Charles Cros, Tsigane

Entraide scolaire

24 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut à tous,
je suis en 1re ES et pour la première fois on me demande de faire un commentaire de poésie ! mais le problème c'est que j'ai un peu de mal à comprendre le poème : "TSIGANE" de Charles Cros (vous connaissez ?) ! finalement c'est comme faire un commentaire de texte mais j'aimerais que l'on m'aide à comprendre ce poème, de quoi parle-t-il vraiment, pour que je puisse trouver un plan (déjà que je suis pas très doué pour ça !) merci de m'aider biz à tous

Tsigane
Dans la course effarée et sans but de ma vie
Dédaigneux des chemins déjà frayés, trop longs,
J'ai franchi d'âpres monts, d'insidieux vallons.
Ma trace avant longtemps n'y sera pas suivie.

Sur le haut des sommets que nul prudent n'envie,
Les fins clochers, les lacs, frais miroirs, les champs blonds
Me parlent des pays trop tôt quittés. Allons,
Vite ! vite ! en avant. L'inconnu m'y convie.

Devant moi, le brouillard recouvre les bois noirs.
La musique entendue en de limpides soirs
Résonne dans ma tête au rhythme de l'allure.

Le matin, je m'éveille aux grelots du départ,
En route ! Un vent nouveau baigne ma chevelure,
Et je vais, fier de n'être attendu nulle part.
Bonsoir Titepoupée,

Les rappels sont interdits : j'ai supprimé le tien.

Commence par te renseigner sur la vie des Tsiganes/Tziganes.
Ensuite analyse les procédés stylistiques de ce poème.
Reviens avec un travail plus fourni…

Ce travail ne présente pas de grandes difficultés.

Muriel
merci muriel, j'ai déja trouvé les figure de style et présenté le poeme mais je voulai juste que l'on m'aide et que l'on me donne des grandes idées de partie pour que je puisse les développé ensuite! merci
Alors dis-nous ce que tu as compris de ce poème…
Tsigane (Charles Cros)

Dans la course effarée et sans but de ma vie
Dédaigneux des chemins déjà frayés, trop longs,
J'ai franchi d'âpres monts, d'insidieux vallons.
Ma trace avant longtemps n'y sera pas suivie.

Sur le haut des sommets que nul prudent n'envie,
Les fins clochers, les lacs, frais miroirs, les champs blonds
Me parlent des pays trop tôt quittés. Allons,
Vite ! vite ! en avant. L'inconnu m'y convie.

Devant moi, le brouillard recouvre les bois noirs.
La musique entendue en de limpides soirs
Résonne dans ma tête au rhythme de l'allure.

Le matin, je m'éveille aux grelots du départ,
En route ! Un vent nouveau baigne ma chevelure,
Et je vais, fier de n'être attendu nulle part.
Commentaire de poème

Au XIXème siècle, la poésie occupe une place très importante dans la société. Le romantisme est le thème principal de cette poésie. La poésie peut aussi servir d’exprimer des opinions. Ce poème Tsigane, qui est un extrait du recueil Le coffret de Santal publié en 1873 est écrit par Charles Cros, scientifique, inventeur. Il est né en 1842 et mort en 1888. Il ne sera reconnu qu’après sa mort. Ce poème est composé de quartes strophes les deux premières étant des quatrains et les deux dernières étant des tercets. Les vers sont écrits en alexandrins. Les rimes des deux quatrains sont des rimes embrassées, tandis que les rimes du premier tercet sont des rimes suivies.
Dans ce poème Charles Cros se met en scène comme un aventurier, mais quelle image nous donne t-il de son existence ?
Nous nous concentrons dans une première partie à la solitude avant de nous intéresser dans une seconde partie au sens de la vie qu’il a trouvé.

La solitude qu’éprouve Charles Cros est clairement mise en évidence. Il passe après les autres. Il pense même qu’on ne le suivra pas, qu’on ne le cherchera pas « ma trace avant longtemps n’y sera pas suivie » V.4. Cette solitude est présente dès la première strophe est nous la retrouvons a la fin du poème « fière de n’être attendu nulle part » V.14, comme si on ne voulait pas de lui. En plus de cette solitude, nous retrouvons de la tristesse « course effarée sans but de ma vie V.1. Cette tristesse est implicite. Cros montre cette tristesse en précisant que sa course est troublée, comme s’il manquait quelque chose a sa vie. Nous retrouvons un champ lexical de désespoir « brouillard » « bois noirs »V9 et V10. Le brouillard recouvre les bois noirs. Dans ce sens nous avons l’impression qu’il n’y a pas d’issue. Le désespoir recouvre un désespoir déjà existant. Charles Cros reflète ici une image de solitude qui montre son désespoir.

Cependant il trouve une issue car il commence à trouver le sens de sa vie : l’aventure. En effet, l’aventure est le thème principal de ce poème. Elle est très présente dans la deuxième strophe, nous retrouvons un champ lexical de la montagne « sommet » « clochers » « lacs » « champs blonds » mais nous n’avons pas de réelles indications sur sa destination. Il change de direction «grelots du départ » « En route » V12 et13. L’aventure est le sens de sa vie, la découverte de nouveaux horizons. Cette aventure lui donne une lueur d’espoir. Au début du poème, il part sans objectifs « sans but » mais, il en cherche un et il n’abandonne pas « d’après mont ». Même dans la difficulté, il s’accroche. Il se met au même niveau de la nature. Nous le voyons grâce à la personnification de la nature « me parlent »V.7 il veut du changement « trop tôt quittés ». Il y a un espoir dans la troisième strophe, avec l’antithèse « limpides » et « brouillard », comme si l’espoir reprenait le dessus. De plus son espoir est justifié avec son enthousiasme que nous retrouvons au milieu du poème jusqu’à la fin : « vite, vite »V.8. L’espoir souligné avec l’antithèse de la troisième strophe s’amplifie au vers 11 « rythme de l’l’allure » son enthousiasme s’intensifie.

Tout au long du poème, Cros donne à son existence de l’espoir qui est justifié par son enthousiasme que nous retrouvons tout au long de son aventure. Le sens de sa vie, l’image de sa vie est alors trouvée.
Bonsoir.

Qu'est ce qu'un Tsigane ? C'est un Tsigane que le poète fait parler…
Figure du poète. Le poète est un nomade.
Bonjour, j'ai fais ce commentaire dans le cadre d'un soutien scolaire et à présent j'aimerais savoir votre avis et me donner des conseils pour améliorer mon commentaire et voir s'il est possible de faire une meilleur version.
Commentaire de poème

Au XIXème siècle, la poésie occupe une place très importante dans la société. Le romantisme est le thème principal de cette poésie. La poésie peut aussi servir d’exprimer des opinions. Ce poème Tsigane, qui est un extrait du recueil Le coffret de Santal publié en 1873 est écrit par Charles Cros, scientifique, inventeur. Il est né en 1842 et mort en 1888. Il ne sera reconnu qu’après sa mort. Ce poème est composé de quartes strophes les deux premières étant des quatrains et les deux dernières étant des tercets. Les vers sont écrits en alexandrins. Les rimes des deux quatrains sont des rimes embrassées, tandis que les rimes du premier tercet sont des rimes suivies.
Dans ce poème Charles Cros se met en scène comme un aventurier, mais quelle image nous donne t-il de son existence ?
Nous nous concentrons dans une première partie à la solitude avant de nous intéresser dans une seconde partie au sens de la vie qu’il a trouvé.

La solitude qu’éprouve Charles Cros est clairement mise en évidence. Il passe après les autres. Il pense même qu’on ne le suivra pas, qu’on ne le cherchera pas « ma trace avant longtemps n’y sera pas suivie » V.4. Cette solitude est présente dès la première strophe est nous la retrouvons a la fin du poème « fière de n’être attendu nulle part » V.14, comme si on ne voulait pas de lui. En plus de cette solitude, nous retrouvons de la tristesse « course effarée sans but de ma vie V.1. Cette tristesse est implicite. Cros montre cette tristesse en précisant que sa course est troublée, comme s’il manquait quelque chose a sa vie. Nous retrouvons un champ lexical de désespoir « brouillard » « bois noirs »V9 et V10. Le brouillard recouvre les bois noirs. Dans ce sens nous avons l’impression qu’il n’y a pas d’issue. Le désespoir recouvre un désespoir déjà existant. Charles Cros reflète ici une image de solitude qui montre son désespoir.

Cependant il trouve une issue car il commence à trouver le sens de sa vie : l’aventure. En effet, l’aventure est le thème principal de ce poème. Elle est très présente dans la deuxième strophe, nous retrouvons un champ lexical de la montagne « sommet » « clochers » « lacs » « champs blonds » mais nous n’avons pas de réelles indications sur sa destination. Il change de direction «grelots du départ » « En route » V12 et13. L’aventure est le sens de sa vie, la découverte de nouveaux horizons. Cette aventure lui donne une lueur d’espoir. Au début du poème, il part sans objectifs « sans but » mais, il en cherche un et il n’abandonne pas « d’après mont ». Même dans la difficulté, il s’accroche. Il se met au même niveau de la nature. Nous le voyons grâce à la personnification de la nature « me parlent »V.7 il veut du changement « trop tôt quittés ». Il y a un espoir dans la troisième strophe, avec l’antithèse « limpides » et « brouillard », comme si l’espoir reprenait le dessus. De plus son espoir est justifié avec son enthousiasme que nous retrouvons au milieu du poème jusqu’à la fin : « vite, vite »V.8. L’espoir souligné avec l’antithèse de la troisième strophe s’amplifie au vers 11 « rythme de l’l’allure » son enthousiasme s’intensifie.

Tout au long du poème, Cros donne à son existence de l’espoir qui est justifié par son enthousiasme que nous retrouvons tout au long de son aventure. Le sens de sa vie, l’image de sa vie est alors trouvée.
Merci
Il fallait continuer sur l'autre fil.

Dans l'introduction, il est maladroit de parler de la forme avec les détails. Il suffit de parler de sonnet.
Pourquoi parler de romantisme. ? On classe Charles Cros dans le mouvement symboliste.

La formulation de la problématique ne montre pas suffisamment la tension dans ce poème et annonce mal le plan même si celui que tu proposes est cohérent.
Il me semble que tu ne mets pas assez en évidence que le tsigane est une figure du poète. Il aurait été intéressant d'évoquer l'idée de nomade, de passager. Le poète n'est un personnage bourgeois installé. Sa vie est faite d'errances poétiques, de découvertes.

En ouverture, on peut penser à L' Albatros de Baudelaire.
Je ne suis pas spécialiste en commentaire mais "Vite, vite" pourrait être assimilé à l'empressement et à une course "effarée" (un effroi mêlé de surprise) vers l'inconnu.
L'expression "grelots du départ" m'a intrigué un peu :
le grelot désigne une petite boule de métal faisant du bruit quand on l'agite. Par analogie, grelotter est devenu en argot un synonyme du mot trembler et avoir les grelots signifie trembler de peur, avoir peur.
Collier des chevaux avec grelots ?
C'est le vers 12 du poème "Tsigane".
Je sais.
Je suggère une interprétation pour "grelots". Les chevaux prêts à tirer la roulotte agitent les grelots.
En effet, c'est possible. Mais le brouillard peut traduire aussi la peur de l'inconnu du moins j'ai cette impression, même si dans le derniers vers le tsigane s'en va "fier de n’être attendu nulle part".
Sinon, pour la problématique, je propose si cela ne dérange pas : en quoi l'existence du tsigane ressemble à celle du poète ?
Peur, je ne crois, pas ; plutôt hâte fiévreuse et exaltée d'arriver aux bords de l'inconnu…

Le thème du vent est important ; cf. Rimbaud (Sensation) :

Je laisserai le vent baigner ma tête nue

et Valéry (Le cimetière marin), dans un esprit différent il est vrai :

Le vent se lève !… il faut tenter de vivre !
D'accord @Yvain !
Le tsigane ressemble au poète dans la mesure où il erre sans cesse à la recherche d'une stabilité éphémère. Le tsigane a longtemps été la figure de l’être rejeté par la société, principalement en Europe, en raison de son inaptitude entre autres à vouloir s’installer.
Il s'agit d'abord d'une demande de Phiilippe-Chevalier qui demande des avis à propos de son travail.
Oui, mais c'est rare qu'un poème attire mon attention 😉
Bonne continuation dans ton travail @Phillippe-chevalier !
Bonjour à tous,

Je me permets d'intervenir pour préciser que Philippe-Chevalier est un élève que j'aide actuellement en français. Nous nous réunissons régulièrement pour le préparer à son bac de Première.

Je lui ai donc demandé d'écrire ce message sur le forum pour porter à votre attention ce commentaire qu'il avait fait sans mon aide.

Nous avons déjà eu l'occasion de faire plusieurs commentaires de poèmes et romans, celui-ci était donc un devoir maison que je lui avais demandé.

Tout d'abord, merci pour vos retours. J'aimerais à présent revenir sur certains points qui me paraissent cruciaux pour poursuivre l'amélioration du commentaire.
La formulation de la problématique ne montre pas suffisamment la tension dans ce poème et annonce mal le plan même si celui que tu proposes est cohérent.
Je suis d'accord avec vous Floréale : la problématique mériterait davantage de profondeur. En revanche vous pointez du doigt l'apparente cohérence du texte, caractéristique sur laquelle j'avais expressément demandé à P.C de travailler.

Cette remarque extérieure est positive, mais dénote qu'il faut encore travailler la problématique. Comment envisageriez-vous une meilleure formulation ?

Au regard de ce qu'ont déjà répondu certains utilisateurs, j'avais par exemple pensé à rédiger la problématique suivante : "Ici, la composition du sonnet interroge. La figure du poète vient se mêler au croisement des rîmes, de l'espoir de l'aventure et de l'attrait pour l'inconnu. Cela amène le lecteur à s'interroger sur l'esprit de découverte que le poète souhaite refléter. Quelle figure ce dernier cherche-t-il à incarner ?"

Et de là l'annonce du plan, qui viendrait effectivement, dans le cadre d'une correction, prendre davantage de lignes.

Pour ceux qui me connaissent vous savez que je suis étudiant dans une école, et également un ancien khâgneux. J'organise actuellement plusieurs cours de soutien et aimerais avoir vos retours pour ne pas limiter l'apprentissage de mes élèves à mes compétences uniquement, mais aussi à celles des gens pour qui la littérature est leur domaine de profession.

Si vous pouviez continuer à épauler notre lecture du texte cela nous aiderait grandement, et je vous en remercierais infiniment.
Avec toutes mes excuses, mais je ne sais pas si une "problématique" ainsi formulée aidera beaucoup l'élève qui risque de se perdre dans la recherche de ce qu'elle signifie au lieu de considérer le poème.

Il faut aller au plus simple, ne trouvez-vous pas ?