Bonsoir,
Après moultes recherches et comme je ne suis sur de rien je viens vous demander conseil,
Je dois faire une dissertation sur cette citation:
"J’aime mieux tes lèvres que mes livres"
j'ai de la peine a examiner ce sujet de façon critique et argumentée sans être incertain,
pourriez vous m'aider a partir sur la bonne voie s'il vous plaît?
merci d'avance!
Propose tout de même un début de réflexion…
Que t'inspire ce tes lèvres" préféré à "mes livres" ?
pourriez vous m'aider a partir sur la bonne voie s'il vous plaît?
voici ce que j'en tire pour l'instant…
pour déduire le sens de la phrase de manière contextuelle, parce que cette phrase peut être a double sens,
a savoir :
-tes lèvres sens amoureux,
-tes lèvres la parole
comme cette citation est de jacques prévert on peut en déduire plusieurs sens
mes livres que je possède (bibliothèque personnelle)
mes livres que j'ai écrit
partir sur le principe qu'il préfère une interaction de discution plutôt qu'une interaction avec le livre.
« Prévert écrit pour le cinéma. Et s’il aime mieux un film qu’un livre, c’est qu’il est captivé par ce qui passe, quand toujours un livre a l’air de dire : je suis là et j’y resterai. Je suis éternel, MOI »
mais je suis vraiment pas sur!
Personne?
Il y a de l'idée…
Mais tes réflexions finales sur la comparaison livre / cinéma me semblent hors sujet.
Je comprends cette assertion comme une préférence de la réalité à la fiction (romanesque) en particulier dans l'aventure amoureuse. Note la paronomase approximative entre "lèvres" et "livres" qui crée un phénomène d'écho…
merci,
je remercie beaucoup la personne qui a mis en ordre ce post et qui a edité le titre par la même occasion!
et je vais creuser dans l'idée de Jean-Luc merci!
Le jeu de mots "lèvres" "livres" qui se correspondent par une simple substitution de voyelle est certes ce qui attire immédiatement la lecture du ver. D'abord, il y a certes la dualité , l’opposition entre la réalité de la chair et l'idéal (ascétique ?) que le livre symbolise de manière la plus générale, mais la correspondance dans la forme invite à réfléchir la ressemblance entre ce réel et cet idéal, en quoi la poésie établit ces ressemblances, ce qui fait que l'on peut facilement confondre l'un et l'autre, deux réalités, deux possibilité de jouissance ( le baiser/ le poème). De sorte que ce qui est idéalisée, est l'être aimé, mais PAR la poésie ; cependant, cela veut dire aussi que finalement la poésie (du livre, lu ou écrit) et inapte à procurer le même plaisir que le réel, que c'est la poésie qui participe du réel, et non l'inverse comme l'établit pratiquement toute la tradition poétique. Le "je préfère" centre sur soi l'interêt, la passion et le désir, c'est le je du poète abandonnant la parole, niant la poésie, et affirmant dans le ver lui-même l'infériorité poétique.
Je propose comme problématique: l'expression poétique est-elle insuffisante, ou du moins inférieure à la jouissance de la vie, du réel, dans lequel s'inspire habituellement le poète, où y a t-il un dépassement par le langage poétique, un ailleurs possible qui doit se délivrer du réel ( qui irait dans la direction de Baudelaire )?
Première partie: nier la poésie, mais aussi "le livre" ( le savoir,…parler aussi de la thématique du bonheur absolu idéalisé par la culture, le livre, la réalité du désir assouvi, et l'histoire dans le livre luttant contre le désir( Platon, l'Evangile…). De sorte que la jouissance de la vie puisse simplement être affirmée; le poème n'est qu'un instrument pour exprimer la beauté, de l'être cher par exemple ( aussi la dimension le poème comme instrument de conquête
Deuxième partie: La supériorité de la parole poétique qui permet d'atteindre un univers de sens. Les thèmes de l'élévation des fleurs du mal. L'expression poétique est ainsi idéalisée, sacralisée, comme bonheur et fin absolu du poète…et on pourra aisément contredire en niant tout bonheur au poète, l'impossibilité de vivre dans le réel, le poids que la Parole poétique représente; ce que nie Prevert peut-être, lui qui ne veut pas vivre en poète assommé
Troisième partie : à l'aide d'autres exemples que je n'ai pas en tête, il faut montrer que la poésie est un certain dépassement certes, mais qu'il en sacrifie la réalité; devant ce constat le poète peut faire le choix de la vie, de l'être aimé en dehors du poème, le reconduisant à son rôle d'instrument, de "jeu" ( comme un simple jeu de mots, une substitution) qui comporte en elle une part d'indicible irreductible au discours poétique
Voilà quelques idées pêle-mêle d'une dissert, vu que je traînais là ^^. Il faut creuser la troisième partie, et resituer aussi la citation de prevert dans le contexte du poème où il sort,
En espérant que ça te donne quelques idées
…