Fiche synthétique sur le naturalisme
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Consigne de travail:
On me demande de:
_ Terminer la lecture du roman de Zola, Thérèse Raquin (c'est fait)
_Lire les pages du manuel consacrées au naturalisme : le chapitre 1, de la séquence 1 à 3 incluse (je ne sais pas comment faire une fiche synthétique, aidez moi)
_Répondre sur feuille à la question d'ensemble: quel est le projet littéraire de Zola qui se dégage de ces textes?
(je sais pas ce qu'il faut faire)
Je vous envoierais les textes après, pouvez-vous seulement m'aider pour l'instant pour le deuxième tiret merci
Bonjour, je veux bien mais sans les textes c'est un peu compliqué 🙂
Pour la fiche synthétique il me semble qu'il existe une fiche de méthode sur le site
Je vais t'envoyer les textes.
Pour une fiche synthétique sur un courant, tu peux classer : les dates, l'origine du nom, les objectifs de ce courant, ses principes d'écriture, les oeuvres et auteurs connus, la façon dont il a été accueilli…
Il faut trouver une organisation pour résumer l'essentiel.
On me demande de faire une fiche synthétique sur le naturalisme, mais je sais pas comment faire? merci de m'aider
On revient donc au point de départ ?… 😞
Ma professeur nous a dit :
_Lire les pages du manuel consacrées au naturalisme : le chapitre 1, de la séquence 1 à 3 incluse
_ Faire une fiche synthétique sur le naturalisme.
Je comprends pas ce qu'elle nous demande de faire?
Elle vous demande de résumer le manuel ! Extraire les informations les plus importantes, et négliger les autres : faire une synthèse, quoi !
Mais tu envisages de poser la question combien de fois ? :/
désolée.
en faite pour ma consigne : ( Répondre sur feuille à la question d'ensemble suivante: quel est le projet littéraire de Zola qui se dégage de ces textes? ) je comprends pas la question
Voici les textes:
Texte 1: extrait de la préface de Thérèse Raquin (1868) de Zola
Dans Thérèse Raquin, j'ai voulu étudier des tempéraments et non des caractères. Là est le livre entier.
J'ai choisi des personnages souverainement dominés par leurs nerfs et leur sang, dépourvus de libre arbitre, entraînés à chaque acte de leur vie par les fatalités de leur chair. Thérèse et Laurent sont des brutes humaines, rien de plus. J'ai cherché à suivre pas à pas dans ces brutes le travail sourd des passions, les poussées de l'instinct, les détraquements cérébraux survenus à la suite d'une crise nerveuse. Les amours des mes deux héros sont le contentement d'un besoin; le meurtre qu'ils commettent est une conséquence de leur adultère, conséquence qu'ils acceptent comme les loups acceptent l'assassinat des moutons; enfin, ce que j'ai été obligé d'appeler leurs remords, consiste en un simple désordre organique, en une rébellion du système nerveux tendu à se rompre. L'âme est parfaitement absente, j'en conviens aisément, puisque je l'ai voulu ainsi. On commence, j'espère, à comprendre que mon but a été un but scientifique avant tout. Lorsque mes deux personnages, Thérèse et Laurent, ont été créés, je me suis plu à me poser et à résoudre certains problèmes : ainsi, j'ai tenté d'expliquer l'union étrange qui peut se produire entre deux tempéraments différents, j'ai montré les troubles profonds d'une nature sanguine au contact d'une nature nerveuse. Qu'on lise le roman avec soin, on verra que chaque chapitre est l'étude d'un cas curieux de physiologie. En un mot, je n'ai eu qu'un désir : étant donné un homme puissant et une femme inassouvie, chercher en eux la bête, ne voir même que la bête, les jeter dans un drame violent, et noter scrupuleusement les sensations et les actes des ces êtres. J'ai simplement fait sur deux corps vivants le travail analytique que les chirurgiens font sur des cadavres.
Texte 2: Préface de La Fortune des Rougon (1871) de Zola
Je veux montrer comment une famille, un petit groupe d'êtres, se comporte dans une société, en s'épanouissant pour donner naissance à dix, à vingt individus qui paraissent, au premier coup d'œil, profondément dissemblables, mais que l'analyse montre intimement liés les uns aux autres. L'hérédité a ses lois, comme la pesanteur. Je tâcherai de trouver et de suivre, en résolvant la double question des tempéraments et des milieux, le fil qui conduit mathématiquement d'un homme à un autre homme. Et quand je tiendrai tous les fils, quand j'aurai entre les mains tout un groupe social, je ferai voir ce groupe à l'œuvre comme acteur d'une époque historique, je le créerai agissant dans la complexité de ses efforts, j'analyserai à la fois la somme de volonté de chacun de ses membres et la poussée générale de l'ensemble. Les Rougon-Macquart, le groupe, la famille que je me propose d'étudier a pour caractéristique le débordement des appétits, le large soulèvement de notre âge, qui se rue aux jouissances. Physiologiquement, ils sont la lente succession des accidents nerveux et sanguins qui se déclarent dans une race, à la suite d'une première lésion organique, et qui déterminent, selon les milieux, chez chacun des individus de cette race, les sentiments, les désirs, les passions, toutes les manifestations humaines, naturelles et instinctives, dont les produits prennent les noms convenus de vertus et de vices. Historiquement, ils partent du peuple, ils s'irradient dans toute la société contemporaine, ils montent à toutes les situations, par cette impulsion essentiellement moderne que reçoivent les basses classes en marche à travers le corps social, et ils racontent ainsi le second empire à l'aide de leurs drames individuels, du guet-apens du coup d'état à la trahison de Sedan.
Texte 3: extrait de l'oeuvre le Roman expérimental (1880) de Zola
Dans l'étude d'une famille, d'un groupe d'êtres vivants, je crois que le milieu social […] une importance capitale. Un jour, la physiologie nous expliquera sans doute le mécanisme de la pensée et des passions ; nous saurons comment fonctionne la machine individuelle de l'homme, comment il pense, comment il aime, comment il va de la raison à la passion et à la folie ; mais ces phénomènes, ces faits du mécanisme des organes agissant sous l'influence du milieu intérieur, ne se produisent pas au dehors isolément et dans le vide. L'homme n'est pas seul, il vit dans une société, dans un milieu social, et dés lors pour nous, romanciers, ce milieu social modifie sans cesse les phénomènes. Même notre grande étude est là, dans le travail réciproque de la société sur l'individu et de l'individu sur la société. Pour le physiologiste, le milieu extérieur et le milieu intérieur sont purement chimiques et physiques, ce qui lui permet d'en trouver les lois aisément. Nous n'en sommes pas à pouvoir prouver que le milieu social, n'est, lui aussi, que chimique et physique. Il l'est à coup sûr, ou plutôt il est le produit variable d'un groupe d'êtres vivants, qui, eux, sont absolument soumis aux lois physiques et chimiques qui régissent aussi bien les corps vivants que les corps brut. Dès lors, nous verrons qu'on peut agir sur le milieu social, en agissant sur les phénomènes dont on se sera rendu maître chez l'homme.
Texte 4: préface de L'Assommoir (1877) de Zola
J'ai voulu produire la déchéance fatale d'une famille ouvrière, dans le milieu empesté de nos faubourgs. Au bout de l'ivrognerie et de la fainéantise, il y a le relâchement des liens de la famille, les ordures de la promiscuité, l'oubli progressif des sentiments honnêtes, puis comme dénouement, la honte et la mort. C'est de la morale en action, simplement. […] C'est une oeuvre de vérité, le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple. Et il ne faut point conclure que le peuple tout entier est mauvais, car mes personnages ne sont pas mauvais, ils ne sont qu'ignorants et gâtés par le milieu de rude besogne et de misère où ils vivent.
Merci de votre aide, car je ne comprends pas la question et les textes.
Je fais remonter ton sujet…
Merci d'avoir affiché les textes.
Tu n'y comprends vraiment rien du tout ?
Je comprends juste qu' en gros on me demande le point commun des extraits,
et de la je conclus son projet littéraire dans quel but il a fait ces oeuvres
Ne trouves-tu pas que lorsque Zola expose son intention et ses méthodes, cela ressemble à une expérimentation scientifique ? C'est de ce côté-là qu'il faut chercher…
vous me conseillez de faire texte par texte avant et ensuite de rassembler le point commun?
Il faut t'aider justement de tes pages sur le courant naturaliste : quelles nouvelles idées introduit Zola par rapport au réalisme qui existait déjà ? Quel est son but ? Comment s'y prend-t-il ?
Ensuite, relève dans tes 4 extraits les phrases clés, où il explique vraiment ce qu'il veut faire.
exemple pour le premier :
"j'ai voulu étudier des tempéraments " "mon but a été un but scientifique avant tout" "j'ai tenté d'expliquer l'union étrange qui peut se produire entre deux tempéraments différents" "chaque chapitre est l'étude d'un cas curieux de physiologie"--> il a choisi deux personnages au tempérament très particulier, les a placé dans une situation bien précise, et a analysé à la manière d'un médecin, d'un scientifique, ce qui pouvait arriver, à quoi cela pourrait conduire (dans ce roman cela les conduit à commenttre un meurtre en l'occurence)
Un conseil : va voir sur n'importe quel site une définition simplifiée du naturalisme pour y voir plus clair au départ (pourquoi pas Wikipédia ?)
Le naturalisme
Le mouvement naturaliste a fait son apparition en France vers 1860, il est considéré comme l'héritier du réalisme. Les écrivains étudient et observent la nature des individus ainsi que l' influence de l'héridité et du milieu sur leur évolution. Pour cela, le romancier mène une enquête, donc il se rend sur les lieux de l'action, prend des notes détaillées établit des croquis qui serviront ensuite de guides à ses descriptions. Les grands principes du mouvement sont les suivants, peindre et représenter la société en explorant tous les milieux par toutes les catégories sociales dont les ouvriers, les employés de maison, les banquiers, les prostitués deviennent des sujets d'étude, par exemple, dans Germinal, Zola décrit la vie des mineurs mais aussi la vie d'une blanchisseuse et la vie d'un ouvrier zingueur dans l'Assommoir.Les naturalistes ne cherchent pas à idéaliser leurs personnages mais plutôt à les représenter avec leurs mauvais côtés comme par exemple Gervaise, l'héroïne de L'Assomoir boîte et en plus de cela hérite d'une tare parentale qui accélére sa lente descente vers l'alcoolisme. Un autre grand principe du mouvement est de donner l'illusion de la réalité par des descriptions appliquées et documentées comme par exemple Zola recense tous les détails des lieux qui serviront de cadre au roman dans "ses carnets d'enquêtes", ensuite par l'emploi d'un vocabulaire qui est propre à tel milieu par exemple dans sa nouvelle "sac au dos" Huysmans se moque de son infirmier comme le font les militaires puis par des portraits réalistes et psychologiques des personnages comme par exemple Maupassant décrit avec application la soif aggressive de Georges Duroy dans "Bel-Ami", ensuite par l'emploi de détails très réalistes comme par exemple Maupassant reproduit le patois et les comportement de paysans dans une bourgade de Normandie tout en observant avec précision et enfin par le refus catégorique de l'autocensure car les naturalistes sont indifférents à toute forme de morale idéaliste et enfin dernier principe, qui est de s'appuyer sur une démarche scientifique, chaque personnage devient un cobaye à étudier pour les naturalistes comme par exemple, Zola analyse les crises qui empoisonnent l'existence de Claude Lantier et l'empêche de créer et dans Germinie Lacerteux c'est une jeune femme dévorée par la tuberculose et l'hystérie que les frères Goncourt "étudient".
Le mouvement mené par Emile Zola compte des écrivains et artistes soucieux de vraisemblance faisant des réalités quotidiennes, le sujet de leur oeuvre. Les plus célèbres sont les frères Goncourt, Maupassant, Huysmans ou Tolsoï. Le roman permet aux naturalistes de suivre l'itinéraire des héros et le théâtre, permet de fouiller le fond de l'âme humaine.
Le mouvement mené par Emile Zola compte des écrivains et artistes soucieux de vraisemblance faisant des réalités quotidiennes, le sujet de leur oeuvre. Les plus célèbres sont les frères Goncourt, Maupassant, Huysmans ou Tolsoï.
Petites erreurs : Tolstoï est un écrivain russe, il n'a rien à voir avec la littérature française.
Les Goncourt ne sont pas menés par Zola, ils sont ses aînés et proclament que l'idée vient d'eux. Pour eux, Zola n'est que leur copieur.
Mais dans mon manuel c'est écrit : " Le mouvement naturaliste, mené par Emile Zola, compte des écrivains et artistes soucieux de vraisemblance, faisant des réalités quotidiennes le sujet de leur oeuvre. Les plus célèbres sont les frères Goncourt, Maupassant, Huysmans ou Tolsoï"
Ah, c'est donc un texte de ton manuel ?
Tolstoï, pas Tolsoï.
Voilà ce que j'ai trouvé pour le texte 2:
S’inspirant des recherches scientifiques de son temps , le romancier se définit lui-même comme un savant dont l’oeuvre et les personnages obéissent à des lois qu’il expérimenteet vérifie. Zola insiste sur les découvertes récentes relatives à l’hérédité, parce qu’il abesoin de cette dimension scientifique qui constitue une part essentielle de l’imaginaire du projet et de l’écriture des Rougon-Macquart. C’est par cette dimension scientifique que la fresque de Zola fait écho à celle de Balzac, inspiré quant à lui par les travaux de Buffon, de Lamarck et de Ligné. En effet, chacun des romans de Zola est l’occasion d’examiner la généalogie d’une famille, les conséquences d’un même patrimoine génétique, transmis de génération en génération, et modifié par l’influence du milieu social dans lequel les personnages évoluent. Il compare
donc avec force les découvertes liées à l’hérédité avec celles incontestées de la pesanteur dans une sorte de foi absolue et sans réserve.
Selon Zola, les lois de l’hérédité ne peuvent se vérifier qu’associées pleinement à un milieu historique et social. C’est au sein de la société du Second Empire (1851-1870) que se développe la fresque des Rougon-Macquart. Les « vingt individus » que met en scène cette fresque évoluent ainsi au sein d’une société fortement caractérisée. Zola y revient à plusieurs reprises, « dans une société », ligne 2 ; « tout un groupe social », ligne 7. De la ligne 17 à la ligne 21, le préfacier souligne cette inscription de ses personnages au sein d’une société en plein renouveau, dont ils font l’histoire à travers leurs propres tribulations. C’est « à travers le corps social » (l. 19-20) que se croisent l’ensemble des destins individuels des personnages qui prennent naissance avec le coup d’État du Second Empire et s’achèvent avec lui. La débâcle de Sedan, qui vient d’avoir lieu au moment où Zola écrit sa Préface, donne ainsi raison au romancier et fixe définitivement le cadre historique et social de son oeuvre romanesque.
Les termes scientifiques sont présents tout au long de la Préface, dans la mesure où Zola se présente lui-même comme un chercheur en quête d’une solution au double problème de l’hérédité et du milieu. Le romancier veut « expliquer » (l. 1), il utilise « l’analyse » (l. 3), il se fixe un but scientifique : « je tâcherai de trouver et de suivre, en résolvant la double question des tempéraments et des milieux, le fil qui conduit mathématiquement d’un homme à un autre homme » (l. 5-6). Le savant est un démiurge dans son laboratoire, qui donne vie à ses créatures « je le créerai », ligne 8, pour en faire un objet d’analyse : « J’analyserai… » (l. 9). Il y revient encore dans le troisième paragraphe, en fixant clairement la ligne de ses recherches : « la famille que je me propose d’étudier » (l. 11). Le texte argumentatif prend alors la forme d’un rapport scientifique, marquant nettement les deux parties qui le constituent :
« Physiologiquement… » (l. 13 à 17), « Historiquement… » (l. 17 à 21). Le romancier se présente moins comme un écrivain habité par l’imagination et la poésie que comme un savant « rassemblant ses documents » pour en faire une démonstration.
Zola est tout entier présent dans sa Préface, d’un bout à l’autre. Définissant sa méthode et l’enjeu de son oeuvre, il s’inscrit avec force en tête de chaque paragraphe pour souligner sa détermination et sa conviction dans la construction de son projet : « Je veux expliquer » (l. 1),
« je tâcherai de trouver » (l. 5). Le « je » ainsi revient en position quasi anaphorique dans la longue phrase des lignes 6 à 10, où Zola manifeste toute sa volonté créatrice.