Explications d’un argument - Pour en finir avec Dieu - Richard Dawkins

Littérature

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir tout le monde

en ce moment, je lis "Pour en finir avec Dieu" de Richard Dawkins

Pour situer le contexte, il reprends les arguments les plus courants, et les analyse, pour démontrer la faible probabilité de l'existence de Dieu.

Cela dit, une de ses explications m'échappe, et je souhaiterais savoir si quelqu'un pouvait m'aider a y voir plus clair.

Il parle de l'argument ontologique de Anselme de Cantorbéry et dit :
Il est possible, disait Anselme, de concevoir un être tel que rien de plus grand ne peut être conçu. Même un Athée peut concevoir un être aussi exceptionnel, quitte à en nier l'existence dans le monde réel. Mais, dit l'argument, l'être qui n'existe pas dans le monde réel est, de ce fait, moins que parfait. Nous voilà donc devant une contradiction et, pschitt, Dieu existe !
je comprends la démarche à suivre, mais je ne comprends pas la fin, qui est un gros raccourcis ( et pschiit, dieu existe ! )

Quelqu'un peut il m'expliquer le lien entre le fait de pouvoir imaginer un être, au final imparfait, et la pseudo existence de Dieu ?

Je n'arrive pas a comprendre cet argument :/

merci d'avance !
Les derniers mots dénoncent ironiquement la déduction que Dawkins juge hâtive.
Quelle est cette déduction ?
Si l'on peut concevoir théoriquement un être parfait, il ne saurait être parfait si on lui dénie l'existence, l'être.
Ok mais ce que je comprends pas, que la conclusion logique devrait donc plutot être : dieu n'existe pas.

Au final il ne sait pas si l'être parfait existe, donc si ca se trouve, il existe, et est donc réellement parfait. Pourquoi on lui dénierai l’existence ?


Un peu plus loin, il reformule l'argument que je vous ai cité ci dessus, de façon plus illustré :
- J'te paris que j'peux prouver que Dieu existe.
- J'te parie que non.
- D'accord. Alors imagine la chose plus super super super parfaite.
- ouais. et maintenant ?
- Cette chose super super super parfaite est elle réelle ? Elle existe ?
- Non, elle est seulement dans ma tête.
- Mais si elle était réelle, elle serait encore plus parfaite, parce qu'une chose vraiment parfaite serait forcément mieux qu'une pauvre chose imaginaire. Alors, tu vois, j'tai prouvé que Dieu existe
malgrè ca, j'ai toujours du mal a suivre son raisonnement :<
La perfection absolue nécessite rationnellement l'existence sous peine de ne plus être parfaite.
On peut formuler d'une autre manière :
Nous sommes des êtres imparfaits qui n'avons pas en nous-mêmes notre propre raison d'exister.
Nous sommes donc obligés de recourir à un être parfait qui possède l'être en plénitude.
Il est possible, disait Anselme, de concevoir un être tel que rien de plus grand ne peut être conçu. Même un Athée peut concevoir un être aussi exceptionnel, quitte à en nier l'existence dans le monde réel. Mais, dit l'argument, l'être qui n'existe pas dans le monde réel est, de ce fait, moins que parfait. Nous voilà donc devant une contradiction et, pschitt, Dieu existe !
Il est simplement sous-entendu que le fait de ne pas exister est incompatible avec le fait d'être parfait : il est considéré qu'"exister" correspond en quelque sorte à un état plus parfait que "ne pas exister".
bah en fait, j'ai bien compris la première partie, à savoir : rien que le fait de ne pas exister, fait que l'être imaginé ne peut pas être parfait.

ok, jusque-là, je suis le raisonnement.

Ce que j'ai toujours du mal a comprendre, malgré les réponses pertinentes de Jean Luc, c'est le cheminement pour en arriver a la conclusion que Dieu existe.

Ok, l'être imaginé n'est pas parfait car il n'existe pas. S'il existe, alors ça veut dire qu'on peut le concevoir, le comprendre. Dieu étant parfait, j'imagine que la contradiction se fait à ce moment : si on n'est pas censé pouvoir comprendre Dieu, cela veut dire qu'il est inexistant. Parfait, mais non existant, donc au final pas parfait.

Mais en quoi cela prouve t-il son existence ???
On postule que Dieu est parfait.
Or le fait de ne pas exister ferait de lui un être imparfait.
Donc il existe.

Ou plus simplement encore : Dieu est parfait, donc il existe (car il est imparfait de ne pas exister).

Je crois qu'ainsi l'auteur montre que, justement, il n'y a pas vraiment d'argumentation pour "prouver" l'existence de Dieu.