Analyse logique de "à ce point que"

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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La partie soulignée de la phrase suivante (de J Romains) me rend perplexe du point de vue de l'analyse logique : "Je tâche de mettre dans mon travail un part de psychologie à ce point que je me sens comme paralysé quand j'ai à travailler pour une personne que je ne connais pas". J'hésite entre les deux analyses suivantes :
1) on pourrait dire que "je me sens paralysé" qualifie le point, comme par exemple : "je chauffe ma casserole d'eau au point que celle-ci se met à bouillir" (c'est à dire au point d'ébullition de l'eau, à cent degrés), dans ce cas, ce serait tout bêtement une subordonnée relative;
2) mais on pourrait aussi remplacer "à ce point que" par "tant" : Je tâche de mettre dans mon travail tant de psychologie que je me sens comme paralysé… Ce serait alors une subordonnée conjonctive circonstancielle de conséquence.
Il me semble qu'on pourrait éventuellement adopter la seconde solution si J Romains avait dit "au point que", mais il insiste avec un démonstratif, "à ce point que" (autrement dit, à ce point précis)
Merci aux plus forts que moi de trancher… éventuellement pour une troisième solution ?
Bonsoir

Ici à ce point est une variante de à tel point.

L'adjectif démonstratif ce a ici la même valeur intensive que l'adjectif indéfini tel

Nous avons bien ici une subordonnée de conséquence, en corrélation avec un terme de la principale (ici, avec la locution "à ce point" exprimant l'intensité ).

Je tâche de mettre dans mon travail une part de psychologie, à ce point / que je me sens comme paralysé.
todike a écrit :1) on pourrait dire que "je me sens paralysé" qualifie le point, comme par exemple : "je chauffe ma casserole d'eau au point que celle-ci se met à bouillir" (c'est à dire au point d'ébullition de l'eau, à cent degrés), dans ce cas, ce serait tout bêtement une subordonnée relative;
2) mais on pourrait aussi remplacer "à ce point que" par "tant" : Je tâche de mettre dans mon travail tant de psychologie que je me sens comme paralysé… Ce serait alors une subordonnée conjonctive circonstancielle de conséquence.
Il me semble qu'on pourrait éventuellement adopter la seconde solution si J Romains avait dit "au point que", mais il insiste avec un démonstratif, "à ce point que" (autrement dit, à ce point précis)
?
Le sens est effectivement le même que "au point que" (et aussi de "tant que"), mais le "point" en question n'a rien à voir avec le point d'ébullition, et il ne s'agit nullement d'une subordonnée relative.
En fait, il s'agit de la locution au point que et de ses variantes, ainsi définie dans le TLFi :
Au point que…, à ce point que…, à tel point que…, à un point tel que… Il y avait des chants qui m'ont ému à ce point que je me suis mis à genoux avec tout le monde (Green, Journal,1935, p. 9).Elle en était jalouse au point qu'elle le détacha de ses grands-parents (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 49).Ce corps virtuel déplace le corps réel à tel point que le sujet ne se sent plus dans le monde où il est effectivement (Merleau-Ponty, Phénoménol. perception,1945, p. 289).
merci à tous, c'est parfaitement clair !