Temps dans les propositions subordonnées circonstancielles

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
J'ai une question un peu tentaculaire à vous poser. Héhéhé

Partons du problème concret que j'ai rencontré : dans un dialogue entre deux femmes d'affaires, j'ai dû inventer la phrase suivante :

" Si vous me laissez les Vins Dubois, je serais prête à négocier."

On me dit que le verbe de la principale doit être au futur. Mais le conditionnel est admis dans Le Bon usage de Grevisse avec l'exemple suivant :

"J'aimerais que vous passiez à la maison si vous avez le temps."

La personne qui me corrige justifie sa position par l'argument suivant :
"si+présent" donne une principale au futur.

Je m'interroge donc sur plusieurs points :

1/Les deux temps sont-ils effectivement admis?

2/Les temps dans les propositions subordonnées font-ils l'objet de règles strictes ou dépendent-ils à la fois de leur valeur et du sens suivant le contexte? J'ai un doute car dans mes grammaires, seul le mode dans les propositions subordonnées fait l'objet d'une règle. Les temps ne sont pas toujours abordés. Par exemple, nulle part je n'ai trouvé que après la locution conjonctive "dès que" le futur s'imposait. Par contre, j'ai trouvé que l'indicatif s'imposait (en cas de postériorité de l'action exprimée dans la subordonnée).

3/quelle grammaire du français "simple" me conseillez-vous ? J'ai Le Bon usage de Grevisse et La Grammaire du français de Delphine Denis et Anne Sancier-Château mais pour ces règles "de base", je ne les trouve pas appropriées.
polaris a écrit :Bonjour,
J'ai une question un peu tentaculaire à vous poser. Héhéhé

Partons du problème concret que j'ai rencontré : dans un dialogue entre deux femmes d'affaires, j'ai dû inventer la phrase suivante :

" Si vous me laissez les Vins Dubois, je serais prête à négocier."

On me dit que le verbe de la principale doit être au futur. Mais le conditionnel est admis dans Le Bon usage de Grevisse avec l'exemple suivant :

"J'aimerais que vous passiez à la maison si vous avez le temps."

La personne qui me corrige justifie sa position par l'argument suivant :
"si+présent" donne une principale au futur.

Je m'interroge donc sur plusieurs points :

1/Les deux temps sont-ils effectivement admis?
Bien sûr, l'usage n'est pas aussi strict que le laissent penser certaines "règles" grammaticales trop strictes. On paut aussi avoir l'impératif (cf. Grévisse)

2/Les temps dans les propositions subordonnées font-ils l'objet de règles strictes ou dépendent-ils à la fois de leur valeur et du sens suivant le contexte? J'ai un doute car dans mes grammaires, seul le mode dans les propositions subordonnées fait l'objet d'une règle. Les temps ne sont pas toujours abordés. Par exemple, nulle part je n'ai trouvé que après la locution conjonctive "dès que" le futur s'imposait. Par contre, j'ai trouvé que l'indicatif s'imposait (en cas de postériorité de l'action exprimée dans la subordonnée).

Je ne comprends pas ce que tu dis à propos de "dès que", qui peut être suivie de tous les temps de l'indicatif.
Il y a quelques règles strictes concernant l'hypothèse, héritage de la grammaire latine, mais de nombreux cas "particuliers", tous très bien présentés par Grévisse

3/quelle grammaire du français "simple" me conseillez-vous ? J'ai Le Bon usage de Grevisse et La Grammaire du français de Delphine Denis et Anne Sancier-Château mais pour ces règles "de base", je ne les trouve pas appropriées.
Tes interrogations montrent qu'il faut se méfier des grammaires "simples", sauf si tu es allophone. Rien ne vaut Grévisse, qui distingue bien l'usage courant des usages particuliers, en signalant au besoin les incorrections de certains auteurs. Jehan cite souvent Riegel, mais je n'ai pas cet ouvrage.
Salut Jacques et merci pour ta réponse.

Tu confirmes ce que je pensais : que, sauf concordance des temps fixée dans les grammaires, les temps ne sont pas l'objet de règles strictes, contrairement aux modes, qui le sont davantage. Leur emploi dépend bien de leur valeur et du sens qu'on veut exprimer.

Pour "dès que", on m'a obligée à mettre le futur dans cette phrase : "Je négocierai dès que j'aurai rencontré votre associé." J'avais mis le conditionnel ("j'aurais rencontré"). La correction est-elle bonne ?

Non je ne suis pas allophone.

Je pense que le mieux, en matière de grammaires, est de s'entourer d'un maximum d'ouvrages car ils sont complémentaires. Je pense m'équiper de celle de Riegel.

Quelqu'un sait quelles sont les autres grammaires recommandées aux étudiant-e-s de français?
Oui, dans ta phrase, avec la principale au futur simple, c'est bien le futur antérieur qui convient après "dès que" :

"Je négocierai dès que j'aurai rencontré votre associé."

Le conditionnel passé, lui, exprime un fait passé qui ne s'est pas réalisé :
Si je m'étais trouvée là hier, j'aurais rencontré votre associé…
(Mais comme tu n'étais pas là hier, tu ne l'as pas rencontré.)

Dans ta phrase évoquant une rencontre future, ce conditionnel ne pouvait donc convenir.

Une grammaire simple, pratique, agréable et cependant assez complète que je conseille souvent : le petit volume "Grammaire" dans la collection Les Guides Robert & Nathan.
Aux chapitres consacrés aux subordonnées circonstancielles de temps et aux subordonnées circonstancielles de condition, tu aurais trouvé les réponses à ces problèmes ne temps et de mode.

Naturellement, pour des investigations plus pointues, la Riegel est un très bon outil que je conseille aussi.

Ces deux grammaires sont d'ailleurs suggérées ici : https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/
Merci beaucoup !