Bonjour bonjour! Alors voilà je vous explique un peu la situation. Et je pense que ce genre de demande d'infos ne doit pas être monnaie courante.
Je suis actuellement éducateur sportif, titulaire d'une licence STAPS et d'un BPJEPS AGFF. Pour les non connaisseurs, en gros je suis prof de fitness…
Seulement voilà, manque de bol j'ai un genou en mousse, opéré à 3 reprises qui me limite fortement dans mon activité, et à côté de ça, même si le travail en lui-même est agréable, je me sens légèrement limité sur le plan de mon épanouissement intellectuel.
J'ai toujours été "branché philo" mais surtout enseignement. Pendant mon cursus j'ai toujours été plus intéressé par la psycho, la socio, et les sciences de l'éducation que le reste (même si je me débrouillais finalement au moins aussi bien en sciences biologiques). Et s'il y'a bien une discipline que je souhaiterais enseigner pour le compte de cette chère éducation nationale ça serait bien la philo…
Alors comme ça, sans me renseigner, je dirais qu'il faudrait que je recommence une licence axée sur la philo depuis le début. Mais n'existerait-il pas des équivalences, ou études éventuelles de dossier pour me permettre de reprendre un tel cursus en cours de route? Sachant que mon objectif principal serait la tentative du CAPES.
Je vous remercie par avance.
Bonjour Jeerin,
Cela doit dépendre des facs j'imagine, à voir avec l'ufr de l'université où vous comptez vous inscrire.
gagner une année est sans doute possible mais est-ce que cela sera un vrai gain? La première année, les étudiants voient tout ce qui est méthodologie de commentaire, dissertation etc et arriver en cours de parcours ne facilite pas toujours les choses 🙂
Pour ce qui est du capes, il faut avoir un master (non pas pour le passer mais pour enseigner) ceci dit, vous êtes sans doute au courant des réformes qui sont en cours et l'avenir du concours n'est pas encore défini à ma connaissance.
Bonjour jeerin93,
Etant donné que votre parcours est assez éloigné de la philosophie, je doute que vous puissiez bénéficier d'une équivalence -toutefois, vous pouvez toujours contacter le secrétariat de l'université que vous souhaitez rejoindre-.
Cela dit, je pense ne rien vous apprendre en vous signalant que la philosophie est la discipline la plus bouchée. Il y a certes eu une augmentation de postes cette année, qui durera peut-être le temps du mandat de François Hollande, mais sans doute guère plus (sauf en cas de deuxième mandat, ou utopiquement… bref). Autrement dit, si vous devez faire votre licence complète, vous avez encore cinq ans d'études pour parvenir à un des concours les plus bouchés. Bien entendu, si c'est réellement votre projet, je vous souhaite tout le courage et tout le succès possibles, mais il faut avoir conscience des obstacles qui vont se présenter.
Oui, alors personnellement, les reconversions vers des voies intéressantes, mais bouchées, je dis : non ! (à moins d'une aversion absolue pour ce que vous avez fait avant, d'un désir irrépressible de tourner la page et de devenir un autre, etc)
En revanche, des "reconversions" qui consistent à utiliser votre parcours antérieur et vos compétences, à en acquérir de nouvelles, et à trouver une façon de concilier tout cela dans un nouveau métier / une nouvelle activité, ça me paraît moins risqué et plus satisfaisant…
Ainsi, si vous avez déjà un métier d'enseignement du sport (en gros), et que vous êtes intéressé par la psychologie (vous l'avez citée en même temps que la philosophie), je pense qu'il y a quelque chose à faire (dans le domaine de la rééducation, psychomotricité, thérapies diverses post-traumatiques, etc).
Cela ne vous empêche pas d'étudier la philosophie aussi. Mais tout miser sur cette nouvelle orientation me paraîtrait extrêmement fantaisiste.
(désolée d'être aussi directe 🙂 )
P.S. Taux de réussite au CAPES philosophie en 2010 : 4,5%
(source : ministère de l'Education nationale)
Cela a peut-être augmenté, mais bon 😉
Ca a augmenté, mais ça risque de chuter de nouveau à ce pourcentage, voire même, par phénomène de compensation, de descendre plus bas.
Je trouve aussi que ce n'est pas une bonne idée : tout d'abord l'univers académique et scolaire de la philosophie est extrêmement éloigné des sciences de l'éducation souvent prédominantes en STAPS. Par ailleurs, à moins d'avoir été un excellent élève en philo. (au lycée), c'est une voie très difficile à envisager, même si le nombre de postes remonte (un peu, pas tellement que cela), il faut éponger tous les candidats qui ces quinze dernières années n'ont pas lâché l'affaire (j'ai des collègues qui passent le concours pour la quatrième ou cinquième fois, qui ont déjà été admissibles plusieurs fois). Enfin, il ne faut pas surestimer l'intérêt du métier, les 4/5ème des élèves se moquent complètement de la philo.
Tu auras sans doute quelques équivalences pour certaines UE (celles sur le projet professionnel …), mais la plupart des départements te demanderont sans doute de passer les UE de philo. de première année.