Je vais me faire l'avocat du diable :
Je peux faire quoi pour pas me rater ? Pcq là ça me gonfle de me rendre compte qu'en fait, je ne sais rien faire avec un texte
Le seul commentaire qu'on a fait, c'était un texte qu'on avait jamais vu, y'avait même pas le nom de l'auteur, pas de dates, rien, le texte, c'est tout, il nous largue en pleine nature et il dit "nn mais au bac ca sera comme ça --'" alors que rien du tout, il croit respecter le programme mais il fait N'IMPORTE QUOI.
Commenter un texte nu est un excellent exercice : lire le texte sans le filtre des préjugés.
Sans doute une précaution : sans référence précise, vous n'irez pas chercher de la bouillie pour les chats sur Internet, vous devrez bien travailler personnellement.
Il est exact qu'à l'écrit du bac vous aurez pour le commentaire un texte illustrant l'objet d'étude mais que vous ne connaitrez pas forcément.
Donc, votre professeur vous entraine intelligemment.
On analyse pas on explique
Si c'était à nous de les trouver, il devrait déjà nous laisser le temps d'approfondir le texte en classe, plutôt que d'enchaîner les lectures analytiques.
Tiens tiens… Vous
enchaînez les lectures analytiques, donc vous travaillez…et vous aurez un copieux descriptif pour l'oral !
Je suis pas allé en S pour me prendre la tête avec cette matière,
Cela me rappelle une histoire drôle que j'ai lue dans un prestigieux magazine d'actualité.
Elle se passe à la caisse rapide, moins de 10 articles d'une grande surface située pour les besoins de la blague, à équidistance de Yale et de Harvard. Un jeune homme se présente avec un caddie débordant de marchandises. La caissière, alors :
« Vous venez de Harvard, que vous ne savez pas lire ? Ou vous venez de Yale, que vous ne savez pas compter jusqu'à dix ? »
C'est justement parce que vous êtes en S que vous devez être excellent dans les matières littéraires.
Ah ah, alors il nous fait faire une minute de silence à chaque début de cours (si vous la faites pas gare à vous).
Aveu dépourvu d'artifice : vous devez être turbulents et chahuteurs pour vous voir imposer cette mesure. Un cours ne peut commencer dans le brouhaha. Le silence favorise la concentration.
Ce grief se retourne contre vous, la classe entière.
On écrit sans cesse des textes qui ne veulent rien dire, "c'est de la poésie", dit-il. En dehors des lectures analytiques que l'on bâcle, ses cours n'ont aucun sens, aucun. Il va nous dire de faire un texte selon des règles précises (je vous assure que c'est inutile, ça nous entraine meme pas à différents styles d'écriture, ou encore à se relâcher lorsqu'on écrit) qui sont absurdes. Tout ce qu'on fait est une perte de temps tout simplement phénoménale.
Ce sont des exercices d'atelier d'écriture, probablement inspirés de l'Oulipo.
Ne dites pas que c'est une perte de temps : faire de la poésie soi-même aide à mieux commenter les poètes, suivre des contraintes d'écriture fait saisir ce qu'est le style.
Quant à
se relâcher quand on écrit !
Vous savez très bien le faire :
Pcq, y'avait, il nous largue en pleine nature et il dit "nn mais au bac ca sera comme ça --'" alors que rien du tout,
Vous n'avez pas besoin de cours en la matière. Votre professeur vous enseigne la rigueur en vue de l'écrit, et cela vous servira toute votre vie.
De votre témoignage à charge ressortent bien des points positifs : votre professeur cherche à bien faire son travail et les méthodes dont vous vous plaignez sont intéressantes. De toutes façons, en ce domaine de la pédagogie l'inspecteur est seul juge, lui seul peut dire si un professeur est ou non compétent.
Reste la personnalité du collègue : manifestement, il y a un problème relationnel de lui à vous. C'est ce point qu'il vous faut travailler avec vos délégués. L'heure de vie de classe est faite pour cela.
De toutes façons, c'est avec ce professeur que vous devez travailler, vos giries n'y changeront rien. Travaillez du mieux qu'il vous est possible.