Anthologie poétique sur le thème du soleil

Entraide scolaire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour bonjour,
je suis en première S, et je dois faire une anthologie sur le soleil pour la rentrée, mais sans préface. Les poèmes sur le soleil sont extrêmement nombreux sur le net, mais je n'en trouve aucun d'auteurs connus !

si quelqu'un pouvait m'aider ça me sortirait d'un calvaire… (ma mère me tanne pour que je finisse rapidement et je n'ai rien.. :S)!

merci d'avance !
Bonjour c.limero,

Tu peux regarder les poèmes sur les soleils levants, les soleils couchants, les couchers romantiques, les soleils au zénith, etc. C'est intéressant comme sujet ! Alors, je cherche si j'en connais quelques uns…

Ah ! oui….
Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.

La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.

Et d'étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants, sur les grèves,
Fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
A de grands soleils
Couchants sur les grèves.

Paul VERLAINE (1844-1896)
(Recueil : Poèmes saturniens)
Ou, "l'hymne au soleil" de Rostand :
Je t'adore, Soleil ! ô toi dont la lumière,
Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel,
Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière,
Se divise et demeure entière
Ainsi que l'amour maternel !

Je te chante, et tu peux m'accepter pour ton prêtre,
Toi qui viens dans la cuve où trempe un savon bleu
Et qui choisis, souvent, quand tu veux disparaître,
L'humble vitre d'une fenêtre
Pour lancer ton dernier adieu !

Tu fais tourner les tournesols du presbytère,
Luire le frère d'or que j'ai sur le clocher,
Et quand, par les tilleuls, tu viens avec mystère,
Tu fais bouger des ronds par terre
Si beaux qu'on n'ose plus marcher !

Gloire à toi sur les prés! Gloire à toi dans les vignes !
Sois béni parmi l'herbe et contre les portails !
Dans les yeux des lézards et sur l'aile des cygnes !
Ô toi qui fais les grandes lignes
Et qui fais les petits détails!

C'est toi qui, découpant la soeur jumelle et sombre
Qui se couche et s'allonge au pied de ce qui luit,
De tout ce qui nous charme as su doubler le nombre,
A chaque objet donnant une ombre
Souvent plus charmante que lui !

Je t'adore, Soleil ! Tu mets dans l'air des roses,
Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson !
Tu prends un arbre obscur et tu l'apothéoses !
Ô Soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont !
Ou encore Baudelaire :

"Le coucher du soleil romantique"
Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite…
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.
Voilà, il y en a encore : à toi de trouver ! J'espère t'avoir aidé un peu tout de même !

🆒

Bonjour C.

Edmond Rostand sera-t-il assez connu pour ton anthologie ?

Je pense à cette extraordinaire tirade, cette ode au Soleil, située vers la fin de [b][i]Chantecler[/i][/b] : [quote]« Flambe, illumine, embrase !
[…]
Toi sans qui les choses ne seraient que ce qu'elles sont. »[/quote]
(je cite de mémoire).

Je n'ai pas réussi à trouver le texte sur la Toile (je suis un piètre motoriste), mais il existe en poche chez [url=https://www.amazon.fr?&linkCode=ll2&tag=bac0805-21&linkId=8652ad7ff8292fdc1bb601c792c0312e&language=fr_FR&ref_=as_li_ss_tl/Edmond-Rostand/e/B000APAA3C/ref=dp_byline_cont_book_1]Garnier-Flammarion[/url] (investissement minime pour plaisir grand).

[b][u]P.S.[/u][/b] Ah ah ! je n'avais point vu que Mozart m'avait grillé (au soleil) : ça fait un plaisir immense de relire ce texte.

En y repensant, tu as aussi Harmonie du soir (Baudelaire).

Tant que j'y suis, je recherche depuis longtemps un poème dont je ne me souviens que du dernier vers (crois-je) : « Le long cyprès d'or du soleil.».
Si tu le retrouves, je suis preneur (je le situe dans le Parnasse, mais sans garantie).

D'avance merci !
cool! merci beaucoup, sa m'aide même si je dois encore chercher, c'est déjà une grande part de mes 10 poemes (arg c'est trop :S) a rassembler!

ah que ferais-je sans internet, et les poetes au grand coeur!
L'orbe d'or

L'orbe d'or du soleil tombé des cieux sans bornes
S'enfonce avec lenteur dans l'immobile mer,
Et pour suprême adieu baigne d'un rose éclair
Le givre qui pétille à la cime des mornes.

En un mélancolique et languissant soupir,
Le vent des hauts, le long des ravins emplis d'ombres,
Agite doucement les tamariniers sombres
Où les oiseaux siffleurs viennent de s'assoupir.

Parmi les caféiers et les cannes mûries,
Les effluves du sol, comme d'un encensoir,
S'exhalent en mêlant dans le souffle du soir
A l'arome des bois l'odeur des sucreries.

Une étoile jaillit du bleu noir de la nuit,
Toute vive, et palpite en sa blancheur de perle ;
Puis la mer des soleils et des mondes déferle
Et flambe sur les flots que sa gloire éblouit.

Et l'âme, qui contemple, et soi-même s'oublie
Dans la splendide paix du silence divin,
Sans regrets ni désirs, sachant que tout est vain,
En un rêve éternel s'abîme ensevelie.

Charles-Marie Leconte de Lisle
Bonsoir,

Il y aurait aussi "L'Hymne au Soleil" d'Akhénaton…

(Mais… est-ce de la poésie ? est-ce accepté ? (pas très loin de Rostand pourtant…))
Tu te lèves beau dans l'horizon du ciel,
Soleil vivant, qui vis depuis l'origine.
Tu resplendis dans l'horizon de l'Est,
Tu as rempli tout pays de ta beauté.
Tu es beau, grand, brillant. Tu t'élèves au dessus de tout pays.
Tes rayons embrassent les pays, jusqu'aux confins de ta création.
Toi qui es Rê, tu les soumets tout entiers,
Les liants tous pour ton fils aimé.
Tu es loin, mais tes rayons sont sur la terre.
Tu es sur le visage des hommes, et l'on ne connaît pas tes venues.
Quand tu reposes à l'Occident, sous l'horizon, tu illumines, toi le soleil ;
Dans le jour tu chasses le noir lorsque tu donnes tes rayons.
Les Deux Pays s'éveillent en fête, les hommes se lèvent sur leurs pieds,
A cause de toi, ils lavent leurs corps, prennent leurs vêtements ;
Leurs bras s'ouvrent pour adorer ton lever,
La terre entière fait son ouvrage…
Tu développes le germe dans les femmes
Et de la semence fais des hommes,
Entretenant le fils dans le sein de sa mère,
Et l'apaisant pour qu'il ne pleure pas ;
Nourrice dans le sein,
Tu donnes à ce que tu crées le souffle qui l'anime.
Quand l'enfant sort du sein… le jour de sa naissance,
Tu ouvres sa bouche et tu pourvois à ses besoins…
Combien nombreuses sont tes oeuvres, mystérieuses à nos yeux !
Seul dieu, toi qui n'as pas de semblable,
Tu as créé la terre selon ton coeur, alors que tu étais seul,
Les hommes, toutes les bêtes domestiques et sauvages,
Tout ce qui est sur la terre et marche sur ses pieds,
Tout ce qui est dans le ciel et vole de ses ailes ;
Les pays étrangers, Syrie et Nubie, et la terre d'Egypte,
Tu as mis chaque homme à sa place
Et tu pourvois à leurs besoins.
A chacun sa provende et son temps de vie.
Leurs langues sont diverses en paroles,
Leurs caractères aussi et leur teint diffère ;
Tu as distingué les contrées.
Tu crées le Nil débordant des Enfer et le fais surgir par amour
Pour que vivent les habitants, puisque tu les as faits pour toi,
Tous les pays lointains, tu les fais vivre,
Tu leur as donné un Nil qui déborde du ciel
Pour descendre sur eux, battre les coteaux de ses ondées
Et arroser leurs champs entre leurs villages.
Tu es seul à resplendir sous tes aspects de soleil vivant ;
Que tu apparaisses à peine ou que tu sois au comble de l'éclat,
Que tu sois loin ou te rapproches,
Tu as créé des millions de formes de toi seul,
Villes et villages, les champs, les chemins et le fleuve…
Les êtres de la terre se forment sous ta main comme tu les as voulus.
Tu resplendis, et ils vivent ; tu te couches et ils meurent.
Toi, tu as la durée de la vie par toi-même, on vit de toi.
Les yeux sont sur ta beauté jusqu'à ce que tu te couches.
Depuis que tu as fondé la terre, tu les élèves pour ton fils,
Issu de ta chair, le roi des deux Egyptes.

Extrait de l'Hymne au soleil d'Akhénaton
Muriel
Bonjour,

Tu pourrais aller voir cette discussion sur un sonnet de du Bellay :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/707-du-bellay-lolive-deja-la-nuit-en-son-parc.html

De même tu pourrais faire une recherche sur la poésie solaire du "grand siècle", celui de Louis XIV, le Roi-soleil, avec des mots comme Apollon, Phébus… Pense que Versailles est le palais du Soleil et des eaux nymphales.
décidément ce site va finir par avoir sa propre anthlologie sur le soleil!

merci beaucoup vous m'etes d'une grande aide!
croyez vous que la prof de français acceptera un rappeur dans une séquence sur la poésie?
N'hésite pas ! si c'est dans le thème 🙂
(euh tu penses à quel poème)