Bonjour à tous ,
peut on dire du barbarisme que c'est une figure de style ?
si oui comment l'utilise t-on et surtout quel est son but ?
Merci !
Hein ? Non, le barbarisme est l'utilisation d'un mot qui n'existe pas !
On ne peut pas utiliser le barbarisme - on le subit seulement 😜
Plus sérieusement, il s'agit d'une erreur quant à la morphologie d'un mot. En fait, ce mot n'existe pas dans cette forme-ci où selon les cas, il s'attache à qualifier autre chose. Par exemple, je rédige un message sur mon clavier afin de t'expliquer le principe. Dire que je suis un claviateur - c'est justement un barbarisme. Affirmer que je suis un claviériste aussi, puisque mon clavier d'ordinateur n'est pas un orgue électronique. Généralement, on se plante ainsi en langue étrangère, superposant les différentes mécaniques qui régissent les idiomatiques. Les luxembourgeois (au demeurant francophones et de bon niveau) parle du cliconeur lorsqu'il évoque le clignotant des voitures. Voici un bel exemple afin de comprendre la faute. Maintenant, il est vrai que certains trouvent plaisant de faire des jeux de mot via un barbarisme, mais de là à parler de style - je doute…
Enfin c'est comme ça que je comprends le barbarisme ++
PS: ne pas confondre avec le solécisme qui lui expose les pauvres êtres que nous sommes aux erreurs de syntaxe.
Le lorrain est parfois spécial - y en a des qui me suivent à moi dans mon dos (déjà entendu).
Un mot qui n'existe pas est un néologisme.
On distingue le néologisme objectif, naturel à la langue, qui est un nouveau lemme (ou la création d'un nouveau lemme) apparaissant dans le lexique d'une langue, construit par dérivation (dont parasynthèse), dérivation impropre, mot composé, acronymie, abréviation, utilisation d'un mot-valise, etc. (et non hérité d'un état plus ancien de la langue ou emprunté d'une autre langue1), du néologisme subjectif, qui est le fait d'un auteur ou d'une personnalité ; on en fait alors une figure de style car il peut entrer de manière caractéristique dans la formation d'un style littéraire propre, comme dans celui de Louis-Ferdinand Céline ou de Frédéric Dard.
(Wikipédia)
Vois par exemple cet article :
https://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/caief_0571-5865_1973_num_25_1_1025Quand Molière fait parler ses paysans, ses Gascons, ses Suisses… il leur attribue barbarismes et solécismes pour mieux faire rire à leurs dépens !
C'est-à-dire que le barbarisme peut être intentionnel dans un ouvrage littéraire.