Rêve et réalité, réalisme et romantisme

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour à toutes et à tous,

Je quémande piteusement quelques avis et réflexions à propos d'un commentaire que nous avons à faire pour la semaine prochaine, un camarade et moi, en cours de Littérature Générale et Comparée.
L'intitulé est donc "rêve et réalité, réalisme et romantisme" et porte sur trois oeuvres (entre parenthèses, leur(s) période(s) de composition) : Lord Jim, de Joseph Conrad (1899-1900) ; Les Confessions du chevalier d'industrie Felix Krull, de Thomas Mann (1909-1911 ; 1950-1954) ; La méprise, de Vladimir Nabokov, publié en France en 1939 (je n'arrive plus à retrouver la période d'écriture).

Ce n'est qu'à titre indicatif, vous n'avez pas nécessairement besoin de connaître l'intrigue de chacune de ces oeuvres pour m'éclairer (je sollicite votre attention sur le risque de spoil).
J'ai l'intention d'axer le commentaire sur l'analyse d'une ambivalence double, celle du protagoniste de chaque oeuvre qui balance entre rêve et réalité, celle de l'oeuvre elle-même oscillant entre le réalisme et le romantisme ; car tout postérieurs au réalisme et au romantisme que sont ces trois oeuvres, et ces trois personnages, ils en restent très imprégnés.

Je n'ai pas encore défini avec mon camarade un ordre précis dans le plan, encore en ébauche du reste, mais voici grosso modo les points que je pense aborder :

- Le rapport rêve/réalité très fin chez chacun des protagonistes (Jim qui finit par construire sa vie à partir de ses rêves, de ses illusions, mais que la réalité rattrape dans la mort ; Hermann qui se leurre à propos de sa ressemblance avec Felix et mélange réalité et rêve jusqu'à sa chute et le total échec de son crime parfait ; Felix Krull dont les aspirations, les rêves finissent précisément à devenir réels, même temporairement), chacun vivant plus ou moins à la lisière du rêve et de la réalité. Certains en viennent même à prendre le rêve pour la réalité.

- L'oscillation perpétuelle entre le réalisme d'un côté et le romantisme de l'autre, dans la composition de ces trois oeuvres. En effet, elles présentent à la fois un univers vraisemblable, des passages très détaillés, des personnages bien humains comme nous autres pourrions l'être (quoique, Felix Krull… 😂 ), mais aussi un monde exotique, mystérieux voire à la limite du fantastique par moment (le moment où Hermann part rejoindre Felix à Koenigsdorf par exemple) où les personnages (surtout Hermann et Felix Krull, personnages-narrateurs) s'attachent davantage à la description de leur sensibilité, de leur états d'âmes et vouent un certain culte au Moi.


Voilà principalement les deux grands thèmes que je pense aborder. C'est là que je sollicite votre aide, je me fais régulièrement le reproche de tomber dans des analyses partielles et il m'arrive en effet trop souvent de passer à côté de réflexions pertinentes en bornant trop le sujet. Et je n'ai pas envie de faire un exposé partiel alors que tout le monde est censé en profiter.
Aussi, que pensez-vous de ces deux grands axes ? Ne suis-je pas en train de passer à côté de quelque réflexion très importante en limitant mon analyse du sujet ? Pourrais-je donc étoffer mon analyse, augmenter sa pertinence en prenant une vue plus globale du sujet ?

Merci beaucoup pour votre attention et vos futures réponses 🙂
C'est une bonne approche.
Je te conseillerais d'examiner cette piste complémentaire en partant de cette citation de Chesterton : "Un optimiste est un homme qui regarde vos yeux ; un pessimiste, un homme qui regarde vos pieds." En l'appliquant au romantisme et au réalisme… Cette vieille tension entre idéalisme et pessimisme…
Merci d'avoir répondu !

Votre citation est en effet très intéressante à propos de cette vieille tension entre idéalisme et pessimisme, comme vous le dites, mais je ne pense pas l'utiliser : je crains de tomber dans le hors-sujet. Après tout, parler de l'idéalisme et du pessimisme serait possible dans le cadre du sujet, mais dans un exposé d'une demi-heure-quarante minutes maximum il y a beaucoup de risques pour que ce soit pris comme une digression.

Je la garderai cependant en tête, merci 🙂

J'attends d'autres avis, je vous donne l'opportunité de médire sur mes capacités d'analyse et de me faire remarquer ma profonde ignorance, amateurs de sadisme profitez-en 😀

En somme : est-ce que ma compréhension du sujet n'est pas trop étriquée ? J'y ai réfléchi à nouveau cet après-midi et il me semble que non, que partir trop loin serait franchir les limites du H.S mais je me méfie de moi et de mon impétuosité.

Si une idée me frappe particulièrement par sa pertinence, je vous ferai part de mon avancement. Pour les intéressés je pourrai aussi fournir notre plan une fois qu'on l'aura définitivement élaboré.

Merci d'avance !