Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous, 🙂

je viens vous demandez de l'aide sur une analyse de texte et d'un tableau , je dois faire une analyse à l'aide d'axes littéraires en répondant à une problématique, ce travail est sous forme de ccf orale je veut remonter absolument ma moyenne ccf donc je remercie grandement les personnes qui m'aide à approfondir ce travail , voici ce que j'ai déjà fait :


Problématique :

Comment les artistes romantiques représentent t’ils les sentiments de l'homme face à la nature ?

David Friedrich “ voyageur contemplant une mer de nuages“, 1818, peinture romantique
David Friedrich est né en 1774 à Greifswald et mort en 1840 à Greifswald

Texte :
On m'accuse d'avoir des goûts inconstants; de ne pouvoir jouir longtemps de la même chimère, d'être la proie d'une imagination qui se hâte d'arriver au fond de mes plaisirs, comme si elle était accablée de leur durée on m'accuse de passer toujours le but que je puis atteindre: hélas! Je cherche seulement un bien inconnu, dont l'instinct me poursuit. Est ce ma faute, si je trouve par tout des bornes, si ce qui est fini n'a pour moi aucune valeur? Cependant je sens que j'aime la monotonie des sentiments de la vie, et si j'avais encore la folie de croire au bonheur, je le chercherais dans l'habitude.
La solitude absolue, le spectacle de la nature, me plongèrent bientôt dans un état presque impossible à décrire. Sans parents, sans amis, pour ainsi dire seul sur la terre, n'ayant point encore aimé, j'étais accablé d'une surabondance de vie. Quelquefois je rougissais subitement, et je sentais couler dans mon cœur comme des ruisseaux d'une lave ardente; quelquefois je poussais des cris involontaires, et la nuit était également troublée de mes songes et de mes veilles. Il me manquait quelque chose pour remplir l'abîme de mon existence : je descendais dans la vallée, je m’élevais sur la montagne, appelant de toute la force de mes désirs l’idéal objet d’une flamme future ; je l’embrassais dans les vents ; je croyais l’entendre dans les gémissements du fleuve ; tout était ce fantôme imaginaire, et les astres dans les cieux, et le principe même de vie dans l’univers. »
Château Briand, publication en 1802, extrait de rené, château Briand est né en 1768 à saint Malo et mort en 1848 à paris

Genre : extrait de roman
Type : texte descriptif
Registre : registre lyrique
Thème : l’homme et la nature
Courant littéraire : le romantisme

Axe n 1 : l’expression des sentiments personnels avec la nature

Dans le texte :

On observe le champ lexical des sentiments : bonheur, coulé dans mon cœur, l’abime de mon existence, seul sur la terre, je rougissais subitement, force de mes désirs, instinct me poursuit
Chateaubriand utilise des personnifications comme si la nature était vivante pour exprimer les sentiments:
- La proie d’une imagination qui se hâte d’arriver au fond de mes plaisirs.
- La nuit était également troublée de mes songes
- J'embrassai ce projet avec l'ardeur que je mets à tous mes desseins
- Cette vie, qui m'avait d'abord enchanté

Comparaison :
- La proie d’une imagination qui se hâte d’arriver au fond de mes plaisirs comme si elle était accablée de la durée
- Je sentais couler dans mon cœur comme des ruisseaux d’une lave ardente

Accumulation :

- Je l’embrassais dans les vents ; je croyais l’entendre dans les gémissements du fleuve ; tout était ce fantôme imaginaire ; et les astres dans les cieux, et le principe même de vie dans l’univers.
Nous pouvons rapprocher ce texte à celui de jean jacques rousseau car c’est aussi la nature qui suscite les sentiments du personnage.
René etre seul avec la nature : expression des sentiments


Dans le tableau :

David friedrich utilise les sentiments personnels avec la nature en montrant un homme qui est un voyageur tout seul tenant un baton très stable dans le fin fond de la nature comme un refuge de la vie quotidienne, cette nature « palpite » l’homme est plongé dans la solitude , en regardant en dehors du monde d’où il est exclu qui donne
Un sentiment d’abandon.
On voit le voyageur de dos tournant le dos à la société et rêve car il est attirer par la nature.
David friedrich dans son tableau, utilise tout les éléments de la nature : montagne, mer, et les divers paysages pour exprimer au maximum les sentiments personnels du voyageur.


AXE 2 : La grandeur de la nature :

Dans le texte :

Chateaubriand décrit la nature comme étant immense et sans fin en disant : « je descendais dans la vallée, je m’élevais sur la Montagne » on croirait qu’il y a uniquement la nature qui existe sur la terre et cet homme doit justement s’élever sur la montagne pour l’apercevoir. Chateaubriand dit qu’il embrasse une flamme future dans les vents comme si cette flamme et qu’il l’entendait dans les gémissements du fleuve comme si que cette flamme prenait tout l’espace. Champ lexical nature : montagne, fleuve, lave, terre, ruisseaux, vallée, nature.



Dans le tableau :

La nature est immense et l’homme seul doit monter sur le rocher pour l’apercevoir, la nature est tellement grande qu’elle laisse un coté mystérieux par exemple, on pourra peut être trouver le soleil derrière les montagnes au fond du tableau qui est l’image de dieu , la nature est grandiose mais l’homme qui a monté sur le sommet de la nature arrive à la même grandeur que celle-ci tout est recentré sur l’homme qui est à cet instant est au même niveau que la nature et recherche l’éternel vers l’image de dieu. Mais la nature est difficile à franchir d’où la présence du flou.
La mer de nuages représentent la grandeur de la nature à perte de vue
La nature qui est grande est riche à tous les paysages. L’homme est sombre comme ci il été ancré dans ce rocher immense. Effets de contrastes couleurs sombres/claires, plutôt froides, renforçant rudesse du lieu et associant homme/nature : figure sombre comme ancrée dans le rocher noir et col bleu du vêtement rappelle couleur de la nature : ancrage de l’homme dans la nature, miroir de son âme

- blanc du ciel recouvre terre: couleur unifiant les deux

AXE 3 : La narration

Dans le texte :
L’utilisation de l’imparfait d’arrière plan et du présent de vérité générale pour exprimer des actions qui se répètent et qui dure dans le temps.
On m'accuse d'avoir des goûts inconstants ; j'étais accablé d'une surabondance de vie.
Peu de narration qui privilégie la description des états d’ames de l’homme triste qui se décrit dans une nature triste (vent, brouillard, pluie…)



Dans le tableau :
Le voyageur n’a pas de direction définie, n’a pas de but précis d’où les brumes dans le paysage et sa distance de l’horizon n’a pas de présence humaine, elle est seulement éclairée par le ciel
Le personnage se place au centre de la nature pour ressentir les aléas de la vie derrière lui se trouve son passé et devant lui se trouve le futur, l’endroit ou il veut aller car il est attirer par la lumière vers dieu.
Le personnage a envie de fuir le temps.

Merci à tous,cordialement.
La peinture de Caspar David Friedrich était totalement neuve : l’essentiel se passe davantage chez celui qui regarde que sur la toile, plus exactement entre eux deux. On lui reprochait justement qu’il ne se passait rien, qu’on ne voyait rien, qu’on ne savait ni où, ni quoi, ni qui regarder.

(Je ne me rappelle plus mes sources 🙄 )
Est ce que ce que j'ai déjà fait est bien ?

merci 🙂
Oui, c'est correct. Améliore le style à l'oral (c'est lourd, parfois, mais je comprends bien que ce sont tes notes de travail).

Rappel : la plupart des personnages de Friedrich tournent le dos => très important (voir par exemple "Une femme à sa fenêtre").
En fait , il s'agit d'un oral mais on doit aussi rendre un petit dossier aussi. A ce que j'ai publié ici , ma prof m'a dit qu'il fallait approfondir l'analyse du texte. Que dire de plus sur le texte ?

merci pour vos réponses.
La nature (deuxième paragraphe) comble le vide et le mal-être ressentis par le poète (premier paragraphe) à la recherche d'un idéal.
Bonjour à tous!

Je suis nouvelle et j'aimerais vous poser une question…
Je dois faire le plan d'étude de l'œuvre de Caspar David Friedrich, "le voyageur contemplant une mer de nuages".

Mais je ne trouve pas de problématique! Enfin, si j'ai trouvé: l'œuvre d'art peut elle véhiculer des sentiments ? mais ça ne me convient pas trop! Vous auriez pas une idée?

Merci beaucoup!!! 😀


Aidez moi s'il vous plait!!!
Il faut d'abord présenter la fiche de ce tableau.
Puis travailler sur le personnage vu de dos qui incarne le héros romantique.
Il s'inscrit dans un paysage avec lequel se nouent des relations.

Le parallélisme est possible avec le personnage de René de Chateaubriand
Je cherche une problématique, en fait! 🙂 Bon merci quand même!
Friedrich nous dit que « Le peintre ne doit pas peindre seulement ce qu’il voit en face de lui mais aussi, ce qu’il voit en lui »

Le tableau nous montre-t-il ce que voit le personnage ou ce qu'il ressent ?