Bonjour à toutes et tous,
Je viens vers vous car ce mot me pose un petit souci.
Je souhaite en effet rendre hommage à une amie, qui nous a quittés il y a quelques mois déjà, en lui faisant un discours, et dans ce dernier, je souhaite y intégrer ceci:
A mon amie Stéphanie, disparu le 15 octobre 2012.
A l'école, on m'a appris que le verbe disparaître s'accordait avec le verbe avoir, de ce fait, on dit bien: mon amie Stéphanie a disparu (sans "e" à la fin de "u") et non mon amie est disparue ou portée disparue (puisqu'elle est décédée).
Je souhaiterais, s'il vous plait, votre avis, car certaines personnes ne sont pas d'accord avec moi.
Je vous en remercie par avance,
Mimine
Bonjour,
Littré a écrit :Disparaître se conjugue avec l'auxiliaire avoir, quand on veut exprimer l'action : ces feux ont disparu tout à coup ; avec l'auxiliaire être, quand on veut exprimer l'état : ces feux sont disparus depuis longtemps.
Dans ta formulation, le français contemporain choisira sans doute l'accord.
Si tu veux insister sur la brutalité de l'action, il faudrait écrire "A mon amie Stéphanie qui a disparu le 15 octobre 2012".
Bonjour,
Et merci d'avoir répondu aussi vite.
Alors est-ce une erreur de ma part si je laisse disparu le 15 octobre 2012 ou non?
Merci,
Mimine
mimine22 a écrit :Alors est-ce une erreur de ma part si je laisse disparu le 15 octobre 2012 ou non?
Cela semblera fautif : je pense qu'il faut accorder
disparue au féminin
Et si on oubliait les euphémismes et la langue de bois ?
A mon amie Stéphanie mort le 15 octobre 2012,
ou :
A mon amie Stéphanie morte le 15 octobre 2012 ?
Delia a écrit :A mon amie Stéphanie mort le 15 octobre 2012,
Euh… Si c'est "mort", plutôt à mon
ami Stéphane ? 😉
Je ne pense pas que l'emploi de "disparu" ressortit tant que cela à la langue de bois…
De toute manière, l'accord doit se faire, un participe passé employé sans auxiliaire s'accordant comme un adjectif :
À mon amie Stéphanie, disparue le 15 octobre 2012.Bonjour,
Et merci à vous toutes et tous,
Il est vrai que si j'avais mis "morte", je me serais posée moins de questions 😉 .
Bonne journée à vous,
Mimine
Je ne pense pas que l'emploi de "disparu" ressortit tant que cela à la langue de bois…
Langue de bois, peut-être pas, mais superstition immémoriale : nommer, c'est appeler, dire cancer c'est appeler le cancer, dire sida, c'est appeler le sida, dire mort c'est appeler la mort.
D'où les formules pudiques : longue et cruelle maladie, disparu.
Disparu est un mauvais équivalent : les disparus sont partis un jour et on n'a plus de leurs nouvelles, on ne sait s'ils sont morts ou vivants. Les morts, on sait très bien qu'ils sont morts, c'est pourquoi la mort est moins cruelle que la disparition, pour les familles.