Bénabar, "Quatre murs et un toit"

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Je suis en 1ere et notre professeur nous as demandés de trouver une chanson françaises avec des figures de styles.
J'ai choisi 4 murs et un toit de benabar mais je n'ai trouvé que des personnification dans de ce texte. Pourriez-vous m'aidez a en trouver d'autres ? 🙂


La chanson :
Un terrain vague, de vagues clôtures, un couple divague sur la maison future. 
On s'endette pour trente ans, ce pavillon sera le nôtre, et celui de nos enfants corrige la femme enceinte. 
Les travaux sont finis, du moins le gros oeuvre, ça sent le plâtre et l'enduit et la poussière toute neuve…
Le plâtre et l'enduit et la poussière toute neuve.


Des ampoules à nu pendent des murs, du plafond, le bébé est né, il joue dans le salon. 
On ajoute à l'étage une chambre de plus, un petit frère est prévu pour l'automne. 
Dans le jardin les arbres aussi grandissent, on pourra y faire un jour une cabane…
On pourra y faire un jour une cabane.


Les enfants ont poussé, ils sont trois maintenant, on remplit sans se douter le grenier doucement. 
Le grand habite le garage pour être indépendant, la cabane, c'est dommage, est à l'abandon. 
Monsieur rêverait de creuser une cave à vins, Madame préfèrerait une deuxième salle de bain…
Ça sera une deuxième salle de bain.


Les enfants vont et viennent chargés de linge sale, ça devient un hôtel la maison familiale.
On a fait un bureau dans la p'tite pièce d'en haut, et des chambres d'amis, les enfants sont partis.
Ils ont quitté le nid sans le savoir vraiment, petit à petit, vêtement par vêtement…
Petit à petit, vêtement par vêtement.


Ils habitent à Paris des apparts sans espace, alors qu'ici.. y'a trop de place. 
On va poser tu sais des stores électriques, c'est un peu laid c'est vrai, mais c'est plus pratique.
La maison somnole comme un chat fatigué, dans son ventre ronronne la machine à laver…
Dans son ventre ronronne la machine à laver.


Les petits enfants espérés apparaissent, dans le frigo, on remet des glaces.
La cabane du jardin trouve une deuxième jeunesse, c'est le consulat que rouvrent les gosses.
Le grenier sans bataille livre ses trésors, ses panoplies de cow-boys aux petits ambassadeurs,
qui colonisent pour la dernière fois 
la modeste terre promise, quatre murs et un toit.


Cette maison est en vente comme vous le savez, je suis, je me présente, agent immobilier.
Je dois vous prévenir si vous voulez l'acheter, je préfère vous le dire cette maison est hantée. 
Ne souriez pas Monsieur, n'ayez crainte Madame, c'est hanté c'est vrai mais de gentils fantômes.
De monstres et de dragons que les gamins savent voir,
de pleurs et de bagarres, et de copieux quatre-heures,
"finis tes devoirs", 
"il est trop lourd mon cartable",
"laisse tranquille ton frère",
"les enfants : à table !".
Écoutez la musique, est-ce que vous l'entendez ?
Écoutez la musique, est-ce que vous l'entendez ?
Écoutez la musique, est-ce que vous l'entendez ?
Si je n'm'abuse (les stylisticiens me reprendront), les deux premières propositions du premier "vers" (?) mêlent une anadiplose (reprise du terme final d'une proposition au début de la proposition suivante) à une antanaclase jouant sur la reprise du terme "vague". Un procédé relativement courant en rhétorique, mais qui mérite d'être remarqué !

De plus, une machine à laver qui ronronne si près de l'évocation d'un "chat fatigué" ressemble fort à une hypallage ; la comparaison de la maison à un chat, dans la même phrase, étant également une figure de style à noter.

Ayant lu le texte en diagonale, c'est tout ce que j'ai pu relever : j'imagine qu'il y en a d'autres 😉 !

PS : pour ceux qui aiment l'analyse, les textes de Brel sont truffés d'effets stylistiques grandioses, un exercice que je recommande à tout le monde !
Dns le refrain final, notation intéressante sur écouter / entendre (cf. regarder / voir).
Sans compter les effets d'allitérations et d'assonances ( y'a peut-être même quelques hométotéleutes qui se baladent dans le coin …)
Est-ce que je ne sens pas une pointe d'ironie ? 😀

Je vois une sorte de parallélisme "ne souriez pas Monsieur, n'ayez crainte Madame…", une antithèse "sans espace"/"trop de place"
des métaphores avec le consulat, les trésors, bien sûr les répétitions (en particulier vague/vagues/divague, paronymes)