Anthologie poétique sur le thème des femmes et du regard
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Bonjour,
Je suis en 1 ES et je dois constituer une anthologie de 5 poèmes, d'auteurs différents, couvrant au moins 3 siècles. J'ai cherché à trouver un thème original, j'ai commencé par l'été, j'avais trouvé Sensation de Rimbaud ainsi que Nuits de Juin de Hugo, mais je me suis vite rendue compte que c'était un sujet bateau que j'aurais du mal à justifier. J'ai ensuite recherché des poèmes relatifs au sourire, mais je n'ai quasiment rien trouvé. Je sais que de nombreux sujets ont été créés sur la femme, et que ce n'est absolument pas un sujet original, c'est pour cela que j'ai décidé d'aborder mon thème uniquement par le biais du regard. Il peut s'agir d'une séduction mutuelle par le regard, ou du poète subjugué par la beauté physique d'une femme, ou uniquement par ses yeux.
J'aimerais si possible trouver des poèmes qui évoquent la sensualité des femmes par le biais du regard, pour résumer.
J'ai trouvé ceux-ci :
- La courbe de tes yeux (Paul Eluard)
- A une passante (Baudelaire)
Malheureusement, je n'ai pas le droit d'utiliser des poèmes de Baudelaire.
Connaitriez-vous des poèmes correspondant à mon thème? Comme c'est un sujet très précis il est assez difficile de rechercher sur internet, c'est pour cela que vous m'aideriez beaucoup en me donnant quelques idées.
Merci beaucoup de votre aide. 🙂
Les Yeux d'Elsa d'Aragon
Merci beaucoup pour ta réponse, cependant je recherche plutôt des poèmes assez courts, je trouve les poèmes brefs plus intéressants, mais c'est une histoire de goût. Désolée, j'ai oublié de le préciser dans mon premier post.
Je prendrais ton poème si je n'arrive pas à en trouver des courts, merci encore ! 🙂
C'est en effet le titre de l'un des poèmes mais c'est surtout le titre du recueil…
Il faudrait feuilleter le recueil (dédié à son épouse) car le thème de la femme aimée et des yeux est souvent repris chez Aragon
Ah oui, merci beaucoup! Je pense prendre "Elsa", est-ce que tu penses qu'il correspond ?
Tandis que je parlais le langage des vers
Elle s'est doucement tendrement endormie
Comme une maison d'ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au coeur des myrtes verts
Sa joue a retrouvé le printemps du repos
Ô corps sans poids pose dans un songe de toile
Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles
Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau
La voila qui reprend le versant de ses fables
Dieu sait obéissant à quels lointains signaux
Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux
Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables
Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis
Qu'elle reste pareille aux marches du silence
Qui m'échappe pourtant de toute son enfance
Dans ce pays secret à mes pas interdit
Je te supplie amour au nom de nous ensemble
De ma suppliciante et folle jalousie
Ne t'en va pas trop loin sur la pente choisie
Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble
J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux.
ça me semble tout à fait valable 🙂
Super, merci ! 🙂
J'ai essayé de me pencher sur la sensualité féminine par le biais du regard, mais c'était bien trop précis et je n'ai trouvé que peu de poèmes. Je pense donc creuser la beauté, simplement. J'ai 3 poèmes, il m'en manque deux.
J'ai trouvé ceux-ci :
- La courbe de tes yeux (Paul Eluard) 1926
- Elsa (Louis Aragon) 1942
- Femme Noire (Senghor) 1945
Malheureusement, je n'ai pas le droit d'utiliser des poèmes de Baudelaire.
Je préfère les poèmes plutôt brefs.
Connaitriez-vous des poèmes correspondant à mon thème et étant paru avant 1900?
Merci beaucoup de votre aide.
En voilà trois :
Georges de Scudéry La Belle Égyptienne
Sombre Divinité, de qui la splendeur noire
Brille de feux obscurs, qui peuvent tout brûler :
La Neige n’a plus rien qui te puisse égaler,
Et l’Ébène aujourd’hui l’emporte sur l’Ivoire.
De ton obscurité vient l’éclat de ta gloire ;
Et je vois dans tes yeux, dont je n’ose parler,
Un Amour Africain, qui s’apprête à voler,
Et qui d’un Arc d’Ébène, aspire à la victoire.
Sorcière sans Démons, qui prédis l’avenir ;
Qui, regardant la main, nous viens entretenir ;
Et qui charmes nos sens d’une aimable imposture ;
Tu parais peu savante en l’art de deviner ;
Mais sans t’amuser plus à la bonne aventure,
Sombre Divinité, tu nous la peux donner.
Tristan L'Hermite La belle esclave more
Beau Monstre de Nature, il est vrai, ton visage
Est noir au dernier point, mais beau parfaitement :
Et l’ébène poli qui te sert d’ornement
Sur le plus blanc ivoire emporte l’avantage.
Ô merveille divine, inconnue à notre âge !
Qu’un objet ténébreux luise si clairement ;
Et qu’un charbon éteint, brûle plus vivement
Que ceux qui de la flamme entretiennent l’usage !
Entre ces noires mains je mets ma liberté ;
Moi, qui fus invincible à toute autre Beauté,
Une More m’embrase, une Esclave me dompte.
Mais cache-toi Soleil, toi qui viens de ces lieux
D’où cet Astre est venu, qui porte pour ta honte
La nuit sur son visage, et le jour dans ses yeux.
Contemplations Vieille chanson du jeune temps Victor Hugo
Je ne songeais pas à Rose ;
Rose au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.
J'étais froid comme les marbres ;
Je marchais à pas distraits ;
Je parlais des fleurs, des arbres
Son oeil semblait dire: " Après ? "
La rosée offrait ses perles,
Le taillis ses parasols ;
J'allais ; j'écoutais les merles,
Et Rose les rossignols.
Moi, seize ans, et l'air morose ;
Elle, vingt ; ses yeux brillaient.
Les rossignols chantaient Rose
Et les merles me sifflaient.
Rose, droite sur ses hanches,
Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches
Je ne vis pas son bras blanc.
Une eau courait, fraîche et creuse,
Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.
Rose défit sa chaussure,
Et mit, d'un air ingénu,
Son petit pied dans l'eau pure
Je ne vis pas son pied nu.
Je ne savais que lui dire ;
Je la suivais dans le bois,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois.
Je ne vis qu'elle était belle
Qu'en sortant des grands bois sourds.
" Soit ; n'y pensons plus ! " dit-elle.
Depuis, j'y pense toujours.
Merci beaucoup, je penser utiliser les 2 premiers, n'étant pas sûre que les chansons soient autorisées! 🙂
Est-ce que quelqu'un connaitrait des poèmes sur le même thème en prose ? La prof nous a conseillé de prendre des formes d'écritures variées, mais je n'ai que des poèmes en vers…
Bonjour,
J'ai lu de nombreux sujets à propos des préfaces d'anthologies poétiques, mais en piochant des infos à droite à gauche je n'ai pas compris grand chose.
Notre prof de français nous a simplement donné pour consigne de faire une préface d'une à deux pages. Nous devons choisir un thème et trouver 5 poèmes couvrant au moins 3 siècles, d'auteurs différents et "présenter si possible des formes d'écriture variées".
La seule explication de la préface que nous ayons eu est la suivante : "texte argumentatif dans lequel vous justifierez vos choix et montrerez les similitudes et différences entre les textes."
Cependant lors de mes recherches, j'ai vu que tous parlaient de plan, de problématique, etc.
Concrètement, la préface doit-elle être une mini dissertation ?
Sachant que nous devons pour chaque poème faire une petite présentation de 10 lignes, à l'intérieur même de l'anthologie, que dois-je dire au sujet des poèmes dans la préface, sans me répéter dans mes courtes présentations? Dois-je trouver une problématique ?
L'anthologie telle que nous en a parlé la prof ressemblait plus à recueil de poèmes choisis par attrait uniquement, et non pas comme la démonstration d'une idée quelconque.
Mon thème est la beauté féminine, et mes 5 poèmes sont les suivants :
- Rémy Belleau (1528-1577) : Les beautés que j'adore.
Recueil : La Bergerie (1565)
- Théophile Gautier (1811-1872) : Cher ange, vous êtes belle.
Recueil : Élégies (1830)
- Charles Cros (1842-1888) : A la plus belle.
Recueil : Le collier de griffes (posthume, 1908)
- Paul Eluard (1895 -1952) : La courbe de tes yeux
Recueil : Capitale de la douleur (1926)
- Léopold Sédar SENGHOR (1906 - 2001) : Femme nue, femme noire.
Recueil : Chants d'ombre (1945)
Merci par avance pour votre réponse qui me serait d'une grande aide ! 🙂
Bonjour,
Ce que te demande ton professeur est en quelque sorte un commentaire comparé des textes retenus.
Mais cette forme demande toujours une problématique et un plan.
Tu peux utilement t'inspirer des questions préalables au corpus.
D'accord, merci 🙂
Bonjour !
Je suis également en 1ère S. Je dois préparer, dans le cadre du bac, le poème "La courbe de tes yeux" pour l'oral. Seulement je ne sais quel texte est le plus propice pour une éventuelle ouverture.
Pourrez-vous me renseigner ?
(Merci d'avance 🙂 )
Tu peux utiliser "Les yeux d'Elsa" de Louis Aragon puisqu'ils traitent tous les deux des yeux d'une femme 🙂
Quelqu'un pourrait-il m'éclairer sur quelques points de forme svp?
Quand un poème est composé de 4 quintils, comment est-il appelé ? Et pour 6 quatrains?
J'ai fini, merci beaucoup de toute l'aide qui m'a été apportée 🙂
Merci beaucoup Artmayama. 🙂
Bonjour! J'ai exactement le même probleme je dois faire une anthologie sur la femme en poésie mais en sorte de corpus. C'est si vague que je ne sais même pas par où commencer.. Pouvez vous m'aidez ? Merci d'avance !
Je suis en première littéraire.
Tu n'auras que l'embarras du choix tant les poèmes sont nombreux …
Nerval : Une femme est l'amour
Baudelaire : Parfum exotique / La chevelure
Claude Roy : Dormante
Hugo : Les femmes sont sur la terre. Recueil : Les Contemplations.
Hugo : Je ne songeais pas à Rose
Pierre de RONSARD (1524-1585) : Mignonne, allons voir si la rose
Paul Eluard : Je t'aime
Louis Aragon : Les Yeux d'Elsa / Elsa au miroir
PAUL ELUARD : Ma morte vivante
Louise Labé (v. 1524-1566), Sonnets, VIII
Guillaume Apollinaire : Poèmes à Lou.Si je mourais là-bas… et Sous le pont Mirabeau …
Jacques Brel : NE ME QUITTE PAS
Jacques PREVERT : Cet amour
Paul Verlaine : Green
Paul Verlaine : Mon rêve familier
Baudelaire : Je t'adore
A. Breton : Ma femme à la chevelure de feu de bois
R. Desnos : A la mystérieuse
L.S Senghor : Femme noire
René Char : Yvonne, la Soif hospitalière
René Guy Cadou : Hélène
…/…
Merci 🙂
J'ai choisi Dormante, J'ai tant rêvé de toi, la dame de carreau, si je mourai là-bas. Mais je n'arrive pas à trouver de plan