Bonjour,
j'ai un corpus à faire sur 4 textes et j'ai déjà réussi à répondre à ma premiere question. En revanche ma deuxième question porte sur les stratégies argumentatives utilisees par les auteurs et il y a un seul texte ou j'avoue ne pas avoir cerner si c'est de la persuasion ou de la conviction et pourquoi ?
Voici le texte, en esperant que vous pourrez m'éclairer :
(Rousseau, Emile ou de l'éducation, livre cinq "Sophie ou la femme" 1762)
j'ai un corpus à faire sur 4 textes et j'ai déjà réussi à répondre à ma premiere question. En revanche ma deuxième question porte sur les stratégies argumentatives utilisees par les auteurs et il y a un seul texte ou j'avoue ne pas avoir cerner si c'est de la persuasion ou de la conviction et pourquoi ?
Voici le texte, en esperant que vous pourrez m'éclairer :
(Rousseau, Emile ou de l'éducation, livre cinq "Sophie ou la femme" 1762)
La femme et l’homme sont faits l’un pour l’autre, mais leur mutuelle dépendance n’est pas égale : les hommes dépendent des femmes par leurs désirs ; les femmes dépendent des hommes et par leurs désirs et par leurs besoins ; nous subsisterions plutôt sans elles qu’elles sans nous. Pour qu’elles aient le nécessaire, pour qu’elles soient dans leur état, il faut que nous le leur donnions, que nous voulions le leur donner, que nous les en estimions dignes ; elles dépendent de nos sentiments, du prix que nous mettons à leur mérite, du cas que nous faisons de leurs charmes et de leurs vertus. Par la loi même de la nature, les femmes, tant pour elles que pour leurs enfants, sont à la merci des jugements des hommes : il ne suffit pas qu’elles soient estimables, il faut qu’elles soient estimées ; il ne leur suffit pas d’être belles, il faut qu’elles plaisent ; il ne leur suffit pas d’être sages, il faut qu’elles soient reconnues pour telles ; leur honneur n’est pas seulement dans leur conduite, mais dans leur réputation, et il n’est pas possible que celle qui consent à passer pour infâme puisse jamais être honnête. L’homme, en bien faisant, ne dépend que de lui-même, et peut braver le jugement public ; mais la femme en bien faisant, n’a fait que la moitié de sa tâche, et ce que l’on pense d’elle ne lui importe pas moins que ce qu’elle est en effet. Il suit de là que le système de son éducation doit être à cet égard contraire à celui de la nôtre : l’opinion est le tombeau de la vertu parmi les hommes, et son trône parmi les femmes.J'ai pensé à la persuasion tout d'abord à cause des mots comme 'sentiments' 'mérite' 'vertus' c'est à dire des valeurs et donc une des caractéristiques de la persuasion. Mais en même temps vu qu'il y a la présence de 'par la loi même de la nature' j'ai pensé à la conviction donc je ne sais pas.
De la bonne constitution des mères dépend d’abord celle des enfants ; du soin des femmes dépend la première éducation des hommes ; des femmes dépendent encore leurs mœurs, leurs passions, leurs goûts, leurs plaisirs, leur bonheur même. Ainsi toute l’éducation des femmes doit être relative aux hommes. Leur plaire, leur être utiles, se faire aimer et honorer d’eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce : voilà les devoirs des femmes dans tous les temps, et ce qu’on doit leur apprendre dès leur enfance. Tant qu’on ne remontera pas à ce principe, on s’écartera du but, et tous les préceptes qu’on leur donnera ne serviront de rien pour leur bonheur ni pour le nôtre.



