Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Entraide scolaire

67 réponses · Page 3 / 4

Consulte cette discussion déjà existante :

https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/3799/racine-phedre-acte-v-scene-7
Merci, oui, je suis déjà allée la voir mais j'ai pas l'impression qu'elle me concerne au niveau de mon sujet.
L'autre discussion évoque la même scène…
Je pense que tu pourrais trouver des pistes dans la réponse de Jean-Luc, en particulier.
Salut ! J'aurais besoin d'aide pour une analyse littéraire sur l'oeuvre Phedre

Mes idées principales sont Thésée est douteux / Thésée est désespérer / Thésée se sent coupable

j'ai besoin de 3 preuve pour chaque idée

mon but = analyser Les État d’âmes De Thésée Dans l'Acte V (5)

pour l'instant j'ai trouvé :

coupable 1 = hyperbole (de l'univers tout entier je voudrais me bannir!)
2 = métaphore (Sans que j'aille chercher d'odieuses lumières)
3 = ?????




douteux 1 = antithese ( Quelle plaintive voix crie au fond de mon coeur?)
2 = Pléonasme ( Mais moi-meme, malgré ma sévère rigueur)
3 = ?????




désespérer 1 =ellipse (Cruelle,pensez-vous être assez excusée …)
2 = connotation péjoratives ( cruel soupçon,odieuses lumières,sanglante image)
????????????
Merci a tous d'avance 🙂
Tu sembles confondre arguments et procédés !
Et aussi "être douteux" et "être en proie au doute"…

Relis les réponses déjà données plus haut dans cette discussion où j'ai déplacé ton message.
Bojour, je dois répondre à une question sur Acte de V, scène 7 de Phère de Racine. La question est : Cette scène est -elle entièrement conforme à la règle de bien séance?
Merci d'avance
Scène 7
Thésée, Phèdre, Théramène, Panope, gardes
THÉSÉE
Eh bien ! vous triomphez, et mon fils est sans vie !
Ah ! que j’ai lieu de craindre, et qu’un cruel soupçon,
L’excusant dans mon cœur, m’alarme avec raison !
Mais, madame, il est mort, prenez votre victime ;
Jouissez de sa perte, injuste ou légitime :
Je consens que mes yeux soient toujours abusés.
Je le crois criminel, puisque vous l’accusez.
Son trépas à mes pleurs offre assez de matières
Sans que j’aille chercher d’odieuses lumières,
Qui, ne pouvant le rendre à ma juste douleur,
Peut-être ne feraient qu’accroître mon malheur.
Laissez-moi, loin de vous, et loin de ce rivage,
De mon fils déchiré fuir la sanglante image.
Confus, persécuté d’un mortel souvenir,
De l’univers entier, je voudrais me bannir.
Tout semble s’élever contre mon injustice ;
L’éclat de mon nom même augmente mon supplice :
Moins connu des mortels, je me cacherais mieux.
Je hais jusques aux soins dont m’honorent les dieux ;
Et je m’en vais pleurer leurs faveurs meurtrières,
Sans plus les fatiguer d’inutiles prières.
Quoi qu’ils fissent pour moi, leur funeste bonté
Ne me saurait payer de ce qu’ils m’ont ôté.
PHÈDRE
Non, Thésée, il faut rompre un injuste silence ;
Il faut à votre fils rendre son innocence :
Il n’était point coupable.
THÉSÉE
Ah ! père infortuné !
Et c'est sur votre foi que je l'ai condamné !
Cruelle ! pensez-vous être assez excusée…
PHÈDRE
Les moments me sont chers ; écoutez-moi, Thésée :
C’est moi qui sur ce fils, chaste et respectueux,
Osai jeter un œil profane, incestueux.
Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste :
La détestable Œnone a conduit tout le reste.
Elle a craint qu’Hippolyte, instruit de ma fureur,
Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur :
La perfide, abusant de ma faiblesse extrême,
S’est hâtée à vos yeux de l’accuser lui-même.
Elle s’en est punie, et fuyant mon courroux,
A cherché dans les flots un supplice trop doux.
Le fer aurait déjà tranché ma destinée ;
Mais je laissais gémir la vertu soupçonnée :
J’ai voulu, devant vous exposant mes remords,
Par un chemin plus lent descendre chez les morts.
J’ai pris, j’ai fait couler dans mes brûlantes veines
Un poison que Médée apporta dans Athènes.
Déjà jusqu’à mon cœur le venin parvenu
Dans ce cœur expirant jette un froid inconnu ;
Déjà je ne vois plus qu’à travers un nuage
Et le ciel et l’époux que ma présence outrage ;
Et la mort à mes yeux dérobant la clarté,
Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté.
PANOPE
Elle expire, seigneur !
THÉSÉE
D'une action si noire
Que ne peut avec elle expirer la mémoire !
Allons, de mon erreur, hélas ! trop éclaircis,
Mêler nos pleurs au sang de mon malheureux fils !
Allons de ce cher fils embrasser ce qui reste,
Expier la fureur d'un vœu que je déteste :
Rendons-lui les honneurs qu'il a trop mérités ;
Et, pour mieux apaiser ses mânes irrités,
Que, malgré les complots d'une injuste famille,
Son amante aujourd'hui me tienne lieu de fille !
Si tu recherchais d'abord en quoi consiste la règle de bienséance, ce serait plus facile pour toi de répondre.
en tout cas vous pourrez remarquer le magnifique contrepet du dernier vers ! Thésée n'est pas si innocent qu'il n'en a l'air…..
("Son amante aujourd'hui me tienne lieu de fille")
Bonjour!

Je suis une élève en 1èreL, et ma prof nous a donné un corpus a faire pour demain constitué par 4 textes, dont on peut trouver la scène 7 de l'acte 5 du recueil Phèdre.

Le sujet pour cette question sur corpus c'est: quels moyens théâtraux permettent de présenter la mort de certains personnages dans ces quatre pièces?

J'ai pas eu de problèmes en analysant les autres 3 textes, mais celui-ci j'arrive pas.

Aidez-moi, s'il vous plait!! 😞
Regarde les messages précédents.
Pour l'essentiel c'est un récit héroïque.
Bonjour à toutes et tous! 😀
Je suis en 1ere ES et je dois rédiger pour la rentrée un commentaire sur l'ultime tirade de Phèdre :
"Les moments me sont chers ; écoutez-moi, Thésée :
C’est moi qui sur ce fils, chaste et respectueux,
Osai jeter un œil profane, incestueux.
Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste :
La détestable Œnone a conduit tout le reste.
Elle a craint qu’Hippolyte, instruit de ma fureur,
Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur :
La perfide, abusant de ma faiblesse extrême,
S’est hâtée à vos yeux de l’accuser lui-même.
Elle s’en est punie, et fuyant mon courroux,
A cherché dans les flots un supplice trop doux.
Le fer aurait déjà tranché ma destinée ;
Mais je laissais gémir la vertu soupçonnée :
J’ai voulu, devant vous exposant mes remords,
Par un chemin plus lent descendre chez les morts.
J’ai pris, j’ai fait couler dans mes brûlantes veines
Un poison que Médée apporta dans Athènes.
Déjà jusqu’à mon cœur le venin parvenu
Dans ce cœur expirant jette un froid inconnu ;
Déjà je ne vois plus qu’à travers un nuage
Et le ciel et l’époux que ma présence outrage ;
Et la mort à mes yeux dérobant la clarté,
Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté. "
J'ai constituer comme plan :
I-Un aveu ambigu
a) Phèdre reconnait en effet sa culpabilité
b) Mais tente de relativiser la situation à son égard

II-Les caractéristiques de ce dénouement
a)un dénouement classique
b)un dénouement tragique

Ainsi , j'ai déjà rédigé mon introduction et la première partie autour de la problématique suivante : Quel sens va prendre cette ultime tirade ?
Mais là où je bloque c'est au niveau de la deuxième partie car je sais pas si je dois parler du dénouement de la pièce étant donné que c'est un commentaire juste sur cette tirade et non sur la scène en elle-même. Pouvez-vous m'éclairer en me donnant des pistes ? Ou avez-vous une deuxième partie à me conseiller ? Je prends tout conseils

Merci d'avance à ceux qui accepterais de m'aider ! Désolé pour ce roman ^^
Salutation,
je suis en 2nd et j'ai un devoir sur un commentaire de texte sur Phèdre avec le texte ci-dessous:
PHÈDRE

Les moments me sont chers écoutez-moi, Thésée :
C'est moi qui sur ce fils chaste et respectueux
Osai jeter un oeil profane, incestueux.
Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste :
La détestable Œnone a conduit tout le reste.
Elle a craint qu'Hippolyte, instruit de ma fureur,
Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur :
La perfide, abusant de ma faiblesse extrême
S'est hâtée à vos yeux, de l'accuser lui-même.
Elle s'en est punie, et, fuyant mon courroux
A cherché dans les flots un supplice trop doux.
Le fer aurait déjà tranché ma destinée ;
Mais je laissais gémir la vertu soupçonnée :
J'ai voulu, devant vous, exposant mes remords,
Par un chemin plus lent descendre chez les morts.
J'ai pris, j'ai fait couler dans mes brûlantes veines
Un poison que Médée apporta dans Athènes.
Déjà jusqu'à mon cœur le venin parvenu
Dans ce cœur expirant jette un froid inconnu ;
Déjà je ne vois plus qu'à travers un nuage
Et le ciel et l'époux que ma présence outrage ;
Et la mort, à mes yeux dérobant la clarté
Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté.
Avec la problématique suivante: Comment Phèdre se montre t-elle en même temps, victime et coupable?

Donc comme je dois faire deux axes j'ai pensé en faire un sur la victime et l'autre sur le coupable mais bon…
a pars sa j'arrive pas a avancer, pour l'introduction je sais pas trop comment commencer et puis on doit faire deux sous axes et la aussi je sais pas trop quoi faire bref sa doit faire une heure que je tourne en rond, tout se que j'ai fait c'est trouver la définition des mots que je connaissais pas, bref je vous demande juste une petite aide pour me permettre de commencer genre les sous axes.
Merci de votre lecture. 🙂 🙂 🙂
Procède à l'analyse du texte, crayon en main …


I. Je plaide coupable …

C'est moi
J'ai voulu
J'ai pris
…/…

MAIS

II. Je suis aussi victime
bonjour,
j'ai aussi un devoir sur cette partie de texte. Je suis en seconde.
Le prof m'a dit que nous aurions des questions auxquelles répondre. Je ne les connais pas. Serait-il possible de m'aider en me donnant des idées de question?
Merci
Bonjour,j'aurais besoin d'aide pour faire un commentaire composé sur Phèdre juste sur le passage que j'ai collé ci dessous.
PHÈDRE
Non, Thésée, il faut rompre un injuste silence ;
Il faut à votre fils rendre son innocence :
Il n’était point coupable.
THÉSÉE
Ah ! père infortuné !
Et c'est sur votre foi que je l'ai condamné !
Cruelle ! pensez-vous être assez excusée…
PHÈDRE
Les moments me sont chers ; écoutez-moi, Thésée :
C’est moi qui sur ce fils, chaste et respectueux,
Osai jeter un œil profane, incestueux.
Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste :
La détestable Œnone a conduit tout le reste.
Elle a craint qu’Hippolyte, instruit de ma fureur,
Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur :
La perfide, abusant de ma faiblesse extrême,
S’est hâtée à vos yeux de l’accuser lui-même.
Elle s’en est punie, et fuyant mon courroux,
A cherché dans les flots un supplice trop doux.
Le fer aurait déjà tranché ma destinée ;
Mais je laissais gémir la vertu soupçonnée :
J’ai voulu, devant vous exposant mes remords,
Par un chemin plus lent descendre chez les morts.
J’ai pris, j’ai fait couler dans mes brûlantes veines
Un poison que Médée apporta dans Athènes.
Déjà jusqu’à mon cœur le venin parvenu
Dans ce cœur expirant jette un froid inconnu ;
Déjà je ne vois plus qu’à travers un nuage
Et le ciel et l’époux que ma présence outrage ;
Et la mort à mes yeux dérobant la clarté,
Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté.
J'ai fait un commentaire sur cela mais sur tous le texte pas que sur ce vers (que j'ai vous ai mi ci dessus ) et je trouve rien dessus , il n'y a pas d'axes qui ressort aidez moi svpp 😞 😞 😞 :/
Bonsoir,

Tu peux essayer un parcours de lecture sur une fin tragique.

Quelques pistes :
- l'enchaînement inéluctable des causes,
- le destin servi par les passions humaines,
- un aveu pathétique,
- grandeur et misère des personnages,
- un discours judiciaire,
- l'omniprésence de la mort…
voila ce que j'ai trouvé :/

[copier-collet Internet]
Mais je n'arrive pas à organiser ses idées 😞
As-tu lu les réponses qui précèdent ?
oui mais je dois faire juste du vers 24 à 51 , les informations que j'ai prise sont tiré d'internet . Moi j'ai reussi à trouver cela ;
I. La mise en scéne des aveux 😞vers 24 à 51)
Phèdre va devenir petit à petit victime, suite aux reproches de Thésée et la mort de celui qu'elle aimait. Elle est indirectement un des facteurs de la mort de celui qu'elle aimait, le fils de son époux Thésée, puisqu'elle l'a accusé de viol par vengeance. Phèdre va petit à petit avouer le mensonge qu'elle a dit de façon indirecte:

« écoutez-moi, Thésée » (vers 29)
« Non Thésée, il faut rompre un injuste silence (…)
Il faut à votre fils rendre son innocence » (vers 24-25)

Elle va demander son attention, et va essayer d'aborder les choses calmement, les phrases vont d'ailleurs devenir plus longues avec des mots qui vont donner un aspect plus long de la discussion

« Déjà » (vers 46 et 47)
« Et » (vers 49 et 50)

Phèdre va donc petit à petit avouer son erreur et l'assumer avec une certaine hésitation et en prenant du temps, l'expliquant calmement. Elle va utiliser le poison pour avoir une mort lente et pour pouvoir avouer, se confesser, et à quelque part réhabiliter hippolythe et se sentir grandi.

Au vers 26 elle va sous une forme d'hémistiche (moitié d'un alexandrin) qui pourrait suffir innocenter Hippolythe.
Vers 29 à 32 elle reconnaît avoir éprouver un amour contre-nature, monstrueux, l'inceste, puis au vers 33 jusqu'au vers 39 elle accuse Oenone qui est la nourrice, d'être la responsable à sa place de sa mort. A partir du vers 40 jusqu'au vers 45 elle évoque sa propre mort, c'est toujours passé, elle justifie le choix du poison sans prononcer véritablement le nom encore puisque c'est au vers 45 qu'elle dira le mot. C'est au vers 49 qu'elle meurt, avec l'utilisation du présent.

→ L'actrice va donc pouvoir jouer pouvoir jouer plus lentement la scène, en suscitant d'avantage de pitié au niveau du spectateur, en prenant son temps et en donnant un réalisme au niveau des expressions car du fait qu'elle ai le temps et qu'il y ai des phrases plus longues, elle peut prendre le temps de jouer sur les traits du visage et les expressions, essayant d'avoir la pitié du spectateur et montrant une réelle différence entre sa position de victime et sa défense.

II. La culpabilité de Phédre
→ On ne peut pas dire que Phèdre se sente réellement coupable. Néanmoins on peut remarquer qu'il y a une anaphore « Déjà » (vers 46 et vers 48), nous avons aussi également une alégorie qui se répète « Déjà jusqu'à mon cœur », « Dans ce cœur expirant » (vers 46 et 47). Phèdre va essayer de se déculpabiliser en se mettant en position de victime, mais aussi prendra sa défense en essayant de justifier ses actes par des situations atténuantes.

→ Les aveux de Phèdre sont ambigus, elle s'accuse « C'est moi qui… » (ligne 30) et paradoxalement se pose dans une circonstance atténuante « Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste (…) La détestable Oenone a conduit tout le reste » (vers 32 à 33).

Registre pathétique, allitération en « s » « f » (vers 30-32). On peut y ajouter la rime plate.

Voila j'ai pu trouvé cela , aprés je ne vois pas d'autres informations à mettre svpp aidez moi