Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Entraide scolaire

67 réponses · Page 4 / 4

non il n'ya pas grand chose c'est sur Phédre acte 5 scéne 7 vers 24 à 51
Il y a à dire, pour commencer, que la numérotation des vers est continue : les vers 25 à 51 ne peuvent pas se trouver au cinquième acte !
Faute de précision, je suppose que vous parlez de la dernière tirade de Phèdre, ses novissima verba.
Je vous suggère de travailler, en vrac, sur le dénouement (cette tirade est indispensable pour finir la tragédie), le tranfert de culpabilité (c'est pas moi, c'est Œnone), le vocabulaire (on dit champ lexical) de la souillure…
pourquoi le vers ne peut pas se trouver au 5 eme acte ? Je ne comprend en quoi le vers est continue ?
Voila ce que j'ai trouvé dessus et je n'arrive pas à organiser mes info
I. La mise en scéne des aveux 😞vers 24 à 51)
Phèdre va devenir petit à petit victime, suite aux reproches de Thésée et la mort de celui qu'elle aimait. Elle est indirectement un des facteurs de la mort de celui qu'elle aimait, le fils de son époux Thésée, puisqu'elle l'a accusé de viol par vengeance. Phèdre va petit à petit avouer le mensonge qu'elle a dit de façon indirecte:
« écoutez-moi, Thésée » (vers 29)
« Non Thésée, il faut rompre un injuste silence (…)
Il faut à votre fils rendre son innocence » (vers 24-25)
Elle va demander son attention, et va essayer d'aborder les choses calmement, les phrases vont d'ailleurs devenir plus longues avec des mots qui vont donner un aspect plus long de la discussion
« Déjà » (vers 46 et 47)
« Et » (vers 49 et 50)
Phèdre va donc petit à petit avouer son erreur et l'assumer avec une certaine hésitation et en prenant du temps, l'expliquant calmement. Elle va utiliser le poison pour avoir une mort lente et pour pouvoir avouer, se confesser, et à quelque part réhabiliter hippolythe et se sentir grandi.
Au vers 26 elle va sous une forme d'hémistiche (moitié d'un alexandrin) qui pourrait suffir innocenter Hippolythe.
Vers 29 à 32 elle reconnaît avoir éprouver un amour contre-nature, monstrueux, l'inceste, puis au vers 33 jusqu'au vers 39 elle accuse Oenone qui est la nourrice, d'être la responsable à sa place de sa mort. A partir du vers 40 jusqu'au vers 45 elle évoque sa propre mort, c'est toujours passé, elle justifie le choix du poison sans prononcer véritablement le nom encore puisque c'est au vers 45 qu'elle dira le mot. C'est au vers 49 qu'elle meurt, avec l'utilisation du présent.
→ L'actrice va donc pouvoir jouer pouvoir jouer plus lentement la scène, en suscitant d'avantage de pitié au niveau du spectateur, en prenant son temps et en donnant un réalisme au niveau des expressions car du fait qu'elle ai le temps et qu'il y ai des phrases plus longues, elle peut prendre le temps de jouer sur les traits du visage et les expressions, essayant d'avoir la pitié du spectateur et montrant une réelle différence entre sa position de victime et sa défense.
II. La culpabilité de Phédre
→ On ne peut pas dire que Phèdre se sente réellement coupable. Néanmoins on peut remarquer qu'il y a une anaphore « Déjà » (vers 46 et vers 48), nous avons aussi également une alégorie qui se répète « Déjà jusqu'à mon cœur », « Dans ce cœur expirant » (vers 46 et 47). Phèdre va essayer de se déculpabiliser en se mettant en position de victime, mais aussi prendra sa défense en essayant de justifier ses actes par des situations atténuantes.
→ Les aveux de Phèdre sont ambigus, elle s'accuse « C'est moi qui… » (ligne 30) et paradoxalement se pose dans une circonstance atténuante « Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste (…) La détestable Oenone a conduit tout le reste » (vers 32 à 33).
Registre pathétique, allitération en « s » « f » (vers 30-32). On peut y ajouter la rime plate.
"pourquoi le vers ne peut pas se trouver au 5 eme acte ? Je ne comprend en quoi le vers est continue ?"

1/ Vous travaillez sur un extrait numéroté pour les élèves.

2/ Je ne sais plus combien il y a de vers dans Phèdre. Le 5e acte est le dernier acte. Donc il ne peut commencer au vers 24 !
Phèdre : 1654 vers.
PHÈDRE
Les moments me sont chers écoutez-moi, Thésée :
C'est moi qui sur ce fils chaste et respectueux
Osai jeter un oeil profane, incestueux.
Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste :
La détestable Œnone a conduit tout le reste.
Elle a craint qu'Hippolyte, instruit de ma fureur,
Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur :
La perfide, abusant de ma faiblesse extrême
S'est hâtée à vos yeux, de l'accuser lui-même.
Elle s'en est punie, et, fuyant mon courroux
A cherché dans les flots un supplice trop doux.
Le fer aurait déjà tranché ma destinée ;
Mais je laissais gémir la vertu soupçonnée :
J'ai voulu, devant vous, exposant mes remords,
Par un chemin plus lent descendre chez les morts.
J'ai pris, j'ai fait couler dans mes brûlantes veines
Un poison que Médée apporta dans Athènes.
Déjà jusqu'à mon cœur le venin parvenu
Dans ce cœur expirant jette un froid inconnu ;
Déjà je ne vois plus qu'à travers un nuage
Et le ciel et l'époux que ma présence outrage ;
Et la mort, à mes yeux dérobant la clarté
Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté.
Tu peux t'inspirer de ces questions posées sur le texte dans un lycée de Grenoble.
Activités sur le texte
1. Les paroles d’une mourante : Etudiez les vers dans lesquels Phèdre informe Thésée de son propre suicide.
a.Comment, dans ce qu’elle dit, Phèdre parvient-elle à rendre ce suicide de plus en plus concret pour le spectateur ?
b.Quelles allitérations et quelles assonances donnent l’impression au spectateur que la voix de l’héroïne s’éteint peu à peu ?
2. Une scène d’expiation :
a.Pour quelle(s) raison(s) selon vous Phèdre insiste-t-elle autant sur sa mort prochaine ?
b.Pourquoi le spectateur a-t-il ici l’impression que Phèdre assume enfin sa passion, quittant ainsi un « état d’ébullition » pour un « état lyrique » ?
c.Par quels procédés divers Phèdre met-elle en avant sa responsabilité ?
d.Racine dira de son héroïne qu’elle n’est « ni tout à fait coupable, ni tout à fait innocente » (préface de Phèdre) : quels éléments de sa tirade visent à restreindre sa responsabilité dans ce qui s’est passé ? https://www.ac-grenoble.fr/disciplines/lettres/podcast/sequences/PHEDRERACINE/PHEDRERACINE/Blog/Entrees/2009/7/14_Seance_4.html
ah ok mais je voudrais sauf que l'extrait sur lequel je passe c'est celui ci dessous
Phèdre
Non, Thésée, il faut rompre un injuste silence.
Il faut à votre Fils rendre son innocence.
Il n'était point coupable.


Thésée
Ah ! Père infortuné !
Et c'est sur votre foi que je l'ai condamné !
Cruelle, pensez-vous être assez excusée…


Phèdre
Les moments me sont chers, écoutez-moi, Thésée.
C'est moi qui sur ce Fils chaste et respectueux
Osai jeter un œil profane, incestueux.
Le Ciel mit dans mon sein une flamme funeste.
La détestable Œnone a conduit tout le reste.
Elle a craint qu'Hippolyte instruit de ma fureur
Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur.
La Perfide abusant de ma faiblesse extrême
S'est hâtée à vos yeux de l'accuser lui-même.
Elle s'en est punie, et fuyant mon courroux
A cherché dans les flots un supplice trop doux.
Le fer aurait déjà tranché ma destinée.
Mais je laissais gémir la Vertu soupçonnée.
J'ai voulu, devant vous exposant mes remords,
Par un chemin plus lent descendre chez les Morts.
J'ai pris, j'ai fait couler dans mes brûlantes veines
Un poison que Médée apporta dans Athènes.
Déjà jusqu'à mon cœur le venin parvenu
Dans ce cœur expirant jette un froid inconnu.
Déjà je ne vois plus qu'à travers un nuage
Et le Ciel, et l'Époux que ma présence outrage
Et la Mort à mes yeux dérobant la clarté
Rend au jour, qu'ils souillaient, toute sa pureté.


Panope
Elle expire, Seigneur !equel je passe pour le bac c'est celui ci dessous