Bac littéraire ou bac ES ?

La filière littéraire

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Perso je ne voulait pas me boucher les portes…Je suis contre le cliché qui dis que la L ferme des portes BIEN AU CONTRAIRE tu seras manier la langue française
C'est réussi. 😀 bon, on dira que ce sont des fautes de frappe. 😜

Il est impossible de comparer le bac actuel avec celui d'il y a 20 ou 30 ans.
Une parente a passé un bac D comme il a été dit. Ce n'était pas un bac au rabais. Elle faisait du latin et du grec, elle est devenue médecin et n'a jamais redoublé un niveau.
il ne doit pas y avoir beaucoup de L qui peuvent passer le cap de la première année de médecine maintenant.
Les A étaient des purs littéraires ou non, et savaient écrire français. Les C étaient polyvalents, et comme maintenant les S quelquefois des indécis sur le choix de leur profession. Evidemment, ils n'avaient pas 4 en math. Sinon, avec 9 de coefficient, ils auraient eu du mal. Normalement, ils avaient des notes correctes partout.
Classicus a écrit :L'an dernier, deux professeurs m'ont dit qu'à leur époque, c'est-à-dire il y a vingt à trente ans, "le bac A, c'était quelque chose", très bien famé. La même année, j'ai appris que mon dermatologue et son infirmière avaient passé ce bac littéraire.
Attention à la datation des souvenirs !
Il y a "vingt ou trente ans", c'était la pire époque pour le Bac L (et non le Bac A, défunt en 1985) : dans beaucoup de lycées, la section L était la filière "dépotoir", et les littéraires les plus brillants se trouvaient surtout en S. Par la suite, on s'est efforcé de muscler un peu cette filière en créant notamment l'enseignement de littérature en Terminale (en 1994), afin aussi de mettre un terme au paradoxe qui voulait que l'on achevât les études de littérature française dès la Première, mais ça n'a pas beaucoup relevé le niveau. On trouvait dans les classes de L une majorité d'élèves n'ayant pas de goût particulier pour les lettres et maîtrisant souvent mal la langue. Je me souviens d'une élève qui avait écrit à la fin de son développement : "Après avoir traité le sujet à tort et à travers, je peux maintenant conclure" (je rétablis la bonne orthographe) ; elle voulait évidemment dire "en long et en large" ! J'ai déjà évoqué par le passé le cas d'une autre élève de Terminale qui m'avait demandé s'il existait une traduction en français moderne (sic) du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire ! Sans commentaire… Bien sûr, à Louis-le-Grand ou à Janson-de-Sailly il en allait sans doute différemment. Malgré tout, je ne regrette pas cette époque ; ces élèves étaient souvent attachants quand on les avait conquis et qu'on évitait de les rabaisser incessamment sans pour autant les bercer d'illusion. La corde raide…
C'était une drôle d'époque, mais comme elles le sont toutes.
J'ai déjà évoqué par le passé le cas d'une autre élève de Terminale qui m'avait demandé s'il existait une traduction en français moderne (sic) du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire !
J'avais deux classes de terminales L de 42 élèves, cette année-là précisément, où on a rétabli l'enseignement du français obligatoire en L. Il faut avouer tout de même que la poésie de Césaire n'était pas forcément très facile.