Bonjour,
j'aimerais vous demander votre aide sur des passages de ces auteurs :
1) Arator, Epistula ad Parthenium, 69-71 :
Namque ego, Romanae caulis permixtus amoenis
Ecclesiae, tonso vertice factus ovis,
Pascua laeta videns, et aprica volumina Christi
2) Servius, VIII, 1 : vt belli signvm lavrenti tvrnvs ab arce extvlit apud maiores nostros tria erant militiae genera in bellis gerendis : nam aut legitima erat militia aut coniuratio aut evocatio. legitima erat militia eorum, qui singuli iurabant pro republica se esse facturos, nec discedebant nisi completis stipendiis, id est militiae temporibus : et sacramentum vocabatur, ut <II 157> fas mihi Graiorum sacrata resolvere iura. aut certe si esset tumultus, id est bellum Italicum vel Gallicum, in quibus ex periculi vicinitate erat timor multus, quia singulos interrogare non vacabat, qui fuerat ducturus exercitum ibat ad Capitolium et exinde proferens duo vexilla, unum russeum, quod pedites evocabat, et unum caeruleum, quod erat equitum – nam caeruleus color maris est, a cuius deo equum constat inventum – dicebat 'qui rem publicam salvam esse vult, me sequatur', et qui convenissent, simul iurabant : et dicebatur ista militia coniuratio. alii album et roseum vexilla tradunt, et roseum bellorum, album comitiorum signum fuisse. fiebat etiam evocatio : nam ad diversa loca diversi propter cogendos mittebantur exercitus. modo ergo duo sunt genera militiae, coniuratio et evocatio, quippe in tumultu. sane incongruum non est quod signum belli, id est vexilli elevationem Turno dat : aut quia de rege Latino dixerat supra <VII 600> rerumque reliquit habenas : aut quia Turnus furore succensus maluit ipse efficere quam iubere, ut omnes abrumperet moras : aut quia, sicut dictum est, Latinus, cui soli imperandi hoc ius erat, abstinuerat et nemo, illo abstinente, parebat. Turnus ergo ideo huius modi officium arripuit, quia, etsi ipse non imperabat, tamen prohiberi non poterat. 'belli' autem 'signum' generaliter dixit, nam multa sunt : sed vexillum significat, quod est tractum a veli diminutione, ut 'velum vexillum'.
Quand Turnus donna le signe de la bataille depuis la citadelle.
Chez nos ancêtres, il y avait trois sortes de service militaire en temps de guerre : en effet, soit l'on était enrôlé régulièrement, soit l'on prêtait serment ensemble, soit c'était un appel en masse :
un enrôlement régulier, c'était quand ils prêtaient individuellement le serment qu'ils agiraient dans l'intérêt de la république, et ne partaient pas avant que leur salaire leur eût été versé, c'est-à-dire quand ils étaient en service ; et cela était appelé le sacramentum, comme [dans] j'ai le droit de renier mes engagements sacrés envers les Grecs. Ou bien, si c'était un tumulte, c'est-à-dire une guerre italienne ou gauloise, lors lesquelles la crainte était grande, à cause de la proximité du danger, parce qu'on n'avait pas le temps d'interroger tout le monde un par un, celui qui mènerait l'armée allait au Capitole, et de là, présentant deux étendards, l'un rouge, qui appelait l'infanterie, l'autre bleu, qui était celui de la cavalerie – en effet le bleu est la couleur de la mer, par le dieu de laquelle il est reconnu que le cheval a été inventé – disait : « que celui qui veut que la République soit sauve me suive », et ceux qui s'étaient rassemblés prêtaient serment tous ensemble : et ce type de service était appelé coniuratio. D'autres parlent d'un étendard blanc et d'un étendard rose, et disent que le rose fut le signe des guerres, le blanc celui des comices. Il y avait aussi l'evocatio : en effet …
Il y a donc seulement deux types de service, la coniuratio et l'evocatio, …
il ne convient pas … ce que le signal de la guerre, c'est-à-dire le hissage de l'étendard, apporte à Turnus :
soit parce que … … il abandonna les rênes des affaires ;
soit parce que Turnus, enflammé par la colère, préféra lui-même … que d'ordonner, pour rompre avec toutes les pratiques établies ; soit parce que, comme cela a été dit, Latinus, qui seul détenait ce pouvoir de commandement, s'était retiré, et que personne, en son absence, n'obéissait. Turnus, donc, se saisit du pouvoir (?) de cette manière, parce que, même si lui-même ne détenait pas le commandement, on ne pouvait l'en empêcher (?)
3) Cassiodore, variae, IV, 39, 1 : Inter ceteras, quibus humanum genus sollicitatur, inlecebras praecipue vitanda est alienarum rerum turpis ambitio, quia in immensum iactata rapitur, si iustitiae ponderibus non prematur. avaritiam siquidem radicem esse omnium malorum et lectio divina testatur, quia tali sorte punita est, ut cum multa rapiat, semper egeat, quam propter vicinitatem generis nostri sic in animis vestris coalescere nolumus, ut illi nec initia concedamus.
Parmi toutes les séductions par lesquelles le genre humain est tourmenté, il faut surtout éviter le désir honteux du bien d'autrui, parce que jetée dans l'infini il s'emporte, s'il n'est pas réprimé par le poids de la justice. Le texte divin atteste également que l'avarice est la racine de tous les maux, parce qu'elle est punie de telle façon ..
j'aimerais vous demander votre aide sur des passages de ces auteurs :
1) Arator, Epistula ad Parthenium, 69-71 :
Namque ego, Romanae caulis permixtus amoenis
Ecclesiae, tonso vertice factus ovis,
Pascua laeta videns, et aprica volumina Christi
2) Servius, VIII, 1 : vt belli signvm lavrenti tvrnvs ab arce extvlit apud maiores nostros tria erant militiae genera in bellis gerendis : nam aut legitima erat militia aut coniuratio aut evocatio. legitima erat militia eorum, qui singuli iurabant pro republica se esse facturos, nec discedebant nisi completis stipendiis, id est militiae temporibus : et sacramentum vocabatur, ut <II 157> fas mihi Graiorum sacrata resolvere iura. aut certe si esset tumultus, id est bellum Italicum vel Gallicum, in quibus ex periculi vicinitate erat timor multus, quia singulos interrogare non vacabat, qui fuerat ducturus exercitum ibat ad Capitolium et exinde proferens duo vexilla, unum russeum, quod pedites evocabat, et unum caeruleum, quod erat equitum – nam caeruleus color maris est, a cuius deo equum constat inventum – dicebat 'qui rem publicam salvam esse vult, me sequatur', et qui convenissent, simul iurabant : et dicebatur ista militia coniuratio. alii album et roseum vexilla tradunt, et roseum bellorum, album comitiorum signum fuisse. fiebat etiam evocatio : nam ad diversa loca diversi propter cogendos mittebantur exercitus. modo ergo duo sunt genera militiae, coniuratio et evocatio, quippe in tumultu. sane incongruum non est quod signum belli, id est vexilli elevationem Turno dat : aut quia de rege Latino dixerat supra <VII 600> rerumque reliquit habenas : aut quia Turnus furore succensus maluit ipse efficere quam iubere, ut omnes abrumperet moras : aut quia, sicut dictum est, Latinus, cui soli imperandi hoc ius erat, abstinuerat et nemo, illo abstinente, parebat. Turnus ergo ideo huius modi officium arripuit, quia, etsi ipse non imperabat, tamen prohiberi non poterat. 'belli' autem 'signum' generaliter dixit, nam multa sunt : sed vexillum significat, quod est tractum a veli diminutione, ut 'velum vexillum'.
Quand Turnus donna le signe de la bataille depuis la citadelle.
Chez nos ancêtres, il y avait trois sortes de service militaire en temps de guerre : en effet, soit l'on était enrôlé régulièrement, soit l'on prêtait serment ensemble, soit c'était un appel en masse :
un enrôlement régulier, c'était quand ils prêtaient individuellement le serment qu'ils agiraient dans l'intérêt de la république, et ne partaient pas avant que leur salaire leur eût été versé, c'est-à-dire quand ils étaient en service ; et cela était appelé le sacramentum, comme [dans] j'ai le droit de renier mes engagements sacrés envers les Grecs. Ou bien, si c'était un tumulte, c'est-à-dire une guerre italienne ou gauloise, lors lesquelles la crainte était grande, à cause de la proximité du danger, parce qu'on n'avait pas le temps d'interroger tout le monde un par un, celui qui mènerait l'armée allait au Capitole, et de là, présentant deux étendards, l'un rouge, qui appelait l'infanterie, l'autre bleu, qui était celui de la cavalerie – en effet le bleu est la couleur de la mer, par le dieu de laquelle il est reconnu que le cheval a été inventé – disait : « que celui qui veut que la République soit sauve me suive », et ceux qui s'étaient rassemblés prêtaient serment tous ensemble : et ce type de service était appelé coniuratio. D'autres parlent d'un étendard blanc et d'un étendard rose, et disent que le rose fut le signe des guerres, le blanc celui des comices. Il y avait aussi l'evocatio : en effet …
Il y a donc seulement deux types de service, la coniuratio et l'evocatio, …
il ne convient pas … ce que le signal de la guerre, c'est-à-dire le hissage de l'étendard, apporte à Turnus :
soit parce que … … il abandonna les rênes des affaires ;
soit parce que Turnus, enflammé par la colère, préféra lui-même … que d'ordonner, pour rompre avec toutes les pratiques établies ; soit parce que, comme cela a été dit, Latinus, qui seul détenait ce pouvoir de commandement, s'était retiré, et que personne, en son absence, n'obéissait. Turnus, donc, se saisit du pouvoir (?) de cette manière, parce que, même si lui-même ne détenait pas le commandement, on ne pouvait l'en empêcher (?)
3) Cassiodore, variae, IV, 39, 1 : Inter ceteras, quibus humanum genus sollicitatur, inlecebras praecipue vitanda est alienarum rerum turpis ambitio, quia in immensum iactata rapitur, si iustitiae ponderibus non prematur. avaritiam siquidem radicem esse omnium malorum et lectio divina testatur, quia tali sorte punita est, ut cum multa rapiat, semper egeat, quam propter vicinitatem generis nostri sic in animis vestris coalescere nolumus, ut illi nec initia concedamus.
Parmi toutes les séductions par lesquelles le genre humain est tourmenté, il faut surtout éviter le désir honteux du bien d'autrui, parce que jetée dans l'infini il s'emporte, s'il n'est pas réprimé par le poids de la justice. Le texte divin atteste également que l'avarice est la racine de tous les maux, parce qu'elle est punie de telle façon ..



