L’emploi du conditionnel et du subjonctif

Langue française

28 réponses · Page 2 / 2

Au temps pour moi, j’ai encore commis une faute d’inattention, cela m’arrive souvent. :/

En vérité, j’aspire au français littéraire et non au français courant, je rêve à m’exprimer tel un auteur littéraire et à trouver le meilleur usage.

Par exemple, « autant que », « pour autant que », « aussi loin que », d’après Grevisse, peuvent se construire avec le conditionnel, ou le subjonctif, selon la nuance de la pensée, cependant, il me paraisse si proche que je ne lequel je devrais (ou je doive, ou je dois ? Quelle serait la différence selon que j’emploie l’un ou l’autre ?) utiliser.
On dit du subjonctif qu’il est le mode du doute, du sentiment, de l’incertitude, voire de l’irréel. Et l’on dit du conditionnel qu’il est le mode, ou le temps, selon certains, de l’imaginaire, de l’irréel, de l’incertain, etc. Ces définitions — provenant des mes livres — me paraisse dans plusieurs cas trop proche, d’autant plus que les mêmes termes s’appliquent souvent à ces deux, et c’est pourquoi régulièrement j’hésite entre le conditionnel et le subjonctif.
Il faut se relire pour être un bon auteur littéraire ! 😉 Moi, mes une faute par ligne m'interdisent de viser si haut. 😞
Aristocrate a écrit : lls me paraissent si proches que je ne sais lequel je devrais (ou je doive, ou je dois ? Quelle serait la différence selon que j’emploie l’un ou l’autre ?) utiliser.
On a ici une subordonnée interrogative indirecte.

Je ne sais lequel je dois utiliser.
Discours direct : Lequel dois-je utiliser ? Je ne sais.
Je ne sais lequel je devrais utiliser.
Discours direct : Lequel devrais-je utiliser ? Je ne sais.
Le conditionnel a une valeur d'atténuation : l'obligation d'utiliser est moins assurée, ce n'est qu'une hypothèse.

Mais le subjonctif en interrogative indirecte n'est pas possible, puisqu'il ne peut être utilisé dans l'interrogation directe. On ne pourrait pas dire : *Laquelle est-ce que je doive utiliser ? ou *Laquelle doive-je utiliser ?
Vous avez raison, je ferais bien de me relire :/ ; je ne cesse de fauter, j’ai honte, toutes mes excuses… Et merci de m’avoir corrigé.

Dans une phrase type : « Pensez‑vous que l’amour puisse, pourrait, peut être éternel ? », quelle est la différence entre le subjonctif, le conditionnel et l’indicatif ?
Bonjour.

Pensez‑vous que l’amour peut être éternel ?
Celui qui pose la question demande confirmation de ce qu'il pense.
Pensez‑vous que l’amour pourrait être éternel ?
Celui qui pose la question émet une hypothèse sans idée préconçue , ou peut-être un souhait.
Tout dépend du contexte.
Pensez‑vous que l’amour puisse être éternel ?
Là aussi, on peut émettre un simple souhait…
Mais selon le contexte, le doute peut prédominer : pas sûr du tout que ce soit possible.
L'éternité de l'amour pour un mortel, c'est quoi Monsieur ? 😉
Sur ma réponse à la question précédente, j'avais émis des doutes qui risquent d'être éternels…
L'adjectif éternel a plusieurs sens, dont celui-ci, compatible avec le fait d'être un mortel :
"qui durera toute la vie, définitif".
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/%C3%A9ternel_%C3%A9ternelle/31352
Bonsoir ! 🙂

Je vous remercie de m’avoir éclairé, présentement je comprends mieux les nuances que l’on fait entre ces trois.

Oui, comme l’indique Jehan, j’utilisais ce terme dans le sens de « qui dure jusqu’à la mort ».