M. Aguéev, Roman avec cocaïne

Littérature

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Qui a lu ce roman ? J'aimerais beaucoup partager avec vous mes impressions. J'ai trouvé ce livre parfaitement par hasard dans un boui-boui à quatre sous, et je crois l'avoir acheté 1 euro. En gras, j'ai remarqué le nom de l'auteur parmi les ouvrages de Sci-Fi (une erreur de la part du bouquiniste). Je le prends, l’entrouvre et pose un regard en biais sur un paragraphe quelconque - paf! c'est la baffe de la décade. On sait très peu de choses de l'auteur - et la page Wiki le concernant dresse un portrait expéditif de six lignes. Il ne rédigea qu'un seul ouvrage, bien qu'on lui attribut encore la rédaction d'une nouvelle - un sale peuple. Son écriture est ample et léchée - d'aucuns diront surfaite - et tend étrangement vers le style de Nabokov (Lolita). Le récit est un peu moins sulfureux, mais il aborde aussi le rapport ambigu de l'homme quant aux femmes, les jeux et intrigues de l'amour, et comme l'indique encore le titre, la dérive fatale - l'addiction. Voici un extrait parmi tant d'autres afin que vous puissiez vous faire un avis personnel. Puisque j'espère susciter auprès de vos cervelles lasses de lectures contemporaines une certaine appétence, je ne spoile pas (comme diraient nos amis anglo-saxons). Ce passage illustre simplement l'odieux mépris du narrateur vis-à-vis de sa pauvre mère - une femme dévouée. C'est l'un des atouts de ce roman - ces lignes inspirent tantôt de la compassion, du dégoût, parfois de la révolte… et une grande affection quant au protagoniste, et ce, malgré sa privauté et ses tares affectives. Seigneur Dieu ! qu'il est égoïste. Il m’écœure - je l'adore :
PS: Subitement (je n'ai jamais fait le lien jusqu'à présent) apparait l'ombre de Meursault. Bizarre.
Avec sa pelisse râpée, son bonnet ridicule qui laissait pendre de petits cheveux gris (elle avait déjà cinquante-sept ans), ma mère se tenait seule, à l’écart et sa visible inquiétude d’une certaine façon accentuait cette pitoyable apparence, tandis qu’elle scrutait avec impuissance la cohue des lycéens courant devant elle ; certains se retournaient pour la regarder et ricanaient. J’aurais voulu glisser, inaperçu, mais me voyant et s’éclairant aussitôt d’un tendre sourire, non pas gai mais docile, ma mère m’appela, et malgré ma honte affreuse devant mes camarades, j’allai vers elle. « Vaditchka, mon garçon, dit-elle de sa sourde voix de vieille en me tendant l’enveloppe et en me touchant un bouton de mon pardessus de sa petite main jaune – craintivement, comme si elle avait peur de se brûler -, tu as oublié l’argent mon garçon, et moi j’ai pensé il va s’inquiéter, alors voilà, je l’ai apporté. » L’ayant dit, elle me regarda comme si elle demandait l’aumône, mais rendu furieux par la honte qu’elle m’avait infligée, je répliquai dans un murmure haineux que les sensibleries n’étaient pas de mise, et que, puisqu’elle n’avait pas pu se retenir et m’avait apporté l’argent, elle n’avait qu’à aller payer elle-même. Ma mère restait là, silencieuse, écoutait sans répondre, baissait les yeux dans une attitude coupable et douloureuse ; dévalant l’escalier déjà désert et tirant la porte résistante qui aspirait l’air avec bruit, je me retournai et la regardai, non par pitié pour elle, mais par crainte de la voir éclater en sanglots dans un endroit aussi peu indiqué. Ma mère était toujours sur le palier et, penchant la tête avec tristesse, me suivait des yeux. Voyant que je la regardais, elle agita la main qui tenait l’enveloppe, comme on le fait à la gare, et ce geste, si jeune et si alerte, ne faisait que montrer davantage à quel point elle était vieille, loqueteuse et pitoyable. Dehors, je fus rejoint par plusieurs camarades, et l’un d’eux me demanda qui était ce pitre en jupons avec qui je venais de parler ; je répondis en riant joyeusement, que c’était une gouvernante tombée dans la misère, qui était venue me voir avec des lettres de recommandation, que je pouvais les présenter s’ils le désiraient : ils pouvaient lui faire la cour, peut-être avec succès ? À peine ces paroles prononcées, les éclats de rires qu’elles provoquèrent me firent sentir que c’était trop, même pour moi, et qu’il n’aurait pas fallu les dire. Et lorsque, ayant payé, ma mère, voûtée comme si elle voulait se faire encore plus petite, sortit sans regarder personne, suivit le chemin vers le portail aussi vite qu’elle le pouvait, frappant l’asphalte de ses petits talons éculés et complètement tordus, je sentis que mon cœur souffrait pour elle. Cette douleur qui au premier moment me brûla d’une façon si cuisante, fut cependant de courte durée : quand, revenant du lycée, j’entrai dans la maison et suivis jusqu’à ma chambre l’étroit couloir de notre pauvre appartement où ça sentait toujours la cuisine, cette souffrance, bien qu’elle eût cessé de faire mal, me laissait encore une impression pénible, tant elle avait été aiguë une heure auparavant ; ensuite, quand dans la salle à manger je me mis à table, et quand ma mère, assise devant moi, servit le potage, cette souffrance non seulement ne me dérangeait plus du tout, mais il m’était même difficile d’imaginer qu’elle avait pu, à un moment quelconque, me troubler.
Bonjour

J'ai le souvenir d'avoir lu ce livre qui je crois figure encore dans ma bibliothèque. Moi aussi il m'avait impressionné mais j'avoue en avoir qu'un souvenir parcellaire. La première partie si je me rappelle bien se passait d'action et relatait la vie quotidienne d'un personnage je ne sais plus lequel. La seconde partie décrivait la vie d'un cocaïnomane avec des scènes de prise de drogue et d'addiction. J'avoue qu'il faudrait que je le relise pour l'avoir plus "en tête".

Je cherche le nom d'un auteur anglais qui a commis un roman sur le même sujet.

Qui peut m'aider ?