La Fontaine, Dédicace du second recueil des Fables à Madame de Montespan

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,
Je prépare actuellement un long exposé sur Le statut de L'écrivain, et plus particulièrement jean de La Fontaine. Je souhaiterai ajouter une petite explication d'un de ses textes de 5 minutes. Sauf que je ne sais pas trop quoi dire. Pourriez vous me donner quelques pistes de réflexions?

Voici le texte:
L'apologue est un don qui vient des Immortels (1);
Ou, si c'est un présent des hommes,
Quiconque nous l'a fait mérite des autels:
Nous devons, tous tant que nous sommes,
Eriger en divinité
Le sage (2) par qui fut ce bel art inventé.
C'est proprement un charme: il rend l'âme attentive,
Ou plutôt il la tient captive,
Nous attachant à des récits
Qui mènent à son gré les coeurs et les esprits.
O vous qui l'imitez (3), Olympe (4), si ma muse
A quelquefois pris place à la table des dieux,
Sur ses dons aujourd'hui, daignez porter les yeux;
Favorisez les jeux où mon esprit s'amuse.
Le temps qui détruit tout, respectant votre appui,
Me laissera franchir les ans dans cet ouvrage:
Tout auteur qui voudra vivre encore après lui
Doit s'acquérir de votre suffrage.
C'est de vous que mes vers attendent tout leur prix:
Il n'est beauté dans nos écrits
Dont vous ne connaissiez jusques aux moindres traces.
Eh! Qui connait que vous les beautés et les grâces?
Paroles et regards, tout est charme dans vous.
Ma muse, en un sujet si doux,
Voudrait s'étendre davantage;
Mais il faut réserver à d'autres (5) cet emploi;
Et d'un plus grand maître que moi
Votre louange est le partage.
Olympe, c'est assez qu'à mon dernier ouvrage
Votre nom serve un jour de rempart et d'abri.
Protégez désormais le livre favori
Par qui j'ose espérer une seconde vie;
Sous vos seuls auspices ces vers
Seront jugés, malgré l'envie,
Dignes des yeux de l'univers.

Je ne mérite pas une faveur si grande.
La fable en son nom la demande:
Vous savez quel crédit ce mensonge a sur nous.
S'il procure à mes vers le bonheur de vous plaire,
Je croirai lui devoir un temple pour salaire:
Mais je ne veux bâtir des temples que pour vous.
J'ai pensé dire que La Fontaine cherche à flatter cette personne très proche du pouvoir de l'époque en la rapprochant des dieux et en mettant en avant ses goûts littéraires.

Merci
Bonne journée.
La Fontaine cherche un mécène.
A son époque, l'écrivain vit d'une pension que lui accorde un riche protecteur ami des arts.
Il faut attendre la 2e moitié du XVIIIe siècle pour voir des auteurs vivre de la publication de leurs oeuvres…
La Fontaine flatte, c'est certain.
Tu peux noter quand même qu'il espère ainsi accéder à la notoriété : le génie qu'il se reconnaît, génie souriant et peut-être frivole en apparence, devra tout au goût de Madame de Montespan…
Il y a deux habiletés :
- l'une qui consiste à faire de la maîtresse du roi un arbitre des élégances,
- l'autre qui fait accéder le genre mineur de la fable au statut de grande poésie…
Bonjour, je suis élève de 1ère S, nous avons un commentaire à faire pour se jeudi sur le texte suivant:

[même texte]


Le plan

I- éloge de la femme et de l'apologue
1-champs lexical divin
2-champs lexical du bonheur
3-une raison d'écrire

II-La fable
1-les buts de la fable
2-la fable moderne


j'ai quelques difficultés à analyser le texte, je n'est pas trouvé de problématique pertinente et je n'ai pas trouvé de 3ème axe.

j'ai besoins de quelques idées, merci d'avance
As-tu lu le message précédent ?
oui en effet, j ai lu ton message, mais je n'arrive pas a lier ce que tu as dis avec mon plan. ^^
C'est peut-être parce que ton plan est à revoir ?
c'est pourquoi j ai posté sur ce forum. Si c'est a revoir que dois je faire alors ^^. c'est pas que je te demande de le faire a ma place mais je suis bloqué en fait
Définis d'abord une problématique.
Ce texte est à la fois une dédicace et un art poétique.
Le plan devra mettre en lumière ce projet de La Fontaine.
bonjour moi je voudrais juste faire l'introduction de ce commentaire mais je ne trouve pas de problématique d'axes ! pouvez vous m'aider
Le second recueil des Fables comprend les livres VII et VIII, parus en 1678, et les livres IX, X et XI, parus en 1679. La Fontaine le dédicace à Mme de Montespan, alors favorite du roi. Indépendamment de sa beauté, elle a une réputation méritée d’esprit – le célèbre « esprit Mortemart » - et de bon goût et s’avère une protectrice éclairée pour les gens de lettres.

Voilà au moins le texte :
A Madame de Montespan
L’apologue est un don qui vient des Immortels ;
Ou, si c’est un présent des hommes,
Quiconque nous l’a fait mérite des autels :
Nous devons, tous tant que nous sommes,
Eriger en divinité
Le sage[1] par qui fut ce bel art inventé.
C’est proprement un charme[2] : il rend l’âme attentive,
Ou plutôt il la tient captive,
Nous attachant à des récits
Qui mènent à son gré les cœurs et les esprits.
O vous qui l’imitez[3], Olympe, si ma muse
A quelquefois pris place à la table des dieux[4],
Sur ses dons aujourd‘hui daignez porter es yeux ;
Favorisez les jeux où mon esprit s’amuse.
Le temps qui détruit tout, respectant votre appui,
Me laissera franchir les ans dans cet ouvrage :
Tout auteur qui voudra vivre encore après lui
Doit s’acquérir votre suffrage.
C’est de vous que mes vers attendent tout leur prix :
Il n’est beauté dans nos écrits
Dont vous ne connaissiez jusques aux moindres traces.
Eh ! qui connaît que vous les beautés et les grâces ?
Paroles et regards, tout est charme dans vous.
Ma muse, en un sujet si doux,
Voudrait s’étendre davantage ;
Mais il faut réserver à d’autres cet emploi ;
Et d’un plus grand maître[5] que moi
Votre louange est le partage.
Olympe, c’est assez qu’à mon dernier ouvrage
Votre nom serve un jour de rempart et d’abri.
Protégez désormais le livre favori[6]
Par qui j’ose espérer une seconde vie ;
Sous vos seuls auspices, ces vers
Seront jugés, malgré l‘envie,
Dignes des yeux de l’univers.
Je ne mérite pas une faveur si grande,
La fable en son nom la demande :
Vous savez quel crédit ce mensonge[7] a sur nous.
S’il procure à mes vers le bonheur de vous plaire,
Je croirai lui devoir un temple pour salaire :
Mais je ne veux bâtir des temples que pour vous.
[1] Esope.
[2] Au sens premier : sortilège, «puissance magique par laquelle, avec l’aide des démons, les sorcières font des choses merveilleuses au-dessus des forces ou contre l’ordre de la nature », écrit Furetière dans son Dictionnaire.
[3] Vous qui égalez ce bel art qui mène à son gré, etc.
[4] Selon Homère, les muses participent aux festins des dieux. La Fontaine suggère aussi l’idée que ses vers ont trouvé auprès de dieux (le roi, le dauphin) un accueil favorable.
[5] D’un plus grand écrivain. C’est ainsi que Fénelon comprend ce passage lorsqu’il le traduit en latin pour le duc de Bourgogne. Mais on pourrait aussi penser que Louis XIV est ainsi désigné. Mais Fénelon ne pouvait guère traduire autrement.
[6] Peut-être le participe passé de l’ancien verbe favorir : qui aura mérité votre faveur.
[7] Fiction poétique.
mais il est déjà dans le fil …
Mais là, j'y ai fait figurer les notes explicatives (qui proviennent de mon blog). De toute manière, est-ce si grave ? L'administrateur peut parfaitement supprimer mon message s'il juge qu'il est superflu.
Dans cette fable, la Fontaine fait clairement un éloge à Madame de Montespan. La Fontaine est un galant, il use de son charme, de la conversation, de la politesse pour persuader et plaire à cette (noble) dame.
Mais surtout, portez votre attention sur la réflexion et les jugements qu'il émet sur la fable : il évoque l'apologue fondé par le phrygien d'Esope et en fait l'éloge, rappelle l'étymologie de la fable (=mensonge), et exprime la gaieté des fables, le plaisir procuré.
loulou980 a écrit :bonjour moi je voudrais juste faire l'introduction de ce commentaire mais je ne trouve pas de problématique d'axes ! pouvez vous m'aider
Que voulez-vous faire? l'introduction ? La "problématique d'axes" ? Qu'entendez-vous par là ? Trouver une problématique afin de définir les axes ?

=> Relire le message numéro 2.
Bonjour à tous,

J'ai une question de corpus sur le texte que voici (A Madame de Montespan, de Jean de La Fontaine) :
L'apologue est un don qui vient des Immortels;
Ou, si c'est un présent des hommes,
Quiconque nous l'a fait mérite des autels:
Nous devons, tous tant que nous sommes,
Eriger en divinité
Le sage par qui fut ce bel art inventé.
C'est proprement un charme: il rend l'âme attentive,
Ou plutôt il la tient captive,
Nous attachant à des récits
Qui mènent à son gré les cœurs et les esprits.
O vous qui l'imitez, Olympe, si ma muse
A quelquefois pris place à la table des dieux,
Sur ses dons aujourd'hui, daignez porter les yeux;
Favorisez les jeux où mon esprit s'amuse.
Le temps qui détruit tout, respectant votre appui,
Me laissera franchir les ans dans cet ouvrage:
Tout auteur qui voudra vivre encore après lui
Doit s'acquérir de votre suffrage.
C'est de vous que mes vers attendent tout leur prix:
Il n'est beauté dans nos écrits
Dont vous ne connaissiez jusques aux moindres traces.
Eh! Qui connait que vous les beautés et les grâces?
Paroles et regards, tout est charme dans vous.
Ma muse, en un sujet si doux,
Voudrait s'étendre davantage;
Mais il faut réserver à d'autres cet emploi;
Et d'un plus grand maître que moi
Votre louange est le partage.
Olympe, c'est assez qu'à mon dernier ouvrage
Votre nom serve un jour de rempart et d'abri.
Protégez désormais le livre favori
Par qui j'ose espérer une seconde vie;
Sous vos seuls auspices ces vers
Seront jugés, malgré l'envie,
Dignes des yeux de l'univers.
Je ne mérite pas une faveur si grande.
La fable en son nom la demande:
Vous savez quel crédit ce mensonge a sur nous.
S'il procure à mes vers le bonheur de vous plaire,
Je croirai lui devoir un temple pour salaire:
Mais je ne veux bâtir des temples que pour vous.
Le vers sur lequel porte ma question est le suivant :
Vous savez quel crédit ce mensonge a sur nous
Ma question étant sur la signification et le sens de ce vers, particulièrement sur le terme "mensonge". Quelqu'un peut-il m'éclairer ?

Merci d'avance et bonne journée 😉
Mensonge : fiction poétique
Note Radouant.
Merci de ta réponse, mais la question qui m'intéresse est justement, que signifie cette "fiction poétique" ?
Je suppose que tu sais ce qu'est une fiction.
La fable est … une fiction poétique.
Je pensais que tu avais compris.
D'accord, mais que signifie ce vers, dans le contexte de la fable ? Car ma question est de donner la signification du terme "mensonge" mais aussi le sens de ce vers, c'est avec cela que je bloque…