Bonjour, je suis en 1ère scientifique et je dois faire une écriture d'invention. Le sujet est le suivant :
Imaginez un dialogue entre deux poètes. L'un défendra l'inspiration, l'autre le travail poétique. Développez des arguments solides fondés sur des exemples précis.
Au préalable nous avions la question de corpus suivante : Quelle relation les poètes entretiennent-ils avec leur muse ?
Et voici les textes du corpus :
J'ai donc choisi le sujet d'invention. J'ai déjà quelques arguments mais je ne trouve pas de situation adéquate. C'est à dire que je ne sais pas comment introduire mon dialogue. Il me manque également quelques arguments.
Voici les arguments que j'ai trouvés : - Un poète est forcément inspiré d'une muse pour écrire, d'un côté
- La poésie c’est du travail, des heures de travail et de réflexions personnelles, rien à voir avec une muse, de l'autre.
Après je sèche :S
Alors voilà, si vous pouviez me donner quelques conseils pour avancer ainsi que votre avis sur ce que j'ai déjà effectué ce serait vraiment sympa.
Merci d'avance !
Imaginez un dialogue entre deux poètes. L'un défendra l'inspiration, l'autre le travail poétique. Développez des arguments solides fondés sur des exemples précis.
Au préalable nous avions la question de corpus suivante : Quelle relation les poètes entretiennent-ils avec leur muse ?
Et voici les textes du corpus :
Las, où est maintenant ce mépris de Fortune ?
Où est ce cœur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l’immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple non commune ?
Où sont ces doux plaisirs qu’au soir sous la nuit brune,
Les Muses me donnaient, alors qu’en liberté,
Dessus le vert tapis d’un rivage écarté,
Je les menais danser aux rayons de la Lune ?
Maintenant la Fortune est maîtresse de moi.
Et mon cœur, qui soulait être maître de soi,
Est serf de mille maux et regrets qui m’ennuient.
De la postérité je n’ai plus de souci,
Cette divine ardeur, je ne l’ai plus aussi,
Et les Muses de moi, comme étranges, s’enfuient
Du Bellay, Les Regrets, 6
Sonnet à Caliste
Il n'est rien de si beau comme Caliste est belle :
C'est une oeuvre où Nature a fait tous ses efforts,
Et notre âge est ingrat qui voit tant de trésors,
S'il n'élève à sa gloire une marque éternelle.
La clarté de son teint n'est pas chose mortelle :
Le baume est dans sa bouche et les roses dehors
Sa parole et sa voix ressuscitent les morts,
Et l'art n'égale point sa douceur naturelle.
La blancheur de sa gorge éblouit les regards ;
Amour est en ses yeux, il y trempe ses dards,
Et la fait reconnaître un miracle invisible.
En ce nombre infini de grâces et d'appas,
Qu'en dis-tu ma raison ? crois-tu qu'il soit possible
D'avoir du jugement, et ne l'adorer pas ?
Les Délices de la poésie Française, Malherbe
Ma pauvre muse, hélas ! Qu'as-tu donc ce matin ?
Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes,
Et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint
La folie et l'horreur, froides et taciturnes.
Le succube verdâtre et le rose lutin
T'ont-ils versé la peur et l'amour de leurs urnes ?
Le cauchemar, d'un poing despotique et mutin,
T'a-t-il noyée au fond d'un fabuleux Minturnes ?
Je voudrais qu'exhalant l'odeur de la santé
Ton sein de pensers forts fût toujours fréquenté,
Et que ton sang chrétien coulât à flots rythmiques
Comme les sons nombreux des syllabes antiques,
Où règnent tour à tour le père des chansons,
Phoebus, et le grand Pan, le seigneur des moissons.
Baudelaire, La muse malade
O mon très cher amour, toi mon oeuvre et que j'aime,
A jamais j'allumai le feu de ton regard,
Je t'aime comme j'aime une belle oeuvre d'art,
Une noble statue, un magique poème.
Tu seras, mon aimée, un témoin de moi-même.
Je te crée à jamais pour qu'après mon départ,
Tu transmettes mon nom aux hommes en retard
Toi, la vie et l'amour, ma gloire et mon emblême;
Et je suis soucieux de ta grande beauté
Bien plus que tu ne peux toi-même en être fière:
C'est moi qui l'ai conçue et faite toute entière.
Ainsi, belle oeuvre d'art, nos amours ont été
Et seront l'ornement du ciel et de la terre,
O toi, ma créature et ma divinité !
Apollinaire, Per te praesentit aruspex
J'ai donc choisi le sujet d'invention. J'ai déjà quelques arguments mais je ne trouve pas de situation adéquate. C'est à dire que je ne sais pas comment introduire mon dialogue. Il me manque également quelques arguments.
Voici les arguments que j'ai trouvés : - Un poète est forcément inspiré d'une muse pour écrire, d'un côté
- La poésie c’est du travail, des heures de travail et de réflexions personnelles, rien à voir avec une muse, de l'autre.
Après je sèche :S
Alors voilà, si vous pouviez me donner quelques conseils pour avancer ainsi que votre avis sur ce que j'ai déjà effectué ce serait vraiment sympa.
Merci d'avance !



