Quelles sont les caractéristiques communes de ces trois dénouements ?

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour ! 🙂
J'ai un corpus à faire et je sollicite votre aide , enfin, plutôt une correction de votre part.
J'ai mon plan mais je ne suis pas sur de ce que j'ai mis donc du coup je ne voulais pas pas m'embarque dans la rédaction de mon sujet sans être sur.
Donc voici les questions :
Quelles sont les caractéristiques communes de ces trois dénouements?En quoi sont-ils malgré cela représentatifs d'une évolution des formes théâtrales du XVIIè au XXèS?
Texte A :
PHÈDRE
Non, Thésée, il faut rompre un injuste silence ;
Il faut à votre fils rendre son innocence :
Il n’était point coupable.
THÉSÉE
Ah ! père infortuné !
Et c'est sur votre foi que je l'ai condamné !
Cruelle ! pensez-vous être assez excusée…
PHÈDRE
Les moments me sont chers ; écoutez-moi, Thésée :
C’est moi qui sur ce fils, chaste et respectueux,
Osai jeter un œil profane, incestueux.
Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste :
La détestable Œnone a conduit tout le reste.
Elle a craint qu’Hippolyte, instruit de ma fureur,
Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur :
La perfide, abusant de ma faiblesse extrême,
S’est hâtée à vos yeux de l’accuser lui-même.
Elle s’en est punie, et fuyant mon courroux,
A cherché dans les flots un supplice trop doux.
Le fer aurait déjà tranché ma destinée ;
Mais je laissais gémir la vertu soupçonnée :
J’ai voulu, devant vous exposant mes remords,
Par un chemin plus lent descendre chez les morts.
J’ai pris, j’ai fait couler dans mes brûlantes veines
Un poison que Médée apporta dans Athènes.
Déjà jusqu’à mon cœur le venin parvenu
Dans ce cœur expirant jette un froid inconnu ;
Déjà je ne vois plus qu’à travers un nuage
Et le ciel et l’époux que ma présence outrage ;
Et la mort à mes yeux dérobant la clarté,
Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté.
PANOPE
Elle expire, seigneur !
THÉSÉE
D'une action si noire
Que ne peut avec elle expirer la mémoire !
Allons, de mon erreur, hélas ! trop éclaircis,
Mêler nos pleurs au sang de mon malheureux fils !
Allons de ce cher fils embrasser ce qui reste,
Expier la fureur d'un vœu que je déteste :
Rendons-lui les honneurs qu'il a trop mérités ;
Et, pour mieux apaiser ses mânes irrités,
Que, malgré les complots d'une injuste famille,
Son amante aujourd'hui me tienne lieu de fille !
Texte B
Ruy blas
Monseigneur, lorsqu'un traître, un fourbe tortueux?
Commet de certains faits rare et monstrueux,
Noble ou manant, tout homme a droit, sur son passage,
De venir lui cracher sa sentence au visage,
Et de prendre une épée, une hache, un couteau ! … -
Pardieu ! j'étais laquais ! quand je serai bourreau ?
LA REINE
Vous n'allez pas frapper cet homme ?
RUY BLAS
Je me blâme
D'accomplir devant vous ma fonction, madame,
Mais il faut étouffer cette affaire en ce lieu.
Il pousse don Salluste vers le cabinet
- C'est dit, monsieur ! allez là-dedans prier Dieu !
DON SALLUSTE
C'est un assassinat
RUY BLAS
Crois-tu ?
DON SALLUSTE, désarmé, et jetant un regard plein de rage autour de lui
Sur ces murailles
Rien ! pas d'arme !
à Ruy Blas
Une épée au moins !
RUY BLAS
Marquis ! tu railles !
Maître ! est-ce que je suis gentilhomme, moi ?
Un duel ! fi donc ! je suis un de tes gens à toi,
Valetaille de rouge et de galons vêtue,
Un maraud qu'on châtie et qu'on fouette, - et qui tue !
Oui, je vais te tuer, monseigneur, voit-tu bien ?
Comme un infâme ! comme un lâche ! comme un chien !
LA REINE
Grâce pour lui !
RUY BLAS, à la reine, saisissant le marquis
Madame, ici chacun se venge.
Le démon ne peut être sauvé par l'ange !
LA REINE, à genoux
Grâce !
DON SALLUSTE, appelant
Au meurtre ! au secours !
RUY BLAS, levant l'épée
As-tu bientôt fini ?
DON SALLUSTE, se jetant sur lui en criant
Je meurs assassiné ! Démon !
RUY BLAS, le poussant dans le cabinet
Tu meurs puni !
Ils disparaissent dans le cabinet, dont la porte se referme sur eux
Un moment de silence.Rentre Ruy blas, pâle, sans épée.
Texte C
Ni vous ni personne ne saurez rien,
sauf que cette fois Solange est allée jusqu'au
bout. Vous la voyez vêtue de rouge. Elle va
sortir.
Solange se dirige vers la fenêtre, l'ouvre et
monte sur le balcon. Elle dira, le dos au
public, face à la nuit, la tirade qui suit. Un
vent léger fait bouger les rideaux.
Sortir. Descendre le grand escalier : la police
l'accompagne. Mettez-vous au balcon pour la
voir marcher entre les pénitents noirs. Il est
midi. Elle porte alors une torche de neuf livres.
Le bourreau la suit de près. A l'oreille il lui
chuchote des mots d'amour. Le bourreau m'ac
compagne, Claire! Le bourreau m'accompagne!
(Elle rit.) Elle sera conduite en cortège par
toutes les bonnes du quartier, par tous les
domestiques qui ont accompagné Claire à sa
dernière demeure. (Elle regarde dehors.) On
porte des couronnes, des fleurs, des oriflammes,
des banderoles, on sonne le glas. L'enterrement
déroule sa pompe. Il est beau, n'est-ce pas ?
Viennent d'abord les maîtres d'hôtel, en frac,
sans revers de soie. Ils portent leurs couronnes.
Viennent ensuite les valets de pied, les laquais
en culottes courte et bas blancs. Ils portent
leurs couronnes. Viennent ensuite les valets de
chambre, puis les femmes de chambre portant
nos couleurs. Viennent les concierges, viennent
encore les délégations du ciel. Et je les conduis.
Le bourreau me berce. On m'acclame. Je suis
pâle et je vais mourir.
Elle rentre.
Que de fleurs ! On lui a fait un bel enterre
ment, n'est -ce pas ? Claire! (Elle éclate en
sanglots et s'effondre dans un fauteuil … Elle se
relève.) Inutile, madame, j'obéis à la police. Elle
seule me me comprend. Elle aussi appartient au
monde des réprouvés.
Accoudée au chambranle de la porte de la
cuisine, depuis un moment, Claire, visible
seulement du public, écoute sa sœur.
Maintenant, nous sommes mademoiselle
Solange Lemercier. La femme Lemercier. La
Lemercier. La fameuse criminelle.
Donc pour la première question je voulais faire 2 paragraphes, le 1er paragraphe porterait sur la mise en avant des personnages qui veulent se venger et mon second paragraphe porterait sur la fin tragique de chacun de ses dénouement par la mort d'un personnage.
Mes 2 paragraphes sont correctes où je dois changer? :s
Par contre pour la seconde question, je ne vois pas du tout où ma professeur veut en venir. Pourriez-vous me l'expliquer et me dire en gros ce qu'elle attend comme type de réponse?
Merci d'avance pour votre aide ! 🙂
Donc pour la première question je voulais faire 2 paragraphes, le 1er paragraphe porterait sur la mise en avant des personnages qui veulent se venger et mon second paragraphe porterait sur la fin tragique de chacun de ses dénouement par la mort d'un personnage.
Je commencerais par le second paragraphe.
Je ne parlerais pas de vengeance mais de jugement. Dans les trois textes, justice est rendue et exécutée.
En quoi sont-ils malgré cela représentatifs d'une évolution des formes théâtrales du XVIIè au XXèS?
Ce qu'on attend de toi est de montrer comment les conventions théâtrales ont évolué pour évoquer ou montrer la mort en scène : de la bienséance classique au mélange des genres romantique pour finir par la trivialité moderne…
Ah d'accord, c'est beaucoup plus claire ! Merci beaucoup pour ton aide, je vais pouvoir enfin démarrer ce corpus ! 🙂
Merci encore ! 🙂