit.
Merci
Tu aurais dû continuer sur le même fil sinon comment voir les modifications dans ton travail ?
Le poème que nous allons étudier est intitulée tsigane. Il est issu du Coffret de Santal de Charles Cros parus en 1879. Il évoque le symbolisme en personnifiant la nature et en faisant recours aux symboles et les images permettent de saisir une réalité dissimulée. Le titre du poème s’intitule « Tzigane » ce mot nous fait penser au voyage, à la découverte qui donne une sensation de liberté. Ce poème est un sonnet.
La question que nous allons nous allons nous poser est en quoi l’existence du tzigane ressemble à celle du poète ?
Nous nous concentrons dans une première partie à la solitude avant de nous intéresser dans une seconde partie au sens de la vie qu’il a trouvé.
Suggestion :
Le poème
Tsigane fait partie du recueil
Le Coffret de santal écrit par Charles Cros et publié en 1879. Ce poète, souvent présenté comme un symboliste, propose, avec symboles et images, de découvrir une réalité dissimulée. Ce sonnet interroge le lecteur : le tzigane est-il le nomade qui prend la route ou bien une figure du poète, renouvelée ici par Charles Cros ? Nous étudierons d'abord … pour aborder ensuite …..