Montaigne, Essais, III, 9 - J’ai honte de voir nos hommes enivrés de cette sotte humeur…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,
je suis en classe de 1ère et je suis demandé à rédiger un commentaire portant sur les essais de Montaigne.
voici le texte :
" J'ai honte de voir nos hommes enivrés de cette sotte humeur de s'effaroucher des formes contraires aux leurs: il leur semble être hors de leur élément quand ils sont hors de leur village. Où qu'ils aillent, ils se tiennent à leurs façons et abominent les étrangères. Retrouvent-ils un compatriote en Hongrie, ils festoient cette aventure: les voilà à se rallier et à se recoudre ensemble, à condamner tant de mœurs barbares qu'ils voient. Pourquoi non barbares, puisqu'elles ne sont françaises? Encore sont-ce les plus habiles qui les ont reconnues, pour en médire. La plupart ne prennent l'aller que pour le venir. Ils voyagent couverts et resserrés d'une prudence taciturne et incommunicable, se défendant de la contagion d'un air inconnu.
Ce que je dis de ceux-là me ramentoit, en chose semblable, ce que j'ai parfois aperçu en aucuns de nos jeunes courtisans. Ils ne tiennent qu'aux hommes de leur sorte, nous regardant comme gens de l'autre monde, avec dédain ou pitié. Otez-leur les entretiens des mystères de la cour, ils sont hors de leur gibier, aussi neufs pour nous et malhabiles comme nous sommes à eux. On dit bien vrai qu'un honnête homme c'est un homme mêlé.
Au rebours, je pérégrine très saoul de nos façons, non pour chercher des Gascons en Sicile (j'en ai assez laissé au logis): je cherche des Grecs plutôt, et des Persans: j'accointe ceux-là, je les considère: c'est là où je me prête et où je m'emploie. Et qui plus est, il me semble que je n'ai rencontré guère de manières qui ne vaillent les nôtres."
Je n'ai vraiment pas de piste pour un plan correct. Le thème je l'ai bien compris, il s'agit du voyage cependant je ne trouve pas la problématique évoquée ni par quels moyens.

Merci de votre aide.
Euh, Montaigne fait ici une critique des francais qui partent en voyage. Qui ont peur des étrangers et qui partent juste pour dire de pouvoir le raconter quand ils reviennent.
Les étrangers sont comparés à une maladie (si je me souviens bien!)

Il fait une comparaison avec les gens de la cour, qui restent entre eux et qui pour rien au monde ne se méleraient au peuple. Puis, il parle de lui, disant que lorsqu'il voyage, il veut découvrir les autres cultures et non pas rester avec la sienne etc..
Cette critique est toujours actuelle : combien de touristes réclament des steaks-frites, sans se soucier de découvrir la cuisine du pays ! Songeons aussi à Astérix et son Ils sont fous ces Romains !

Bien que Montaigne compose à sauts et à gambades, on discerne nettement deux temps dans le texte :
les autres ont tout faux;
moi j'ai tout bon.