Voltaire, Zadig, chapitre 6 - Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois…

Entraide scolaire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour

J'ai un commentaire a faire sur zadig ou la destinée (ministre) mais le commentaire ne comporte pas sur l'ensemble du texte seulement de la ligne 16 à 43. Je ne trouve pas de plan, car je fais un plan linéaire, je suis bloqué pourriez vous m'aidez.

SVP

recherche personnelle:

I)idée de zadig
II)jugement de zadig

texte (ligne 16 à 43):

Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois, et ne fit sentir à personne le poids de sa dignité. Il ne gêna point les voix du divan, et chaque vizir pouvait avoir un avis sans lui déplaire. Quand il jugeait une affaire, ce n'était pas lui qui jugeait, c'était la loi ; mais quand elle était trop sévère, il la tempérait ; et quand on manquait de lois, son équité en faisait qu'on aurait prises pour celles de Zoroastre.
C'est de lui que les nations tiennent ce grand principe : qu'il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent. Il croyait que les lois étaient faites pour secourir les citoyens autant que pour les intimider. Son principal talent était de démêler la vérité, que tous les hommes cherchent à obscurcir.
Dès les premiers jours de son administration il mit ce grand talent en usage. Un fameux négociant de Babylone était mort aux Indes ; il avait fait ses héritiers ses deux fils par portions égales, après avoir marié leur sœur, et il laissait un présent de trente mille pièces d'or à celui de ses deux fils qui serait jugé l'aimer davantage. L'aîné lui bâtit un tombeau, le second augmenta d'une partie de son héritage la dot de sa sœur ; chacun disait : « C'est l'aîné qui aime le mieux son père, le cadet aime mieux sa sœur ; c'est à l'aîné qu'appartiennent les trente mille pièces. »
Zadig les fit venir tous deux l'un après l'autre. Il dit à l'aîné : « Votre père n'est point mort, il est guéri de sa dernière maladie, il revient à Babylone. - Dieu soit loué, répondit le jeune homme ; mais voilà un tombeau qui m'a coûté bien cher ! » Zadig dit ensuite la même chose au cadet. - « Dieu soit loué, répondit-il, je vais rendre à mon père tout ce que j'ai ; mais je voudrais qu'il laissât à ma sœur ce que je lui ai donné. - Vous ne rendrez rien, dit Zadig, et vous aurez les trente mille pièces : c'est vous qui aimez le mieux votre père. »
MERCI D'AVANCE
Bonjour Lycéenne,

J'ai supprimé ton rappel, ils sont interdits.

Tes pistes de travail personnel me semblent très "légères"… il faudrait que tu approfondisses ton texte et que tu reviennes avec une recherche plus riche…

Muriel
Bonjour, j'ai besoin de votre aide pour commenter un extrait de "zadig ou la destinée" de Voltaire :
Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois, et ne fit sentir à personne le poids de sa dignité. Il ne gêna point les voix du divan, et chaque vizir pouvait avoir un avis sans lui déplaire. Quand il jugeait une affaire, ce n'était pas lui qui jugeait c'était la loi; mais quand elle était trop sévère,il la tempérait; et quand on manquait de lois, son équité en faisait qu'on aurait prises pour celles de Zoroastre.
C'est de lui que les nations tiennent ce grand principe: qu'il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent. Il croyait que les lois étaient faites pour secourir les citoyens autant que pour les intimider. Son principal talent était de démêler la vérité, que les hommes cherchent à obscurcir. Dès les premiers jours de son administration il mit ce grand talent en usage. Un fameux négociant de Babylone était mort aux Indes ; il avait fait ses héritiers ses deux fils par portions égales, après avoir marié leur sœur, et il laissait un présent de trente mille pièces d'or à celui de ses deux fils qui serait jugé l'aimer d'avantage. L'aîné lui bâtit un tombeau, le second augmenta d'une partie de son héritage la dot de sa soeur; chacun disait: " C'est l'aîné qui aime le mieux son père; le cadet aime mieux sa soeur; c'est à l'aîné qu'appartiennent les trente mille pièces."
Zadig les fit venir tous deux l'un après l'autre. Il dit à l'aîné: "votre père n'est point mort il est guéri de sa dernière maladie, il revient à Babylone._ Dieu soit loué, répondit le jeune homme; mais voilà un tombeau qui m'a coûté bien cher !" Zadig dit ensuite la même chose au cadet. "Dieu soit loué, répondit-il; je vais rendre à mon père tout ce que j'ai; mais je voudrais qu'il laissât à ma soeur ce que je lui ai donné._ Vous ne rendrez rien, dit Zadig, et vous aurez les trente mille pièces: c'est vous qui aimez le mieux votre père."
après avoir marié leur soeur ? Elle est mariée quand le père est mort ? OU les fils recevront l'héritage quand elle sera mariée, je n'ai pas compris.

J'ai des problèmes au niveau du vocabulaire technique.
Peut on dire que le début du texte est un portrait de Zadig ? Parce qu'on nous décrit sa façon d'agir et de penser.. Mais ce n'est pas que lui en personne. Peut on dire que c'est un passage descriptif ? tout simplement ? Qui décrit sa façon d'agir jusque " obscurcir".. Ou est ce que c'est plutôt narratif ?
L'histoire du négociant est comme " emboitée " dans celle de Zadig, est ce que cela porte un nom particulier ? "histoire emboitée " c'est bon ?

Dans l'histoire du négociant, les paroles sont rapportées au style direct, je ne pense pas que ce soit anodin, si ? On dirait que même l'histoire sert à illustrer la manière d'agir de Zadig…

En fait je ne suis pas sure de comprendre l'interêt de cet extrait vous pouvez m'aider ?
Bonjour,

Regarde cette page du site ici.

Tu comprendras mieux les intentions de Voltaire.

Zadig est un sage, c'est en fait une image du philosophe des Lumières qui entend appuyer son action sur l'usage de la raison.

Dans cet extrait, Voltaire parodie la Bible qui illustrait par des anecdotes la sagesse légendaire de Salomon.

Pour répondre à tes questions :
il s'agit d'un portrait en action,
l'histoire rapportée est une illustration.
Merci !

J'ai finis par mettre dans un grand axe qu'on avait une présentation générale de Zadig,
on nous le présente comme ouvert d'esprit et simple:
"ne fit sentir à personne le poids de sa dignité" => modeste
"l ne gêna point les voix du divan, et chaque vizir pouvait avoir un avis sans lui déplaire." => ouverture d'esprit

on nous le présente comme étant droit:
"ce n'était pas lui qui jugeait c'était la loi"
"autant que pour les intimider." => les gens doivent donc craindre et respecter la loi.

et surtout on nous le présente comme étant sage et juste
"son équité en faisait qu'on aurait prises pour celles de Zoroastre."
"quand elle était trop sévère,il la tempérait;" => juste car si une loi est TROP sévère, elle n'est pas juste ?

dans un deuxième axe,l'histoire emboitée dans l'histoire de zadig illustre le " grand talent" de Zadig.

je pensais faire un plan du genre :
introduction de l'histoire
Ce que les fils font après la mort du père
Le jugement de zadig ( rapprochement avec celui de Salomon )

J'ai aussi remarqué que rien dans la présentation de Zadig n'avait de caractère péjoratif.
Peut-on parler d'éloge de Zadir ?

Est-ce que j'ai compris l'extrait maintenant ou non ?
Oui, tu as compris.
Il est simplement dommage que tu n'aies pas présenté Zadig comme un héros philosophique.
je vois un tout petit peu la critique maintenant, mais je ne comprends pas du tout ce qu'il y a de " philosophique" , peut être parce qu'en première je ne sait pas reconnaitre ce qui est philosophique ou non. D'ailleurs la "philosophie" c'est bien vague, qu'est ce que c'est ?
Il s'agit de la philosophie des Lumières.
De même que la Renaissance s'incarne dans « l'humaniste», et le XVIIe siècle dans l'honnête homme, le siècle des Lumières a son idéal, le philosophe. Son portrait, tracé dans l'Encyclopédie par Dumarsais, permet de dégager quelques traits caractéristiques.
Contrairement aux philosophes pris par les spéculations abstraites ou métaphysiques, il est un homme « de terrain», intégré à son époque, menant une vie sociale active. Détenant, par sa formation et par sa curiosité d'esprit, une culture humaniste qui s'enracine dans l'Antiquité mais s'ouvre largement aux problèmes de son siècle, il est capable d'analyser les problèmes socioculturels de son temps. Homme de réflexion, d'action et d'expression, il sait utiliser les lieux (salons, cafés) et les armes de la critique en adaptant les genres existants, comme les lettres ou les essais, ou en en créant de nouveaux, comme les dictionnaires.
C'est un intellectuel engagé qui intervient dans la société, un « honnête homme qui agit en tout par raison » (Encyclopédie), « qui s'occupe à démasquer des erreurs » (Diderot), « celui dont la profession est de cultiver sa raison pour ajouter à celle des autres » un défenseur des droits de l'humanité, opposé au despotisme et au fanatisme.
Bravant la censure, l'exil, il assume ses responsabilités de penseur engagé, mettant ses qualités et sa notoriété au service d'un nouvel humanisme.
je suis en première et j'ai aussi un commentaire composé à faire sur ce meme passage.J'ai relevé beaucoup de procédés mais je ne sais leur apelation. Par exemple cette citation "il vaut mieux hasader de sauver un coupable que de condamner un innocent" j'ai l'impression qu'il s'agit d'une anthitèse mais je ne suis pas sur. je trouve de nombreuses oppositions…
Cependant je n'arrive pas a dégager un plan avec des sous parties.
Bonjour Sophieange,

Il s'agit en effet d'une antithèse, procédé souvent retenu dans les maximes.
Pour le plan, as-tu lu les messages qui précèdent ?
Merci je suis rassurée. J'ai lu ce qui précède et c'est exactement ce que j'ai trouvé mais formulé d'une autre manière. Quand je trouve les grandes parties je ne trouve pas les sous parties et inversement. Mon problème n'est pas le manque d'idées mais le "classement".
Salut je dois chercher des citations,procédés et l'analyses didactique de il fit sentir…tu épousera sa mère.