Sartre, Qu’est-ce que la littérature ? - Comprendre le langage poétique

Entraide scolaire

20 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Ma professeur de français m'a donné un exercice à faire, visant à "Comprendre le langage poétique".
Il s'agit d'un extrait du livre de Jean-Paul Sartre, "Qu'est-ce que la littérature?".
Je vous mets ci-dessous un scanne de cet exercice :



Je ne comprends pas du tout la première question à la base, je ne comprends pas ce qu'il m'est demandé!

Merci de votre future aide, au revoir 🙂
Bonjour,

Dans la 1re partie, Sartre joue sur l'alliance entre les sons et les sens, il décompose le mot Florence, puis il travaille la polysémie, les associations d'idées…
La 2de partie joue sur le souvenir transformé et réinterprété.
Tout cela repompe la section Noms de pays de la Recherche.
Merci beaucoup pour votre réponse, j'avais bien discerné les deux parties, mais je n'arrivais pas à mettre des mots sur ce que Sartre faisait dedans!

Je voudrais vous demander votre avis sur ma réponse à la seconde question; sur cette question, j'ai compris qu'il fallait que je dise, par exemple que Florence était bien une ville, bien un nom féminin, une fleur, que c'était bien une ville extrêmement fleurie… etc ! Et qu'il faut après, que je justifie les affirmations présentes dans les phrases suivantes! Avez vous pensé à la même chose? Est-ce que je vais sur la bonne voie?

Pour la troisième et dernière question, je ne vois aucune ressemblance avec le texte "Mon rêve familier" de Verlaine, et je ne vois pas de procédé du langage poétique…

Merci pour vos réponses!
Florence est bien une ville, un prénom féminin. Mais ce n'est pas une fleur. le nom italien Firenze n'a aucun lien étymologique avec la racine latine flor (fleur). C'est une élucubration sartrienne, un jeu sur les mots…

La ressemblance avec le poème verlainien réside dans le souvenir flou d'une femme aimée.
Merci beaucoup pour votre aide! Savez vous comment appelle-t-on une figure de style qui consiste à faire des jeux de mots, comme Robert Desnos dans l'Elégant Cantique de Salomé Salomon avec "Aime haine; et n'aime; haine aime;aimai ne" ?
C'est une forme de la paronomase.
Un calembour, non ?
Bonjour,
Est-ce-que quelqu'un pourrait m'aider pour la question c)? Je ne vois pas du tout quels procédés l'auteur utilise pour la dernière phrase. Dans la première partie du texte l'auteur parle de l'importance des sons et de sens des mots, et j'ai donc pensé qu'il pourrait avoir un lien avec cela, mais je suis totalement perdue…
Merci d'avance
L'exercice est en lien ci-dessous.
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Bonjour leonorlbarreto,
Déjà, si vous considérez la fin du poème de Verlaine, vous pourrez constater une ressemblance stylistique : laquelle ?
Je n'ai aucune idée…La seule ressemblance que je remarque est la répétition de "et", mais je ne suis pas très sûre que ce soit cela…


PS: Au niveau des procédés utilisés dans la dernière phrase du texte de J-P Sartre, j'ai remarqué que "longue" ressemble phonétiquement à "long gant" et que cela peut-être intentionné de la part de l'auteur . Suis-je dans la bonne voie?
j'ai tout oublié, sauf qu'elle était longue comme un long gant de bal et toujours un peu lasse et toujours chaste, et toujours mariée et incomprise, et que je l'aimais, et qu'elle s'appelait Florence
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.



Paul Verlaine (Poèmes saturniens)
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
J'ai tout oublé

La comparaison ("Comme ceux des aimés que la vie exila." / "comme un long gant" )
L'énumération d'adjectifs …
Merci beaucoup! Au niveau des ressemblances phonétiques et des plusieurs sens possibles, n'y a-t-il rien?
On / ou
Je / Elle
Je n'ai pas bien compris ce que vous voulez dire par cela…
Lis à haute voix les deux extraits et repère les sons "ou"/"on" …
Note les occurrences de Je et Elle
Ah! Merci beaucoup! Y a-t-il d'autres procédés du langage poétique dans la dernière phrase de l'extrait de Sartre mais qui ne figurent pas dans le poème de Verlaine?
Le rythme ternaire avec "toujours".
Harmonie imitative avec "longue", "long" …
C'est à cela que j'avais pensé! Merci infiniment!
Une dernière question, l'harmonie imitative dont vous avez parlé sert-elle à montrer l'élegance de la femme décrite?