Bonjour Proust,
Le programme change tous les ans. L'idée de base reste :
Ecrits :
Tronc commun :
- français : dissertation (au programme des oeuvres et des thèmes)
- histoire : dissertation (au programme une période donnée avec un angle d'attaque)
- langue vivante (version + commentaire littéraire)
- philosophie : dissertation (au programme un champ comme la métaphysique ou l'art, ou la morale etc).
Une spécialité :
- dans ton cas, lettres classiques : version + thème en latin pour Ulm / pareil pour Lyon, je crois, à confirmer.
Une matière d'école :
-géographie pour Lyon (dissertation) et latin pour Ulm (version sèche ou version+commentaire, au choix).
Oraux :
Pour Lyon : CG, commentaire de littérature sur un extrait d'une oeuvre au programme de l'écrit, pour la spé, je ne sais pas quelle est l'épreuve.
Pour Ulm :
- Litté : commentaire d'un passage hors programme
- philo : Analyse d'un sujet hors programme
- histoire : deux programmes, celui de l'écrit et un autre spécifique à l'oral, souvent plus large.
- grec : version et commentaire sans dictionnaire (un thème est au programme, mais pas les oeuvres)
- anglais : commentaire en anglais d'un texte hors programme
- latin : version et commentaire + une épreuve historique.
Un élève de CPGE est donc formé à des programmes précis qui changent tous les ans, mais surtout à des exercices très particuliers (la dissertation, la khôlle qui est l'épreuve d'oral, etc).
Je ne suis vraiment pas la bonne personne pour te dire ça, mais si tu veux vraiment préparer le concours en candidat libre sans passer par la CPGE, tu dois te rendre compte du peu de chance que tu as d'intégrer (en passant par la CPGE, le pourcentage d'admis tourne autour de 5%). Cela dit, rien n'est impossible.
Je te donne le lien des rapports de jury qui te permettront de te faire une idée plus précise :
https://www.ens.psl.eu/spip.php?rubrique135
Je rappelle également qu'un recrutement sur dossier existe à Ulm comme à Lyon, recrutement qui n'offre pas exactement le même statut (pas de salaire, pas le statut de normalien mais celui de diplômé de l'ENS, pas de logement) mais qui permet l'accès aux cours de l'école, aux partenariats, aux accords à l'étranger, etc. Ce recrutement, très sélectif, ne privilégie a priori pas les khâgneux sur les étudiants de la fac.