Sartre, Les Mouches - Dénouement

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, voila je voudrais vous faire voir mon plan pour la tirade de Electre du livre les mouches de Sartre:
Voici le texte:
Oreste, s'est dressé.
Vous voilà donc, mes sujets très fidèles ! Je suis Oreste, votre roi, le fils d'Agamemnon, et ce jour est le jour de mon couronnement.
La foule gronde, décontenancée.
Vous ne criez plus ? (La foule se tait ). Je sais : je vous fais peur. Il y a quinze ans, jour pour jour, un autre meurtrier s'est dressé devant vous, il avait des gants rouges jusqu'au coude, des gants de sang, et vous n'avez pas eu peur de lui car vous avez lu dans ses yeux qu'il était des vêtres et qu'il n'avait pas le courage de ses actes. Un crime que son auteur ne peut supporter, ce n'est plus le crime de personne, n'est-ce pas ? C'est presque un accident. Vous avez accueilli le criminel comme votre roi, et le vieux crime s'est mis à rôder entre les murs de la ville, en gémissant doucement, comme un chien qui a perdu son maître. Vous me regardez, gens d'Argos, vous avez compris que mon crime est bien à moi; je le revendique à la face du soleil, il est ma raison de vivre et mon orgueil, vous ne pouvez ni me châtier ni me plaindre, et c'est pourquoi je vous fais peur. Et pourtant, ô mes hommes, je vous aime, et c'est pour vous que j'ai tué. Pour vous. J'étais venu réclamer mon royaume et vous m'avez repoussé parce que je n'étais pas des vôtres. A présent, je suis des vôtres, ô mes sujets, nous sommes liés par le sang, et je mérite d'être votre roi. Vos fautes et vos remords, vos angoisses nocturnes, le crime d'Egisthe, tout est à moi, je prends tout sur moi. Ne craignez plus vos morts, ce sont mes morts.Et voyez : vos mouches fidèles vous ont quitté pour moi. Mais n'ayez crainte, gens d'Argos : je ne m'assiérai pas, tout sanglant , sur le trône de ma victime : un Dieu me l'a offert et j'ai dit non. Je veux être un roi sans terre et sans sujets. Adieu, mes hommes, tentez de vivre : tout est neuf ici, tout est à commencer. Pour moi aussi la vie commence. Une étrange vie. Ecoutez encore ceci : un été, Scyros fut infestée par les rats. C'était une horrible lèpre, ils rongeaient tout; les habitants de la ville crurent en mourir. Mais un jour, vint un joueur de flûte. Il se dressa au coeur de la ville - comme ceci. (Il se met debout ) Il se mit à jouer de la flûte et tous les rats vinrent se presser autour de lui. Puis il se mit en marche à longues enjambées, comme ceci (il descend du piédestal), en criant aux gens de Scyros : «Ecartez-vous!» (La foule s'écarte.) Et tous les rats dressèrent la tête en hésitant &emdash; comme font les mouches. Regardez ! Regardez les mouches ! Et puis tout d'un coup ils se précipitèrent sur ses traces. Et le joueur de flûte avec ses rats disparut pour toujours. Comme ceci.
Il sort; les Erinnyes se jettent en hurlant derrière lui.
Voici mon plan:

I. La credulite du peuple

A. Un peuple naïf
- discours judiciaire par anamorphose, il accuse ke peuple d'avoir soutenue Egiste

B-
-présente Egisthe comme une personne qui n'assume pas ses actes
-Si Egisthe n’assume pas ses actes, le peuple non plus car l'être dépend de l'autre

II. La conscience d'un homme libre

A. Prise de liberté
- Oreste assume ses actes, grâce à son meutre il a trouve un son vie
- préféré la raison= champ lexical de la raison, Oreste arrive à l’état de science
-par son crime il d’affranchie du pouvoir divin--> "Vous ne criez plus", donne un ordre implicite

B. Détachement du peuple

- Par son acte, il engage le peuple tout entier--> " Tentez de vivre"
-Ne donne plus d'autres consignes, car le peuple est devenu libres donc ils n'ont plus d'attache terrestre

Je trouve mon plan super court et pas assez developper pourriez vous m'aider?
Merci par avance 🙂
Vous traitez cette tirade comme s'il s'agissait de l'authentique discours d'un homme politique, et vous en rapportez tous les effets à l'intention d'Oreste.
Il faut lire cette tirade comme une création littéraire, un texte dramatique, relevant du théâtre engagé. Théâtre engagé d'un point de vue philosophique, et d'un point de vue politique : il ne faut pas perdre de vue que la pièce a été créée sous l'Occupation. La censure allemande n'a rien trouvé à y redire, mais on peut voir des allusions à la situation politique : le pouvoir tombé aux mains d'un usurpateur (le maréchal Pétain), le libérateur venu d'ailleurs (un Résistant mandaté par Londres), l'attentisme du peuple (Sartre ne s'est pas engagé dans la Résistance).
On peut aussi relever les multiples allusions littéraires : ce texte est la réécriture d'une réécriture. La légende a été traitée par Eschyle, Sophocle et Euripide, et nous avons conservé ces trois versions, et les Modernes l'ont reprise à leur tour. La version de Giraudoux, Electre, étant la plus récente.
No seulement Sartre, helléniste comme tous les Normaliens, réécrit la légende grecque, mais aussi il se souvient de Lorenzaccio :
mon crime est bien à moi; je le revendique à la face du soleil, il est ma raison de vivre et mon orgueil, vous ne pouvez ni me châtier ni me plaindre.
Il n'ignore pas non plus la légende allemande du joueur de flûte de Hameln, qu'il contamine avec la peste qui sévit à Thèbes par suite du crime d'Oedipe. La peste, c'est aussi une allusion à l'Occupation…

Après avoir mis en lumière ces allusions littéraires et politiques, il est bon de se demander quelle est la fonction dramaturgique de cette tirade. S'il m'en souvient bien, elle conclut la pièce. Quelles sont donc les caractéristiques de ce dénouement ?
Ensuite, vous pouvez mettre en évidence le caractère démagogique de la tirade d'Oreste, selon votre plan qui forme une dernière partie.
Merci vous m'avez vraiment éclairée sur ce texte je n'avais pas penser à faire l'allusion à l'occupation. Donc pensez vous que je pourrais faire ce plan?
I. La théâtralisation du discours
II. Egisthe libérateur du peuple
III. Une tirade engagée
Juste un nota bene, il me semble que le nom du conte est Le joueur de flûte de Hamelin
manchita15 a écrit :Merci vous m'avez vraiment éclairée sur ce texte je n'avais pas penser à faire l'allusion à l'occupation. Donc pensez vous que je pourrais faire ce plan?
I. La théâtralisation du discours
II. Egisthe libérateur du peuple
III. Une tirade engagée
Théâtraliser le discours ? Cela ne veut rien dire du tout ! Nous sommes au théâtre, où toute parole est théâtralisée, par hypothèse. De plus, depuis la rhétorique antique, tout discours est dramatique. La technique de l'orateur est celle de l'acteur, et il construit son discours comme une pièce.
Ce discours se nomme une tirade. Déterminez la fonction de cette tirade-ci.

Egisthe libérateur ? Pour Clytemnestre, sans aucun doute : il l'a libérée d'Agamemnon, qui avait tué sa fille, et ils ont été très heureux ensemble. Mais Electre vivait cette situation comme une usurpation, et Oreste et Electre y ont mis fin.

Une tirade engagée : dans une pièce engagée, tout est engagé…


Votre plan ne fait aucune place aux échos littéraires, pourtant nombreux. Mettez-les en évidence.
Titania :
Juste un nota bene, il me semble que le nom du conte est Le joueur de flûte de Hamelin
En français. J'ai voulu faire genre, et donner le nom allemand de la ville :

Der Rattenfänger von Hameln , tel est le titre allemand.
Bonjour, voila je voudrais vous faire voir mon plan pour la tirade de Electre du livre les mouches de Sartre:
Voici le texte:
"ELECTRE, portant une caisse, s'approche sans les voir de la statue de Jupiter.

Ordure ! Tu peux me regarder, va ! avec tes yeux ronds dans ta face barbouillée de jus de framboise, tu ne me fais pas peur. Dis, elles sont venues, ce matin, les saintes femmes, les vieilles toupies en robe noire. Elles ont fait craquer leurs gros souliers autour de toi. Tu étais content, hein, croquemitaine, tu les aimes, les vieilles ; plus elles ressemblent à des mortes et plus tu les aimes. Elles ont répandu à tes pieds leurs vins les plus précieux parce que c'est ta fête, et des relents moisis montaient de leurs jupes à ton nez ; tes narines sont encore chatouillées de ce parfum délectable. (Se frottant à lui.) Eh bien, sens-moi, à présent, sens mon odeur de chair fraîche. Je suis jeune, moi, je suis vivante, ça doit te faire horreur. Moi aussi, je viens te faire mes offrandes pendant que toute la ville est en prière. Tiens : voilà des épluchures et toute la cendre du foyer, et de vieux bouts de viande grouillants de vers, et un morceau de pain souillé, dont nos porcs n'ont pas voulu, elles aimeront ça, tes mouches. Bonne fête, va, bonne fête, et souhaitons que ce soit la dernière. Je ne suis pas bien forte et je ne peux te flanquer par terre. Je peux te cracher dessus, c'est tout ce que je peux faire. Mais il viendra, celui que j'attends, avec sa grande épée. Il te regardera en rigolant, comme ça, les mains sur les hanches et renversé en arrière. Et puis il tirera son sabre et il te fendra de haut en bas, comme ça ! Alors les deux moitiés de Jupiter dégringoleront, l'une à gauche, l'autre à droite, et tout le monde verra qu'il est en bois blanc. Il est en bois tout blanc, le dieu des morts."
Voici mon plan:

I.L'affirmation d'Electre

A. La violence d'Electre

- didascalies
-exclamation
--> rendent la tirade vivante

B. Le haut degré pris

- catharisme

II. Le rejet de la religion

A La vehemence des apostrophe

- apostrophe à juspiter "ordure"
- emploi des termes vulgaires "ordure" et "croque mitaine"

B. Une liberté exaltée

- blasphème en l'insultant elle fait preuve d'hybris
- rejet de la fatalité

III. Un réquisitoire

--> double énonciation, Sartre qui patle a travers Electre
il défend une philosophie d’athée, selon Sartre on est libre quand on n'a pas d'attache terrestre


Je trouve mon plan super court et pas assez developper pourriez vous m'aider?
Merci par avance 🙂
De l'aide ? Demandez-la à ceux qui ont effacé les messages mis en ligne.
Les messages de la première discussion ne sont pas effacés. Je déplace d'ailleurs cette discussion-ci à la suite de la première…
III. Un réquisitoire

--> double énonciation, Sartre qui patle a travers Electre
Je vous signale que cette tirade est prononcée par Oreste.

Double énonciation, cela s'impose quand on étudie un texte dramatique.
Ici, cependant, il y a triple énonciation :
niveau 1, les propos attribués au personnage, en cohérence avec l'intrigue : le dramaturge lui fait dire ce qu'une personne dans sa situation est censée dire, pour créer une interaction avec les autres actants ;
niveau 2, la partie des propos destinée directement au public, pour l'informer de la marche de l'action, au besoin en énonçant des points déjà connus des autres actants ;
niveau 3, que vous relevez ici, les propos hors intrigue, destinés au public sans réel rapport avec l'action.

Démêlez donc ces différents niveaux dans la tirade d'Oreste, c'est une bonne piste.
Bonjour cela va pour le premiere sujet ou le deuxieme texte ?car l'administrateur a mis les 2 sujet à la suite.

Pouvez vous plus approfondir car je ne comprend pas trop là

niveau 2, la partie des propos destinée directement au public, pour l'informer de la marche de l'action, au besoin en énonçant des points déjà connus des autres actants ;
niveau 3, que vous relevez ici, les propos hors intrigue, destinés au public sans réel rapport avec l'action.
Mea culpa ! Dans tout ce méli-mélo, je n'avais pas vu que vous parliez de deux tirades, l'une (Electre) formant exposition, l'autre (Oreste) formant dénouement.

La double énonciation ?
Je prends un exemple élémentaire :
un personnage entre en scène, un parapluie à la main et déclare : il pleut…
Au niveau 1, la phrase produit un effet de réel, le personnage dit ce que l'on dit quand on a un parapluie en main ;
niveau 2, la phrase informe le public sur ce qui se passe hors-scène.
Pour cet exemple, je ne vois pas de troisième niveau, il est trop simpliste.
d'accord, et pour la deuxieme tireade d'Electre est ce que je pourrais faire un rapport avec un autre texte ou avec un contexte? J'avais pensée qu'on pouvait la comparé à une resistante, non?
Résistante ? Oui, comme l'Antigone d'Anouilh, sa contemporaine.
Athée militante aussi : le dieu est en bois blanc.
Vous pouvez aussi signaler la transposition : chez Eschyle, chez Sophocle, chez Euripide les libations sont faites au tombeau d'Agamemnon, c'est sur ce tombeau qu'Electre et son frère jurent de venger leur père.

Car les rapprochements, ce n'est pas ce qui manque : avec les trois tragiques grecs, avec l'Electre de Giraudoux, et même avec les Bienveillantes, le controversé prix Gooncourt, qui est une réécriture de la trilogie d'Eschyle. Mais il faut l'avoir lu pour en parler.
oui merci , je crois que j'ai ces textes mais je les ai en lectures complémentaires donc on ne les a pas en entier on a très peu fait d'analyse

J'ai egalement une autre piste: alors pendant tout le debut on peut voir que Electre s'affirme mais en regardant de plus pres nous pouvons constatés qu'elle n'est pas si libre que cela car vers la fin nous pouvons voir qu'elle s'efface pour laissé le pronom personnel de la deuxieme personne.
Ce n'est pas très clair, cela…
Tout le début : le début de la pièce, ou le début de la tirade ?
Le pronom personnel de la seconde personne, un effacement ? Celui dit tu mène le jeu, ce n'est pas une preuve d'effacement !
Toute la tirade est à la seconde personne : c'est une parodie de prière, une prière blasphématoire, preuve de la liberté d'esprit d'Electre.
Je vous parle de la tirade où elle s'affirme, on peut voir que quand elle parle elle dit "je" mais quand elle parle de la personne qui va venir la venger et emploi et pronom "tu" ce qui selon moi montre qu'elle n'est pas si libre que ça et que son affirmation tombe en piece par rapport à sa libation faite à la statue.

Regardez:

" Mais il viendra, celui que j'attends, avec sa grande épée. Il te regardera en rigolant, comme ça, les mains sur les hanches et renversé en arrière. Et puis il tirera son sabre et il te fendra de haut en bas, comme ça ! Alors les deux moitiés de Jupiter dégringoleront, l'une à gauche, l'autre à droite, et tout le monde verra qu'il est en bois blanc. Il est en bois tout blanc, le dieu des morts."

On peux voir qu'elle utilise la deuxième personne



Donc voici le plan que je propose:

I. Une prière revisité

- libations en opposition avec les libations traditionnelles car décalage, emploi du registre familier qui suscite le rire--> Parodie
cependant pour que cette priere soit comprise elle soit supposée la complicité culturelel du lecteur

II. L'affirmation d'Electre

A. Le haut degré pris

-exclamations temoignent de sa colere
-disascalies outrgieuses envers Jupiter
-cathersisme

B. Rejet de la religion

-Apostrophe à Jupiter "Ordure", baspheme, fait preuve d'hybris et sort de son rang
-emploi de termes vulguaires: "ordure" et "croquemitaine"
-rejet de la fatalité
-resistante militante, elle s'oppose à la religion

III. Un requisitoire

- double enonciation--> Sartre qui parle à travers Elctre
Selon Sartre on est libre quand on n'a pas d'attache terrestre "je suis ma liberté"
--> philosophe athée

Ouverture: Comparaison à Antigone
manchita15 a écrit :Je vous parle de la tirade où elle s'affirme, on peut voir que quand elle parle elle dit "je" mais quand elle parle de la personne qui va venir la venger et emploi et pronom "tu" ce qui selon moi montre qu'elle n'est pas si libre que ça et que son affirmation tombe en piece par rapport à sa libation faite à la statue.

Regardez:

" Mais il viendra, celui que j'attends, avec sa grande épée. Il te regardera en rigolant, comme ça, les mains sur les hanches et renversé en arrière. Et puis il tirera son sabre et il te fendra de haut en bas, comme ça ! Alors les deux moitiés de Jupiter dégringoleront, l'une à gauche, l'autre à droite, et tout le monde verra qu'il est en bois blanc. Il est en bois tout blanc, le dieu des morts."

On peux voir qu'elle utilise la deuxième personne
La seconde personne car elle s'adresse toujours à Jupiter.
Elle lui dit des horreurs, ce qui prouve bien sa liberté :
tout le monde verra qu'il est en bois blanc. Il est en bois tout blanc, le dieu des morts.
Etonnante de la part de Sartre, nous avons ici une référence biblique : c'est l'Ancien Testament qui souligne le fait que les dieux des autres peuples ne sont que morceaux de pierre ou de bois…




Donc voici le plan que je propose:

I. Une prière revisité

- libations en opposition avec les libations traditionnelles car décalage, emploi du registre familier qui suscite le rire--> Parodie
cependant pour que cette priere soit comprise elle soit supposée la complicité culturelel du lecteur
Ce ne sont pas des libations : les libations consistent à verser un liquide, du lait ou du vin, sur le sol, pour les dieux et les morts.
Il ne s'agit que d'offrandes, des offrandes dérisoires : les ordures ménagères… Mais ce ne sont pas des libations.
II. L'affirmation d'Electre

A. Le haut degré pris

-exclamations temoignent de sa colere
-disascalies outrgieuses envers Jupiter
-cathersisme
Cathersisme ? Je parviens à décoder vos fautes de frappe, mais là…
Sans doute voulez-vous parler de catharsis ? Développez en montrant ce qui est ici purgé.
B. Rejet de la religion

-Apostrophe à Jupiter "Ordure", baspheme, fait preuve d'hybris et sort de son rang
-emploi de termes vulguaires: "ordure" et "croquemitaine"
-rejet de la fatalité
-resistante militante, elle s'oppose à la religion
S'opposer à la religion, c'est ici de la révolte adolescente : Electre en veut à sa mère d'avoir assassiné Agamemnon (ce qui se comprend…), elle en veut à Egisthe d'avoir remplacé son père dans le lit de sa mère, elle en veut aux dieux qui ont, selon elle, laissé faire.
C'est de la résistance, mais au sens très large de résistance idélologique.
III. Un requisitoire

- double enonciation--> Sartre qui parle à travers Elctre.
Selon Sartre on est libre quand on n'a pas d'attache terrestre "je suis ma liberté"
--> philosophe athée

Ouverture: Comparaison à Antigone
Antigone ? que vient-elle faire ici, Antigone ? L'Antigone de Sophocle désobéit à Créon car la loi des dieux, qui exige d'ensevelir les morts, est supérieure à la loi des hommes qui ont voulu laisser ces morts sans sépulture. Celle d'Anouilh dit non, non à tout, mais elle n'exprime aucune révolte contre les dieux, si je me souviens bien.

Si vous voulez un rapprochement, tournez-vous vers la Bible, où les idoles paiennes sont méprisées et raillées, car les Juifs adorent un dieu unique.
Tournez-vous vers Lucrèce, poète et philosophe, qui pour illustrer le mal que la religion fait aux hommes narre… le sacrifice d'Iphigénie par Agamemnon. Oui, le sacrifice de la soeur ainée d'Electre, ce sacrifice que Clytemnestre n'a jamais pardonné.
Et enfin, et surtout, rapprochez du Diable et le Bon Dieu, la pièce où Sartre s'en prend directement au christianisme.

Quoi qu'il en soit, ne faites d'ouverture que vers des textes que vous avez lus, que vous connaissez à fond, et dont vous êtes à même de montrer en quoi ils sont proches de votre texte. Sinon, vous parlez en l'air…
Je viens de remarquer que je me suis tromper c'était de la 3 eme personne que je voulais parler, la 3 eme personne du singulier qui représente Oreste.
Elle fait preuve de catharsis car elle nous devoile ce qu'elle ressent envers Jupiter, elle se libère de ses pulsions.
Merci pour vos exemple d'ouverture je vais me renseigner.
Elle fait preuve de catharsis car elle nous devoile ce qu'elle ressent envers Jupiter, elle se libère de ses pulsions.
La catharsis purge (le sens premier est lavement…) de ses passions mauvaises le spectateur.
La tirade d'Electre est sans effet cathartique sur Electre.

Si elle passe à la troisème personne, c'est qu'elle parle d'Oreste qui est absent. Cela d'ailleurs peut être compris comme l'infantile : j'vais l'dire à ma mère, et tu verras ce qu'elle te passera…
Donc il n' y'a pas de catharsis car sur notre plan en classe nous avions mis ça….