Pensez-vous que le personnage romanesque soit créé seulement par son auteur ?

Entraide scolaire

13 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour à tous !

Je suis en première L et mon professeur de français nous a donné un sujet de dissertation à rendre pour Vendredi prochain. Or le sujet me bloque complètement, j'ignore vers quelle réflexion elle veut nous mener. De ce fait je n'arrive pas à trouver mon plan. Serait-il possible que vous m'aidiez ?

Le sujet : "Madame Bovary, c'est moi" (dit Flaubert). Pensez-vous que le personnage romanesque soit crée seulement par son auteur ?


Merci d'avance !
Bonsoir Lena,

Essaye de reformuler différemment ton sujet, cela te guidera sans doute
Demande toi aussi pourquoi cette citation de Flaubert est au début de ton intitulé, elle n'est pas là par hasard
Je vais faire cela, merci du conseil !
L'auteur veut-il ressembler au personnage ?

Ce personnage doit-il refléter la réalité ou "critiquer" la société (ce que fait Emma).
Bonjour à tous !
J'aurais besoin d'un petit coup de main : ma professeur de français nous a donné une dissertation à rendre pour ce vendredi… Mais je ne trouve pas d'exemples, or ce sont eux qui construisent une dissertation ! Au secours !

Voilà mon sujet : Flaubert à dit "Madame Bovary, c'est moi." Pensez vous que le personnage romanesque soit seulement créé par son auteur ?

Et voici ce que j'ai préparé :

1. C’est l’auteur qui créé son personnage…

• Le personnage sort de l’imagination de l’auteur (cœur, sentiment, ressenti)
Jonathan Harker et Mina Murray dans Dracula, Bram Stoker
Les personnages de Stephen King

• L’auteur s’inspire de l’époque dans laquelle il vit, de la réalité (expérience, observations…)
La comtesse de Ségur donne les noms de son entourage à ses personnages
Vlad l’Empaleur qui a inspiré à Bram Stoker le personnage de Dracula


2. …mais il n’est pas le seul : le lecteur imagine parfois lui-même le personnage.
La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette, 1678


3. De plus, les réécritures font naître des personnages issus d’autres personnages.
- Atala, Chateaubriand, 1801 dont la belle mort par empoisonnement devient celle de Madame Bovary, Flaubert, 1856 de façon lente et sale



S'il vous plaît, aidez moi à trouver des personnages romanesques qui pourraient me servir d'exemples !!!

Merci à vous qui répondrez 😉 !
Bonjour Sarah,

J'ai bien des exemples mais cela est-il pertinent dans la mesure où tu n'auras sans doute pas lu les oeuvres que je pourrais citer?
Je pense qu'à partir du moment où je comprend parfaitement les exemples en question, cela suffira ! Il faut surtout que je montre que je les comprend précisément, tu vois ?
En fait, certains exemples que j'ai inscrit ci-dessus sont en fait ma prof qui me les a donné via des textes analytiques que nous avons étudié en cours, que j'ai juste eu à fouiller un peu pour les pouvoir les mettre dans cette dissertation 🙂

Si tu me donnes des exemples, je t'en serais vraiment très reconnaissante ! 🙂
Bien.
Demande toi quel est le statut du texte littéraire et du personnage une fois que l'ouvrage est publié.
J'ajouterai des exemples si tu as une réflexion là dessus
"Une fois que l'ouvrage est publié", c'est à dire, une fois qu'il a été lu par quelqu'un d'autre que l'auteur, donc par des lecteurs ?
Si c'est ça, j'imagine que le texte en question peut être un témoignage de l'auteur et le personnage son reflet ? Ou le texte serait la retranscription écrite de l'imagination de l'auteur ? Le personnage peut aussi être identifié par le lecteur comme quelqu'un de son entourage ou lui-même ? Le texte en lui-même est aussi le reflet de la réalité dans laquelle vit l'auteur, non ?

Hum… Je suis à l'ouest ou pas du tout ? 😞

Ou complètement hors-sujet ?




J'ai commencé ceci :

Le roman se définit d’abord comme un récit de fiction dans lequel le personnage occupe une place essentielle. On sait que l’auteur est le créateur de son personnage romanesque, mais pouvons-nous réellement penser qu’il en soit le seul ? Nous verrons qu’en effet, l’auteur créé un personnage, mais qu’il n’est pas le seul puisque le lecteur peut imaginer lui-même le personnage, de même que les réécritures ont fait naître des personnages issus d’autres personnages.

Incontestablement, c’est bien l’auteur qui créé son personnage. Il sort de son imagination à laquelle l’auteur mêle sa propre réalité. Ainsi, quand Bram Stoker écrit Dracula en 1897, il imagine les personnages de Mina Murray et Jonathan Harker mais donne son prénom, Abraham, au Professeur Van Helsing et s’inspire de l’existence réelle du commandant militaire Vlad III Basarab, prince de Valachie, qui est une région de l’actuelle Roumanie, et surnommé « Vlad l’Empaleur » pour son personnage vampirique du Comte Dracula. Plus récemment, l’écrivain Stephen King a créé des personnages relevant bien de son imaginaire personnel : par exemple, dans Carrie, publié en 1974, les personnages de Christine Hargensen et Susan Snell on été inspiré par deux jeunes filles qu’il connaissait à l’époque où il était au lycée et qui jouaient les bourreaux, tout comme leurs personnages le font avec le personnage éponyme. Par ailleurs, on retrouve dans l’œuvre de Victor Hugo, Les Misérables, parue en 1862, une certaine parallèle entre la vie de l’auteur et celle de son personnage Jean Valjean, c’est-à-dire que l’on retrouve des actions du personnage qui on été réalisées par Hugo lui-même : Monsieur Madeleine s’oppose à l’arrestation de Fantine, de même que Victor Hugo avait exigé que l’on remette en liberté une prostituée qui avait soit-disant attaqué un bourgeois, scène dont il témoigne dans Choses vues, paru en 1846. En outre, justifiant son affirmation « N’écris que ce que tu as vu », la Comtesse de Ségur s’est elle aussi inspirée de sa réalité en donnant à ses personnages les noms de son entourage, par exemple dans Les Malheurs de Sophie, paru en 1858 : le personnage principal se nomme Sophie, comme l’écrivain, et possède certains de ses propres souvenirs ; Camille et Madeleine sont les prénoms de ses petites filles et également ceux des amies modèles du personnage de Sophie, leur père s’appelle Paul dans la réalité comme dans le roman.
Si on reprend ton plan :

1. C’est l’auteur qui créé son personnage…

- L'auteur part de son expérience personnelle pour créer son personnage (ressentiment…)

- Le personnage romanesque incarne les choix idéologiques de l'auteur.

- L'auteur s'inspire alors du réel. (l'esthétique, créer un rattachement avec la psychologie de son personnage puis l'ancrer dans une communauté contemporaine insérée dans un époque…)

2. …mais il n’est pas le seul : le lecteur imagine parfois lui-même le personnage.

- Le lecteur crée sa propre vision du personnage. (il invente son physique, détermine s'il apprécie sa personnalité…)

- ?

- ?

3. De plus, les réécritures font naître des personnages issus d’autres personnages.

- Par le biais de la réécriture.

- Par la ressemblance ou inspiration d'une autre oeuvre ( à ce moment là on peut citer que Madame Bovary est une Atala plus moderne)

- ?

Voilà mon plan, il me reste encore à trouver quelques axes car je bloque encore beaucoup sur le 2ème axe.
J'espère que ça t'a un peu aidé !
Un exemple à mon avis incontournable : le fait divers inspirant Le Rouge et le Noir de Stendhal.
Re,

J'ajoute pour ton II : l'"Avis au lecteur" de Montaigne pour ses Essais : le texte est en ligne.

Fandixhuit m'a devancée pour Stendhal 🙂

Un exemple de personnage qui échappe à son auteur : je pense à Bernanos qui se confiait au R.P Bruckberger et lui demandait un jour : "Bruck, est-ce que vous pensez que Cénabre est vraiment un imposteur?"
Il fait référence à deux de ses romans : L'Imposture et La Joie dans lesquelles (surtout l'Imposture, tu l'auras compris au nom) on suit plusieurs personnages dont l'Abbé Cénabre qui a pris conscience brusquement qu'il n'avait pas la foi et vit dans cette imposture du sacerdoce sans la croyance.

De mémoire il y a aussi des choses intéressantes chez Umberto Eco, je t'en ferai part si les références me reviennent en tête.
Merci beaucoup !

Titania lorsque tu dis "Un exemple de personnage qui échappe à son auteur", cela correspondrait à quelle partie de mon plan ?

Je suis un peu perdue pour ces deux dernier axes. Il me manque deux sous-axes sur le II grand axe, je suis un peu à sec pour le personnage romanesque à travers les yeux du lecteur.
Il y a sa vision personnelle qui crée le personnage (il crée donc son physique, si il apprécie ce personnage etc) mais après je ne vois pas quoi raconter au niveau de cet axe…

Auriez-vous des conseils à me donner afin que je puisse trouver les sous-axes de mon grand II ?