Coucou !! Désolée de vous déranger, mais j'ai vraiment besoin de votre aide 😞 .
Dans environ une semaine et demi, je vais passer mon BAC de grec (option). Je devrais y présenter douze textes : traduction + commentaire.
Le problème ? J'ai perdu l'un des commentaires. Et j'ai vraiment trop honte de le demander à mon prof (vous vous imaginez : "excusez-moi, vous pouvez me passer le commentaire d'un des textes que je vais présenter dans 11 jours ?")
Bref. J'ai essayé de le refaire moi-même. Pouvez-vous m'aider ? J'ai peur de ne pas tout relever, que mon commentaire soit trop superficiel.
Le texte (en français, je vais pas vous mettre celui en grec ^^) :
Et mon commentaire :
I - UN DIALOGUE CHEZ LES MORTS
a) Deux personnages …
- On retrouve d'un côté Cerbère, le fils de Typhon et d'Echidna, le chien à trois têtes qui garde les enfers. Il s'agit d'une créature mythologique puissante, d'où (sans doute) sa capacité à parler la langue des hommes (et à ne pas aboyer seulement).
- En face de lui, se trouve Ménippe, philosophe cynique qui a vécu au IIIe siècle avant J-C. "Je suis un chien moi-aussi" est sans doute un clin d'oeil à l'étymologie même du mot cynique ("kuon" signifiant chien).
- Cerbère est bien supérieur à Ménippe, comme le montre la répartition de la parole : alors que le philosophe se "contente" de poser des questions, Cerbère prononce des tirades plus ou moins longues.
- Il est intéressant de préciser que, dans son oeuvre, Lucien prend comme double Ménippe. C'est assez "comique" quand on pense que seul Ménippe et Diogène (cynique lui-aussi) sont dignes de leur espèce.
b)… réunis aux enfers
- On retrouve le champ lexical de la mort et de l'ombre. L'enfer apparaît donc comme un endroit effrayant.
- Ce lieu est bien délimité : on relève des précisions spatiales "intérieur", "entrée" ou encore "descendu chez vous" (idée que l'enfer est sous la terre).
- Le Styx, rivière qui sépare les morts des vivants, est également évoqué.
- Enfin, Cerbère est lui-même un aspect phare de l'enfer grec. Il veille à la venue des âmes et empêche ceux qui ont passé le Styx de s'enfuir. Cela explique sans doute pourquoi il mord de pied de Socrate, comme il tarde à arriver.
TRANSITION : Ces deux personnages parlent de la mort de Socrate, grand philosophe accusé d'avoir corrompu les jeunes et condamné pour ce fait à boire la ciguë.
II. L'EXEMPLE DE SOCRATE POUR EXPLIQUER LE COMPORTEMENT DES HOMMES FACE A LA MORT
a) L'importance de l'apparence
- On peut relever énormément de verbes qui renvoient à l'apparence ou au paraître : "avoir l'air", "paraissait", "donnait des airs", etc. Il y a donc une impression de fausseté derrière les agissements de Socrate, fausseté qui se confirmera plus tard.
- La précision "le visage complètement impassible" est également importante, le visage étant l'endroit où transparaissent les émotions.
- Enfin, il est à noter qu'on retrouve aussi le champ lexical du courage, ce qui est totalement opposé aux réels sentiments de Socrate.
- Il s'agit en fait d'une métaphore filée : Socrate peut-être associé à un acteur, qui joue un rôle devant des spectateurs (mot qui est d'ailleurs utilisé).
b) Mais ce comportement n'est qu'une façade
- Les connecteurs "de loin…. mais dès que" montrent bien l'opposition entre l'apparence que se donne Socrate et la réalité (sa peur).
- Qu'est-ce qui révèle sa peur ? Se pencher sur le gouffre et voir les ténèbres. Tant qu'il n'a pas fait la réelle expérience de l'enfer, il arrive à se contrôler.
- Son véritable comportement est révélé dans l’énumération "il pleura comme les nouveaux nés, il se lamenta sur ses enfants et se mit dans tous ses états". La violence de ses sentiments est comiques. Il est même comparé à un bébé, ce qui peut faire sourire.
- En prenant conscience du comportement de Socrate, Ménippe le compare à un sophiste. C'est, ici, un terme totalement péjoratif : Socrate s'opposait aux sophistes, philosophes qui prétendaient pouvoir convaincre n'importe qui de n'importe quoi et qui donnaient des cours d'éloquence contre un salaire.
c) La généralisation du propos
- On passe de l'exemple du comportement de Socrate à une analyse du comportement du reste des gens par le connecteur "en général", puis par l'utilisation du pluriel.
- Aucun homme ne semble être oublié dans cette généralisation : "tous les gens de son espèce".
- Par la voix de Cerbère, Lucien nous fait bien comprendre le comportement absurde des hommes : on ne peut savoir si l'on a ou non peur des enfers avant d'y être entré.
Voili voilou… Qu'en pensez-vous… ?
Il n'y a que deux parties, mais je vois vraiment pas quoi dire d'autre. Des idées ? Des critiques ? D'ailleurs, je cherche vraiment à m'améliorer sur les commentaires de texte (je trouve ça vraiment dur… je préfère les disserts u_U ^^). Surtout que, si je réussis mon BAC, ce sera la fac de lettres l'an prochain.
Bref. Merci d'avance pour vos commentaires, vos critiques et tout ce qui vous passera par l'esprit. Soyez dur !! C'est pour mon BAC et je veux apprendre. 😉
Dans environ une semaine et demi, je vais passer mon BAC de grec (option). Je devrais y présenter douze textes : traduction + commentaire.
Le problème ? J'ai perdu l'un des commentaires. Et j'ai vraiment trop honte de le demander à mon prof (vous vous imaginez : "excusez-moi, vous pouvez me passer le commentaire d'un des textes que je vais présenter dans 11 jours ?")
Bref. J'ai essayé de le refaire moi-même. Pouvez-vous m'aider ? J'ai peur de ne pas tout relever, que mon commentaire soit trop superficiel.
Le texte (en français, je vais pas vous mettre celui en grec ^^) :
Ménippe : Cerbère (car je suis ton parent, en ma qualité de chien), dis-moi, par le Styx, quelle mine faisait Socrate en descendant chez vous. Comme dieu, tu ne dois pas seulement savoir aboyer, tu dois parler, quand tu veux, la langue des hommes.La problématique que j'ai relevée : Comment, à travers ce dialogue, Lucien (l'auteur) évoque-t-il le comportement des hommes face à la mort ?
Cerbère : De loin, Ménippe, il parut à tous s’avancer d’un pas résolu, et sans craindre la mort ; il cherchait du moins à le faire croire à ceux qui étaient hors de la porte. Mais quand il eut mis la tête dans l’intérieur du gouffre et vu les ténèbres, il hésita ; et je fus obligé en même temps que la ciguë, de lui mordre les pieds pour le faire descendre ; il pleurait comme un enfant, il regrettait ses marmots, et il se tournait dans tous les sens.
Ménippe : Ce n’était donc qu’un sophiste : il ne méprisait pas réellement la mort.
Cerbère : Non : seulement, lorsqu’il vit qu’elle était inévitable, il se donna des airs courageux, afin de ne pas paraître subir malgré lui le sort qu’il ne pouvait empêcher, et de se faire admirer des spectateurs. En général, j’en pourrais dire autant de tons les gens de cette espèce : tant qu’ils ne sont qu’à l’entrée, on les voit résolus, décidés ; à peine entrés, l’expérience est faite.
Ménippe : Mais moi, quelle mine avais-je en descendant ici ?
Cerbère : Tu es le seul, Ménippe, avec Diogène, qui te sois montré digne de ta race. Tous les deux vous êtes entrés sans contrainte, sans violence, mais de bonne humeur, le rire sur les lèvres, et priant les autres d’aller pleurer.
Et mon commentaire :
I - UN DIALOGUE CHEZ LES MORTS
a) Deux personnages …
- On retrouve d'un côté Cerbère, le fils de Typhon et d'Echidna, le chien à trois têtes qui garde les enfers. Il s'agit d'une créature mythologique puissante, d'où (sans doute) sa capacité à parler la langue des hommes (et à ne pas aboyer seulement).
- En face de lui, se trouve Ménippe, philosophe cynique qui a vécu au IIIe siècle avant J-C. "Je suis un chien moi-aussi" est sans doute un clin d'oeil à l'étymologie même du mot cynique ("kuon" signifiant chien).
- Cerbère est bien supérieur à Ménippe, comme le montre la répartition de la parole : alors que le philosophe se "contente" de poser des questions, Cerbère prononce des tirades plus ou moins longues.
- Il est intéressant de préciser que, dans son oeuvre, Lucien prend comme double Ménippe. C'est assez "comique" quand on pense que seul Ménippe et Diogène (cynique lui-aussi) sont dignes de leur espèce.
b)… réunis aux enfers
- On retrouve le champ lexical de la mort et de l'ombre. L'enfer apparaît donc comme un endroit effrayant.
- Ce lieu est bien délimité : on relève des précisions spatiales "intérieur", "entrée" ou encore "descendu chez vous" (idée que l'enfer est sous la terre).
- Le Styx, rivière qui sépare les morts des vivants, est également évoqué.
- Enfin, Cerbère est lui-même un aspect phare de l'enfer grec. Il veille à la venue des âmes et empêche ceux qui ont passé le Styx de s'enfuir. Cela explique sans doute pourquoi il mord de pied de Socrate, comme il tarde à arriver.
TRANSITION : Ces deux personnages parlent de la mort de Socrate, grand philosophe accusé d'avoir corrompu les jeunes et condamné pour ce fait à boire la ciguë.
II. L'EXEMPLE DE SOCRATE POUR EXPLIQUER LE COMPORTEMENT DES HOMMES FACE A LA MORT
a) L'importance de l'apparence
- On peut relever énormément de verbes qui renvoient à l'apparence ou au paraître : "avoir l'air", "paraissait", "donnait des airs", etc. Il y a donc une impression de fausseté derrière les agissements de Socrate, fausseté qui se confirmera plus tard.
- La précision "le visage complètement impassible" est également importante, le visage étant l'endroit où transparaissent les émotions.
- Enfin, il est à noter qu'on retrouve aussi le champ lexical du courage, ce qui est totalement opposé aux réels sentiments de Socrate.
- Il s'agit en fait d'une métaphore filée : Socrate peut-être associé à un acteur, qui joue un rôle devant des spectateurs (mot qui est d'ailleurs utilisé).
b) Mais ce comportement n'est qu'une façade
- Les connecteurs "de loin…. mais dès que" montrent bien l'opposition entre l'apparence que se donne Socrate et la réalité (sa peur).
- Qu'est-ce qui révèle sa peur ? Se pencher sur le gouffre et voir les ténèbres. Tant qu'il n'a pas fait la réelle expérience de l'enfer, il arrive à se contrôler.
- Son véritable comportement est révélé dans l’énumération "il pleura comme les nouveaux nés, il se lamenta sur ses enfants et se mit dans tous ses états". La violence de ses sentiments est comiques. Il est même comparé à un bébé, ce qui peut faire sourire.
- En prenant conscience du comportement de Socrate, Ménippe le compare à un sophiste. C'est, ici, un terme totalement péjoratif : Socrate s'opposait aux sophistes, philosophes qui prétendaient pouvoir convaincre n'importe qui de n'importe quoi et qui donnaient des cours d'éloquence contre un salaire.
c) La généralisation du propos
- On passe de l'exemple du comportement de Socrate à une analyse du comportement du reste des gens par le connecteur "en général", puis par l'utilisation du pluriel.
- Aucun homme ne semble être oublié dans cette généralisation : "tous les gens de son espèce".
- Par la voix de Cerbère, Lucien nous fait bien comprendre le comportement absurde des hommes : on ne peut savoir si l'on a ou non peur des enfers avant d'y être entré.
Voili voilou… Qu'en pensez-vous… ?
Il n'y a que deux parties, mais je vois vraiment pas quoi dire d'autre. Des idées ? Des critiques ? D'ailleurs, je cherche vraiment à m'améliorer sur les commentaires de texte (je trouve ça vraiment dur… je préfère les disserts u_U ^^). Surtout que, si je réussis mon BAC, ce sera la fac de lettres l'an prochain.
Bref. Merci d'avance pour vos commentaires, vos critiques et tout ce qui vous passera par l'esprit. Soyez dur !! C'est pour mon BAC et je veux apprendre. 😉



