Gilles Ortlieb, Poste restante

Entraide scolaire

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Voici ce poème de Gilles Ortlieb, que j'ai analysé, sans soucis de répondre à une problématique ou de suivre un axe précis. Mais, j'apprécierais avoir vos avis sur
ce que j'ai trouvé qui me font beaucoup douter, et qui m'empêche de construire
un plan de commentaire.
😐
3h56

1 Dans le bruyant convoi de Porto à Salamanca,
Traverser à la sauvette un chapelet de gares
En veilleuse,et trop promptes à nommer
La campagne accroupie dans l'obscurité ;
5 Puis le paysage ralentit avant la frontière,
S'immobilise en grinçant pour laisser monter
L'éternel passager,à l'arcade sourcilière
Béante sous le sang séché,qui se cherchera
Longtemps une place parmi les corps endormis
10 Et bien décidés à le rester. Et le wagon
Tout entier sent l'oignon entamé,le tabac
Refroidi et les conversations inachevées
Cependant que nul ne voit,dans le jour
Débutant,le relief lentement changer
15 La bruyère surpplanter la vigne,et les bordées
D'eucalyptus se raréfier sur les cotées.
Et l'on devient soi-même,encore une fois,
Un autre-à quoi bon,sinon,voyager ?
Et celui qui déjà ,nous attend à l'arrivée.

Illustré dans mon manuel part l'ouvre de E. HOOPER (1882-1967) Compartment c, 1938
https://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/hopper/38compartimentcvoiture293.htm
Ce que j'ai fais :

- Une ambiance pesante, ''bruyant'' dans le train

- Rapidité du train, parcours répétitifs suggérés par le groupe nominal '' chapelet de gare''

- Sentiment d'appréhension de l'arrivé qui se qui débute par l'Adverbe de temps ''Puis'' et qui rompt avec la description de la descpription du poète = provoquant par l'effet du rejet une rupture '' Puis le paysage ralentit […] ''

- ''s'immobolise'' personification du personnage qui des caractères humains au paysage
Le paysage déciderait de se stopper

- L'éternel passager suggère l'idée, par l'adjectif qualificatif d'un type de voyageur
déjà connu – Comme un stéréotype où l'on pourrait anticiper/annoncer son comportement

- Mystère qui réside. Pourquoi l'homme est blessé ? Marque de la vie ? Expérience ? '' sang séché '' - La plaie est la depuis un moment

- Ils se cherchent une place, arrive en cours de route. Alors que les autres sont déjà installés, et souhaitent garder la leur.

Pourtant

- Poète suscite le sens olfactif avec des odeurs désagrables des aliments entamés– oignon entamé et tabac refroidi -

- Les conversations sont aussi ''entamés'' comme si quelque chose était venue couper, les activites des voyageurs brusquement – La encore la rapidité est suggéré

- Poète avec une vision omniscient '' nul ne voit '' mais lui peut voir, il a une vision extérieur

- Le matin annonce un changement : le paysage, la végétation change

- Mais ''on'' = généralité, ''on devient sois-même ENCORE une fois ''
L'auteur pose la réfléxion : Existe t'il en chaque personne plusieurs ''moi'' qui se
succèderait ?

- Le voyage, par l'intérmiédaire permet cette ''mutation'' du moi

- La destination se confond avec le nouveau moi '' et celui qui déjà nous attend à l'arrivé''

Voyage t-on pour se retrouver dans un nouveau ''moi'' ou le voyage permet t-il l'essence d'un nouveau moi ? Le voyage est-il synonyme d'expérience ? Decouverte / conscience de son altérité la frontière dépassé ?

Merci d'avance
Tu pourrais rapprocher ce texte de la Prose du Transsibérien.
Il s'agit d'évoquer les impressions d'un voyage nocturne en train, un exotisme proche, celui de la péninsule ibérique…
Tu peux organiser ton commentaire autour de quelques caractéristiques :
- les perceptions de l'univers ferroviaire,
- les voyageurs,
- le poète veilleur en transit et le regard intérieur…