À la manière de La Fontaine, rédiger un apologue mettant en scène un personnage qui a peur de vieill

Entraide scolaire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour!

Notre professeur de français nous a donné un corpus sur l'objet d'étude ci-dessus, j'ai choisi l'écriture d'invention qui est: A la manière de La Fontaine (fable intitulée: La Mort et le Bûcheron), vous rédigerez un apologue (en vers ou en prose), mettant en scène un personnage ayant peur de vieillir. Votre texte comprendra un récit et une moralité explicite.

Etant donné que l'écriture d'invention est un peu plus complexe que ce que l'on croit, je voudrais savoir si vous pourriez me dire si ça va/les trucs à changer/modifier/enlever/ajouter…
J'aurais voulu savoir aussi si il fallait une introduction type commentaire avec une accroche, présentation auteur et l'oeuvre étudiée ?

Voici mon apologue:

Une femme ayant dépassé l'âge mur
Se prélassait sous un énorme chêne vert,
Se questionnant sur la vie et sur son ère,
Méditant sagement sur son proche futur.

(Elle) Leva la tête et perçu la cime de l'arbre,
En voyant sa hauteur elle devint de marbre.
Celui-ci était sûrement centenaire
Pour que son sommet soit à cent pieds de la terre.

Elle craignait l'âge du savoir, de la conscience,
De la raison, de l'expérience,
Elle craignait la vieillesse qu'elle jugeait comme faix
Cette femme voulait juste qu'on la laisse en paix.

Camus a dit "il faut bien que vieillesse se fasse"
Ce n'est pas une maladie,
Juste le prix de la vie: trainer sa carcasse
Que le temps a a(ba)ssourdi

Après avoir chassé ces mauvaises pensées
Elle partit cueillir un bouquet de chrysanthèmes
Dans la forêt où règne la sérénité,
Attendant patiemment que la mort ne vienne.


Ce qu'il y a entre parenthèse ce sont les mots ou syllabes que j'hésite à mettre à cause du sens et/ou si cela fait un alexandrin ou non.

En espérant recevoir de l'aide, merci bien!

Manon
FreeSoul a écrit :Bonjour!

Notre professeur de français nous a donné un corpus sur l'objet d'étude ci-dessus, j'ai choisi l'écriture d'invention qui est: A la manière de La Fontaine (fable intitulée: La Mort et le Bûcheron), vous rédigerez un apologue (en vers ou en prose), mettant en scène un personnage ayant peur de vieillir. Votre texte comprendra un récit et une moralité explicite.

Etant donné que l'écriture d'invention est un peu plus complexe que ce que l'on croit, je voudrais savoir si vous pourriez me dire si ça va/les trucs à changer/modifier/enlever/ajouter…
J'aurais voulu savoir aussi si il fallait une introduction type commentaire avec une accroche, présentation auteur et l'oeuvre étudiée ?

Non à cette question. Pour le reste, je corrige en gras, barre ou commente à côté.

Voici mon apologue:

Une femme ayant dépassé l'âge mûr
Se prélassait sous un énorme chêne vert,
Se questionnant sur la vie et sur son ère, (sens de ère ?)
Méditant sagement sur son proche futur.

(Elle) Leva la tête et perçut la cime de l'arbre,
En voyant sa hauteur elle devint de marbre.
Celui-ci était sûrement centenaire (<12)
Pour que son sommet soit à cent pieds de la terre.

Elle craignait l'âge du savoir, de la conscience, (> 12 syllabes)
De la raison, de l'expérience, (< 12)
Elle craignait la vieillesse qu'elle jugeait comme faix (> 12)
Cette femme voulait juste qu'on la laisse en paix. (> 12)

Camus a dit "il faut bien que vieillesse se fasse" => J'éviterais de mettre en // Camus et La Fontaine
Ce n'est pas une maladie, (< 12)
Juste le prix de la vie: trainer sa carcasse (< 12)
Que le temps a a(ba)ssourdi (<12)

Après avoir chassé ces mauvaises pensées
Elle partit cueillir un bouquet de chrysanthèmes (> 12)
Dans la forêt où règne la sérénité,
Attendant patiemment que la mort ne vienne. (ne ?)


Ce qu'il y a entre parenthèse ce sont les mots ou syllabes que j'hésite à mettre à cause du sens et/ou si cela fait un alexandrin ou non.

En espérant recevoir de l'aide, merci bien!

Manon
D'autre part, il ne se passe vraiment pas grand-chose dans ta fable : une vieille femme médite sous un chêne… Cela manque peut-être de péripéties.

Tu n'es pas obligé de tout rédiger en alexandrins : dans les fables de La Fontaine, les vers sont la plupart du temps de longueurs inégales.
Tu peux introduire des vers plus courts (<12)
mais évite de faire des vers plus longs (> 12).
Fandixhuit te les a signalés, arrange-toi pour les raccourcir.
D'accord, merci beaucoup!

sens de ère: existence de l'humanité, et de la sienne
Ce - lui - ci - ét- ait sû - re - ment - cen - te - nai - re
Elle - crai - gnait - l'âge - du - sa - voir, de - la - con - sci -ence
De - la - rai - son, de l'ex - pé - rience (octosyllabes)
Elle crai - gnait la vieil - lesse qu'elle ju - geait com - me - faix
Cet - te femme vou - lait juste - qu'on la lai - sse en paix
Ce - n'est - pas - un - e - ma - la -die (octosyllabes)
Ju - ste - le - prix - de - la - vie: trai - ner - sa - car - casse
Que - le - temps - a - a - ba - ssour - di (octosyllabes)
Elle - partit - cuei - llir - un - bou - quet - de - chry - san - thè - mes

Pour le dernier merci, je ne sais pas pourquoi j'avais mis le "ne", il faudra que je change ça.
Mais sinon, ça fait bien douze ou huit découpé de cette façon, non?

En ce qui concerne la citation de Camus, j'en avais une autre bien de La Rochefoucauld mais ca fait un quatrain sans rime donc c'est pour ça que j'ai préféré mettre celle de Camus, que nous avons commencé à étudiez en plus.

Merci,
Manon Petit
Attention… Le e de la fin d'un vers n'est pas prononcé, il ne compte jamais pour une syllabe !
En revanche, à l'intérieur d'un vers, le e avant une consonne est prononcé et compte comme syllabe.
C'est le nombre de syllabes prononcées qui compte.

Donc, certains vers faux de 11, 13, ou même 14 syllabes.
Ce - lui - ci - é-tait sû - re - ment - cen - te - nair(e ) : 11
El-le - crai - gnait - l'â-ge - du - sa - voir, de - la - con - scienc(e)13
De - la - rai - son, de l'ex - pé - rienc(e) (octosyllabes)
Elle crai - gnait la vieil-les-se qu'el-le ju - geait com - me - faix 14
Cet - te fem-me vou - lait jus-te - qu'on la lai - ss(e) en paix 13
Ce - n'est - pas - u -ne - ma - la -die (octosyllabes)
Jus - te - le - prix - de - la - vie: traî - ner - sa - car - cass(e )
Que - le - temps - a - a - ba - sour - di (octosyllabes)
El-le par-tit - cuei - llir - un - bou - quet - de - chry - san - thèm(e)s13
Fontenelle, qui mourut centenaire, est censé avoir dit :
C'est bien ennuyeux de vieillir, mais c'est le seul moyen de vivre longtemps.
@ Jehan: ah d'accord, mais je croyais que le e de la fin était muet suivant si cela nous arrangeait ou non, c'est ce que notre professeur de l'année dernière nous a dit (j'ai demandé confirmation a une fille qui était dans ma classe de seconde)

@Delia: merci beaucoup, elle est bien cette citation, je ne la connaissais pas, je vais voir si je peux l'introduire !
je croyais que le e de la fin était muet suivant si cela nous arrangeait ou non, c'est ce que notre professeur de l'année dernière nous a dit
Ne pas confondre le compte des syllabes avec la rime masculine (terminée par une syllabe sans e) et la rime féminine (terminée par une syllabe avec un e). En poésie classique, on ne pouvait faire rimer ensemble une rime masculine et une rime féminine.

Mais certains poètes modernes (je pense en particulier à Aragon) l'ont fait malgré tout, puisqu'avec le e non prononcé le son est malgré tout le même. Exemple, ces vers de 7 syllabes :
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la bell(e)
Prisonnière des soldats


On parle alors de rime vocalique (terminée par un son-voyelle : pas / soldats) et de rime consonantique (terminée par un son consonne : ciel / bell(e)) .
Mais cela n'a rien à voir avec le compte des syllabes, le e final étant muet de toute façon.
J'ai refait les choses qui n'allaient pas et j'ai voulu rajouter une strophe (en rouge) pour insister sur sa prise de conscience (référence au chêne, arbre qui est très haut quand il est vieux et qui est réputé pour vivre très longtemps)
Il y a juste deux vers que je n'ai pas réussi à changer..
J'hésite également entre insérer la citation de Camus ou de Fontenelle, bien que je trouve que celle de Fontenelle aille mieux, je mets donc les deux:

Une femme ayant dépassé l'âge mûr
Se prélassait sous un énorme chêne vert,
Se questionnant sur la vie et sur son ère,
Méditant sagement sur son proche futur.

Leva la tête et perçut la cime de l'arbre,
En voyant sa hauteur elle devint de marbre.
Celui-ci était certainement centenaire
Pour que son sommet soit à cent pieds de la terre.

Il avait donc à ses yeux plus de prestance
Sa hauteur lui octroyait de l’élégance
Notre dame se dit ce sera ainsi pour moi
Elle avait de ce fait retrouvé sa voie


Mais, craignait l'âge du savoir, de la conscience,
De la raison, de l'expérience,
Craignait la vieillesse qu'elle jugeait comme faix
Cette femme voulait juste qu'on la laisse en paix. (> 12)

Camus a dit "il faut bien que vieillesse se fasse" OU Fontenelle dit, « C'est bien ennuyeux de vieillir,
Ce n'est pas une maladie, _____________________ Mais c'est le seul moyen de vivre »
Juste le prix de la vie: traîner sa carcasse ________ Ce n'est pas une maladie, juste la vie
Que le temps a abasourdi ______________________ Que le temps à malheureusement assourdi

Après avoir chassé ces mauvaises pensées
Elle partit cueillir un bouquet de chrysanthèmes (> 12)
Dans la forêt où règne la sérénité,
Attendant patiemment que la mort vienne.
J'avais émis une critique concernant Camus. Fontenelle va mieux avec La Fontaine !

Dans l'ensemble, c'est assez réussi. 🙂
Oui, je l'ai prise en compte, et la citation en elle-même va mieux je trouve 🙂
Je suis contente, parce que c'est assez compliqué l'écrit d'invention donc j'avais peur de pas vraiment réussir, on verra ce que ça a donné!
Oui, je serais curieuse de connaître ta note. A + tard.
fandixhuit a écrit :Oui, je serais curieuse de connaître ta note. A + tard.
J'ai eu 12/16 à l'écrit d'invention, et le corpus en lui-même j'ai eu 14.5! 🙂