La synonymie partielle et absolue

Langue française

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,



Je travaille actuellement en vue de mes examens terminaux et je reviens sur un des mes cours de linguistique concernant la synonymie.
Entre la distinction partielle et absolue, je ne saisis pas la démonstration à effectuer … Encours nous avons vu l'exemple de "poursuivre" et "continuer" avec les expressions "Je poursuis/continue les études" et "Je poursuis/continue un voleur". Il s'agit donc d'une synonymie partielle … La démonstration s'arrête ici?

Quant aux termes "sens" et "signifié", peut-on dire qu'il s'agit une synonymie absolue dans la mesure où le terme "signifié" renvoie à un vocabulaire technique, plus précisément du vocabulaire linguistique. Qu'en pensez-vous?


Merci!
Il n'y a aucune synonymie absolue, et surtout pas dans tes exemples ! La véritable synonymie réside davantage dans les variations régionales, telles que "wassingue" et "serpillière".

Utilise plutôt le terme de "parasynonyme", qui est plus juste.

Si tu as des questions, n'hésite pas. 🙂
Eh bien c'est étonnant! Nos cours nous parlent de synonymie absolue (bien qu'elle soit tres rare!) … Mais bon, j'ai eu l'impression que les profs de linguistique entre eux dans ma fac n'étaient pas d'accord … Mon examen de linguistique est passé, toutefois, je suis vraiment curieuse de savoir ce que l'on t'a dit dessus …
Moi j'étudie la synonymie en lexicologie - lexicographie. Mais tu l'as remarqué, les avis des professeurs de linguistique (ou de langue française en général) convergent rarement. Comme je l'ai mentionné, pour mon professeur (qui est vraiment excellent, mais légèrement "arriéré"), il n'y a pas de véritable synonymie sauf dans les variations régionales puisqu'elles font vraiment référence à la même chose.

Nous avons fait ce type d'étude avec "savoir et connaître", puis "bord et côté". A travers un corpus de phrase (en partant du sens premier, puis progressivement en allant vers des expressions idiomatiques), nous montrons les divergences, souvent subtiles, des termes.

Je ne sais pas si vos études sont similaires, mais je trouve ça très intéressant 🙂
Tout à fait, en lexicologie également! Tu es à Paris Sorbonne je constate, est-ce dans cette université qu'enseigne Bernard Cerquiglini?
De notre côté, nous avons, malheureusement, fait très peu d'exercices sur la synonymie … Nous nous sommes contentés de la définir "partielle" ou "absolue" (et au partiel on nous a demandé d'étudier la para-synonymie ou synonymie relative, termes que nous n'avions jamais employé!) … Les avis divergent, mais de manière générales, les profs acceptent ceux des autres, là ce n'était pas le cas!
J'aurais tendance à être d'accord pour l'absence de synonymie absolue, sinon le français ne serait pas le français! Ce qui invoque donc, comme tu le dis, les variations régionales … Par contre, je penchais pour l'idée de synonymie "presque" absolue dans la mesure où l'on considère les termes dans la vie courante et le technolecte "sens"/"signifié", car si on dépouille le terme "signifié" de son aspect savant, on le "traduit" par le sens d'un mot.

"Le signifié d'un mot tronqué reste inchangé" / "Le sens d'un mot tronqué reste inchangé" …

Ce n'est que mon avis de jeune étudiante, bien sûr … 🙂 Merci de tes réponses!