C'est là qu'il faut différencier. Pour la grosse majorité, une petite incursion dans la langue suffira. Comment ne pas s'interroger sur l'utilité réelle de l'apprentissage du latin chez ceux qui déclarent naïvement, au bout d'un an d'une étude progressive et raisonnée de quelques déclinaisons : "Les déclinaisons, c'est je-tu-il-nous-vous-ils, c'est ça ?" ou dont les compétences lexicales, après quatre années d'étude de l'anglais, ne dépassent pas "I love to eat a glass on the beach".
D'un autre côté, il m'est arrivé d'avoir un jour un élève qui aimait la grammaire pour la grammaire ; il passait pour un pervers, mais pourquoi pas ? J'ai tenté de combler ses attentes en lui donnant un programme pour le faire travailler seul…
Par contre, tous les Cinquièmes ou presque peuvent être rendus sensibles à la poésie des traductions de Victor Bérard et s'intéresser aux aventures d'Ulysse, patiemment consignées dans un document vidéo.
Presque tous aussi peuvent prendre intérêt à plaider pour ou contre l'attitude d'Énée plaquant Didon.
Ceux qui plaident contre ne savent pas lire le texte (traduit !), c'est l'occasion de leur apprendre car en français non plus, cela ne va pas de soi.
Tous peuvent retenir, dans la langue originale, un fragment de l'une des Catilinaires en comprenant à peu près ce qu'ils disent.
Tous peuvent essayer de déchiffrer les inscriptions pompéiennes les plus abordables à l'aide de notes qui les invitent à faire une recherche réelle.
etc…
Mais orchestrer tout cela, c'est difficile… Malgré tout, c'est ce qui me fait un peu regretter le collège.
D'un autre côté, il m'est arrivé d'avoir un jour un élève qui aimait la grammaire pour la grammaire ; il passait pour un pervers, mais pourquoi pas ? J'ai tenté de combler ses attentes en lui donnant un programme pour le faire travailler seul…
Par contre, tous les Cinquièmes ou presque peuvent être rendus sensibles à la poésie des traductions de Victor Bérard et s'intéresser aux aventures d'Ulysse, patiemment consignées dans un document vidéo.
Presque tous aussi peuvent prendre intérêt à plaider pour ou contre l'attitude d'Énée plaquant Didon.
Ceux qui plaident contre ne savent pas lire le texte (traduit !), c'est l'occasion de leur apprendre car en français non plus, cela ne va pas de soi.
Tous peuvent retenir, dans la langue originale, un fragment de l'une des Catilinaires en comprenant à peu près ce qu'ils disent.
Tous peuvent essayer de déchiffrer les inscriptions pompéiennes les plus abordables à l'aide de notes qui les invitent à faire une recherche réelle.
etc…
Mais orchestrer tout cela, c'est difficile… Malgré tout, c'est ce qui me fait un peu regretter le collège.