Giraudoux, Électre, acte II, scène 9

Entraide scolaire

18 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
*Bonjour, voilà le texte:
Acte II – Scène 9
Électre, La femme Narsès, Le Mendiant, Oreste
LE MENDIANT
Alors voici la fin. La femme Narsès et les mendiants délièrent Oreste. Il se précipita à travers la cour.
Il ne toucha même pas, il n’embrassa même pas Électre. Il a eu tort. Il ne la touchera jamais plus. Et
il atteignit les assassins comme ils parlementaient avec l’émeute, de la niche en marbre. Et comme
Égisthe penché disait aux meneurs que tout allait bien, et que tout désormais irait bien, il entendit crier
dans son dos une bête qu’on saignait. Et ce n’était pas une bête qui criait, c’était Clytemnestre. Mais
on la saignait. Son fils la saignait. Il avait frappé au hasard sur le couple, en fermant les yeux. Mais tout
est sensible et mortel dans une mère, même indigne. Et elle n’appelait ni Électre, ni Oreste, mais sa
dernière fille Chrysothémis, si bien qu’Oreste avait l’impression que c’était une autre mère, une mère
innocente qu’il tuait. Et elle se cramponnait au bras droit d’Égisthe. Elle avait raison, c’était sa seule
chance désormais dans la vie de se tenir un peu debout. Mais elle empêchait Égisthe de dégainer. Il
la secouait pour reprendre son bras, rien à faire. Et elle était trop lourde aussi pour servir de bouclier.
Et il y avait encore cet oiseau qui le giflait de ses ailes et l’attaquait du bec. Alors il lutta. Du seul bras
gauche sans armes, une reine morte au bras droit avec colliers et pendentifs, désespéré de mourir en
criminel quand tout de lui était devenu pur et sacré, de combattre pour un crime qui n’était plus le sien
et, dans tant de loyauté et d’innocence, de se trouver l’infâme en face de ce parricide, il lutta de sa main
que l’épée découpait peu à peu, mais le lacet de sa cuirasse se prit dans une agrafe de Clytemnestre, et
elle s’ouvrit. Alors il ne résista plus, il secouait seulement son bras droit, et l’on sentait que s’il voulait
maintenant se débarrasser de la reine, ce n’était plus pour combattre seul, mais pour mourir seul, pour
être couché dans la mort loin de Clytemnestre. Et il n’y est pas parvenu. Et il y a pour l’éternité un couple
Clytemnestre-Égisthe. Mais il est mort en criant un nom que je ne dirai pas.

LA VOIX D’ÉGISTHE, au-dehors
Électre…

LE MENDIANT
J’ai raconté trop vite. Il me rattrape.
*Voila, je dois rédiger un commentaire littéraire, et j'ai du mal à trouver une problematique et des axes. J'ai pensé à cela:
Electre, est-elle une tragédie classique ? Nous allons voir dans une première partie quelles sont les règles dramaturgiques sur lesquelles repose la tragédie classique et si elles sont respectées dans cet extrait de la pièce de Giraudoux ; deuxièmement, nous analyserons la visée morale de la scène.

Je sens que ce n'est pas très bien.. :/
Un parcours de lecture possible :
En quoi ce récit rapporté s'inscrit-il dans le registre tragique ?

1 - le mendiant comme choeur antique, un assassinat rapporté pour respecter la bienséance
2 - la vengeance
3 - l'inéluctabilité tragique, en particulier par l'expression d'une prophétie
Merci beaucoup! 😉
Hum, je ne comprends pas bien le troisieme axe… Il veut dire que la mort de ces deux personnages sont inévitables à cause de la mythologie greque? 😮

Pour le premier axe, est-ce-que je peux parler de la règle de bienséance et ensuite dire en quoi elle est respectée par la pièce? Il y'a aussi la règle des trois unités non?

Et pour la vengeance d'Oreste, je ne sais pas trop quoi écrire…

Désolée de t'embêter avec autant de question… :/
Bonjour,

L'expression est un peu ramassée : "l'inéluctabilité tragique, en particulier par l'expression d'une prophétie".
Qu'ai je voulu te suggérer ?
Le registre tragique est constitué essentiellement par le déterminisme du destin. L'issue est connue dès le début.
Le mendiant lie les êtres et les événements par une sorte de transe, de prophétie : "Alors voici la fin."
Remarque que le mot fin connote de plus par euphémisme la défaite, la mort. La fin du spectacle s’abîme dans la mort.
Mais Giraudoux y ajoute une touche ironique moderne : "J’ai raconté trop vite. Il me rattrape." Egisthe, qui était censé mourir, est encore vivant… Le choeur a pris trop d'avance sur le scénario, lui-même déjà écrit dans le mythe…

La bienséance est une reprise de la grande tragédie classique. Giraudoux s'inscrit volontairement dans cette tradition.
Quant à la règle des trois unités, on ne peut la déduire de l'extrait.

La vengeance d'Oreste est traitée sur le mode scandaleux du fait divers. Note ces petits détails ridicules qui font la différence. Par exemple, Egisthe ne peut se séparer de Clytemnestre pour une bête affaire de lacet, l'inéluctabilité tragique perd de sa grandeur…
Mais pourquoi Giraudoux utilise le système du passé? Quel est le but recherché? 😐
Giraudoux admire les maîtres classiques.

"Qu'est-ce la tragédie? C'est l'affirmation d'un lien horrible entre l'humanité et un destin plus grand que le destin humain; c'est l'homme arraché à sa position horizontale de quadrupède par une laisse qui le retient debout, mais dont il sait toute la tyrannie et dont il ignore la volonté. (..) Qu'est-ce que le héros tragique? C'est un être particulièrement résigné à la cohabitation avec toutes les formes et tous les monstres de la fatalité."

Giraudoux voit dans la tragédie le lien par lequel les dieux humanisent l'homme en l'obligeant à quitter son état animal de quadrupède pour le redresser sur ses deux pattes arrière. Oreste doit quitter son petit bonheur étriqué en étant projeté dans un univers tragique par la révélation de sa soeur.
Bonjour ,
J'ai lu Electre de Giraudoux et je dois répondre à cette question : "diriez vous d'Electre qu'elle est une héroine tragique "
Ca fait plus de deux heures que je fais des recherches dessus mais je n'arrive pas à trouver mes axes de réponses
Si vous pouviez m'aider , cordialement
Il te faut examiner en quoi Electre est une héroïne tragique :
- fille de roi,
- passion qui l'habite,
- volonté tendue vers le but qu'elle s'est fixé,
- ascendance,
- liens avec le sacré…
bien que certains éléments tentent de la faire déchoir de ce statut
- entêtement juvénile,
- heurt d'une adolescente avec sa mère ,
- environnement bourgeois et situation familiale vaudevillesque…

Alors que reste-t-il au final ? Comment apprécier cette quête de la vérité quoi qu'il en coûte ?
Bonjour , je suis actuellement en licence de lettres et l'une de mes professeurs m'a donné cet extrait d'Electre de GIRAUDOUX avec ces trois questions :
1) A quoi s'apparente le récit du mendiant ?
2) Faire l'etude de la tonalité de la tirade.
3)Comment Giraudoux transcrit-il les notions de tragédie et de tragique?
Électre, La femme Narsès, Le Mendiant, Oreste
LE MENDIANT
Alors voici la fin. La femme Narsès et les mendiants délièrent Oreste. Il se précipita à travers la cour.
Il ne toucha même pas, il n’embrassa même pas Électre. Il a eu tort. Il ne la touchera jamais plus. Et
il atteignit les assassins comme ils parlementaient avec l’émeute, de la niche en marbre. Et comme
Égisthe penché disait aux meneurs que tout allait bien, et que tout désormais irait bien, il entendit crier
dans son dos une bête qu’on saignait. Et ce n’était pas une bête qui criait, c’était Clytemnestre. Mais
on la saignait. Son fils la saignait. Il avait frappé au hasard sur le couple, en fermant les yeux. Mais tout
est sensible et mortel dans une mère, même indigne. Et elle n’appelait ni Électre, ni Oreste, mais sa
dernière fille Chrysothémis, si bien qu’Oreste avait l’impression que c’était une autre mère, une mère
innocente qu’il tuait. Et elle se cramponnait au bras droit d’Égisthe. Elle avait raison, c’était sa seule
chance désormais dans la vie de se tenir un peu debout. Mais elle empêchait Égisthe de dégainer. Il
la secouait pour reprendre son bras, rien à faire. Et elle était trop lourde aussi pour servir de bouclier.
Et il y avait encore cet oiseau qui le giflait de ses ailes et l’attaquait du bec. Alors il lutta. Du seul bras
gauche sans armes, une reine morte au bras droit avec colliers et pendentifs, désespéré de mourir en
criminel quand tout de lui était devenu pur et sacré, de combattre pour un crime qui n’était plus le sien
et, dans tant de loyauté et d’innocence, de se trouver l’infâme en face de ce parricide, il lutta de sa main
que l’épée découpait peu à peu, mais le lacet de sa cuirasse se prit dans une agrafe de Clytemnestre, et
elle s’ouvrit. Alors il ne résista plus, il secouait seulement son bras droit, et l’on sentait que s’il voulait
maintenant se débarrasser de la reine, ce n’était plus pour combattre seul, mais pour mourir seul, pour
être couché dans la mort loin de Clytemnestre. Et il n’y est pas parvenu. Et il y a pour l’éternité un couple
Clytemnestre-Égisthe. Mais il est mort en criant un nom que je ne dirai pas.

LA VOIX D’ÉGISTHE, au-dehors
Électre…

LE MENDIANT
J’ai raconté trop vite. Il me rattrape.
Mon problème est que je n'arrive pas a répondre à la première question , mon professeur m'a dit que cela n’était pas un monologue , mais alors est-ce une tirade? et comment puis-je développer cette idée?
Je n'arrive pas à m'en sortir , pourriez vous m'aider?
Bonjour.

Le mendiant joue un peu le rôle du chœur dans le théâtre antique : il présente le contexte et résume les situations pour aider le public à suivre les évènements, il fait des commentaires…
C'est bien une tirade, ainsi que l'indique la question 2).
Merci pour votre réponse
Mais, je pense pas qu'elle aurait mis la réponse dans la seconde question , puisqu'en lui demandant des conseils elle m'as dit que ce n’était pas un monologue et qu'elle ne dirait pas la réponse, c'est pour ça que je doute.
Et puis je ne sais pas comment justifié que c'est une tirade , donc j'ai déjà dis qu'il racontait un récit , que les verbes étaient aux temps du passé, j'ai aussi parlé de la règle de bienséance, des phrases courtes et de l'accumulation de "et"(14) et "mais" (7) , des phrases courtes , et des actions nombreuses qui permettent de rebondirent et de rendre le texte accrocheur , mais ma réponse n'est pas assez complète et je ne trouve pas ce qu'il me manque
Mais, je pense pas qu'elle aurait mis la réponse dans la seconde question , puisqu'en lui demandant des conseils elle m'a dit que ce n’était pas un monologue et qu'elle ne dirait pas la réponse, c'est pour ça que je doute.
Et puis je ne sais pas comment justifier que c'est une tirade
Une tirade étant, selon le dictionnaire, une "longue suite de phrases, de vers, récitée sans interruption par un personnage de théâtre", dans cet extrait, je ne vois pas autre chose que le discours du mendiant comme exemple de tirade… Une tirade dont on te demande de définir la tonalité dans la deuxième question.
D'accord , merci beaucoup 🙂
Alors le roi des rois[sup]1[/sup] donna de grands coups de pied dans le dos de Clytemnestre, à chacun elle sursautait toute, la tête muette sursautait et se crispait, et il cria, et alors pour couvrir la voix, Égisthe poussait de grands éclats de rire, d’un visage rigide. Et il plongea l’épée. Et le roi des rois n’était pas ce bloc d’airain et de fer qu’il imaginait, c’était une douce chair, facile à transpercer comme l’agneau ; il y alla trop fort, l’épée entailla la dalle. Les assassins ont tort de blesser le marbre, il a sa rancune : c’est à cette entaille que moi j’ai deviné le crime. Alors il cessa de lutter ; entre cette femme de plus en plus laide et cet homme de plus en plus beau, il se laissa aller ; la mort a ceci de bon qu’on peut se confier à elle ; c’était sa seule amie dans ce guet-apens, la mort ; elle avait d’ailleurs un air de famille, un air qu’il reconnaissait, et il appela ses enfants, le garçon d’abord, Oreste, pour le remercier de le venger un jour, puis la fille, Électre, pour la remercier de prêter ainsi pour une minute son visage et ses mains à la mort. Et Clytemnestre ne le lâchait pas, une mousse à ses lèvres, et Agamemnon voulait bien mourir, mais pas que cette femme crachât sur son visage, sur sa barbe. Et elle ne cracha pas, tout occupée à tourner autour du corps, à cause du sang qu’elle évitait aux sandales, elle tournait dans sa robe rouge, et lui déjà agonisait, et il croyait voir tourner autour de lui le soleil. Puis vint l’ombre. C’est que soudain, chacun d’eux par un bras, l’avait retourné contre le sol. À la main droite quatre doigts déjà ne bougeaient plus. Et puis, comme Égisthe avait retiré l’épée sans y penser, ils le retournèrent à nouveau, et lui la remit bien doucement, bien posément dans la plaie. [sup]1[/sup] Cette expression désigne Agamemnon.
Voila le texte, bon j'ai écrit un commentaire court pas trop détaillé , parceque je n'ai pas le temps de rédiger

(il manque une conclusion )
J'ai besoin de savoir si mon analyse est complète , si mes axes sont correctes (j'ai du mal avec les axes je ne les trouve pas facilement )


D’une époque à une autre , le théâtre a évolué , il est alors modernisé et est objet de différents changements . Les dramaturges ont osés et ont brisé les barrières et les règles imposées , et ils ont , grâce à cela impressionnés le spectateur. Jean Giraudoux est l’un des dramaturges du XX siècle , il est connu pour de nombreuses pièces tel que’ La guerre de Troie n’aura pas lieu’ ainsi que ‘ Electre ‘, la pièce que nous allons étudiez dans ce commentaire . Dans ce texte qui est extrait de la l’acte II scène 9 le spectateur insiste à une longue tirade d’un mendiant qui raconte la mort du roi des rois . Alors comment le roi est il mort ?
Nous étudierons dans un premier plan qu’est ce qui a causé la mort du ‘roi des rois’ , puis nous nous intéresserons a la représentation de la violence sur scène par Giraudoux , et nous parlerons de cet extrait qui est une scène de dénouement .


Jean Giraudoux met toujours en scène des pièces qui comportent une critique , dans Electre , il critique l’avarice et la cupidité , qui ensembles peuvent induire l’Homme à accomplir des choses affreuses et inimaginable . Dans cet extrait la reine aide son amant à se débarrasser du roi , pour enfin prendre le pouvoir avec son amoureux et régner sur sa ville comme ils le désirent . ‘ un tel crime […] leur a permis d usurper le pouvoir’
La complicité des deux amants est présente tout au long du texte , ‘ ils le retournèrent ‘ ‘ il cria [..] alors pour couvrir la voix, Egisthe poussait des grands éclats de rire’ . nous remarquons que les deux amants sont prêts à tous pour prendre le pouvoir , entre autre commettre un meurtre de sang froid
Le roi a voulu d’abord se défendre ‘ donna de grands coups de pied ‘ il était surement surpris par la trahison de sa femme , mais très vite il arrêtait car il comprit que cela ne servira a rien ‘ il cessa de lutter [..] il se laissa aller ‘
Nous remarquons l’utilisation du passé simple pour décrire la rapidité du crime commit ‘ plongea , entailla , laissa ‘ le passé simple est utilisé pour raconter des actions brèves , Giraudoux a peut être voulu insister sur le calme des ‘assassins ‘. Le roi ne mourut pas vite ‘ agonisait ‘ l’imparfait ici montre qu’il est resté assez longtemps en vie après s’être fait poignarder

Jean Giraudoux , dans cette scène nous a détaillé le meurtre en faisant parler un mendiant qui avait deviné le crime à cause d’une’ entaille ‘ , mais nous remarquons , cette pièce , bien qu’elle appartient au XX siècle , reste fidèle aux règles car la violence n’est pas représentée sur scène elle est juste narrée par , ce qui est étonnant puisqu’ au XX siècle , la violence scénique
Ce qui surprend c’est que le mendiant raconte les faits du meurtre sans y avoir assister , ce premier base son histoire sur des suppositions ‘j’ai deviné le crime’
Cette pièce est une pièce tragique et nous comprenons cela grâce au lexique de la fatalité et du crime qui existe dans cet extrait ;’ crime , mort , mourir, corps , sang , entaille , rigide’
Le roi des rois a connu une terrible fin , une mort qui ne lui fait pas honneur , une mort qui n’est pas digne de lui , basée sur la trahison et la tromperie de sa femme .
Cette scène peut être la scène finale , une scène de dénouement ou le conflit n’existe plus et ou le spectateur connait enfin les détails du meurtre.
Le mendiant adopte un point de vue omniscient car il a une parfaite connaissance des événements
N’oublions pas que le théâtre est fait pour être jouer , mais il peut aussi être lu , Giraudoux , grâce à son talent a pu écrire une pièce qui permet au lecteur d’imaginer la scène , le dynamisme dans le récit du mendiant permet au lecteur de s’évader et de se retrouver dans le monde d’Electre .
Alors premièrement j'ai un souci avec ta problématique, ça n'est pas une réelle problématique en fait…
De plus tu annonces trois axes et je n'en voit que deux..

Tu as bien compris le texte je pense mais il faut s'appuyer d'avantage sur les figures de style, il y en a pas mal dans ce texte et plutôt faciles à repérer :
"rois des rois" = superlatif
"bloc d'airain et de fer" = métaphore
"marbre" = métaphore
Ici on voit nettement que le roi est magnifié
puis on a la comparaison "douce comme l'agneau" qui induit un paradoxe… Le roi n'est pas si solide qu'il en à l'air
La mort est personnifiée "sa seule amie" pour montrer qu'il ne la craint pas finalement et il y a aussi un euphémisme pour la désigner "l'ombre" toujours pour montrer qu'elle n'est pas effrayante.
Voilà en fait il faudrait broder autour de ça, il y en a d'autre je pense.

Ce que je te conseille de faire et ce que je fais toujours c'est que sur un brouillon je fais un tableau avec 3 colonnes : citation, nom de la figure de style et l'interprétation.
Je note tout ce que je vois puis j'en prend 3/4 bien expliquées par partie, Une figure par sous partie en fait.
C'est tout simple et ça permet de bâtir un commentaire bien organisé, à partir de là je trouve qu'il est plus simple de trouver une problématique et des axes.
Et quand vraiment je ne trouve pas je m'aide de la question de corpus, la problématique quelque peu changée peut très bien correspondre pour le commentaire.
Enfin voilà ce que je peux dire et pour l'intro, surtout évite les banalités du type "de tout temps" etc. Je sais que les correcteurs n'aiment pas ça. Entre tout de suite dans le vif du sujet, résume un peu le début de l'oeuvre si tu la connais, l'auteur et tout de suite parle de ce qui fait l’intérêt du texte, ta problématique et annonce le plan.

J'espère que ça t'aide.
Bonjour !
j'ai fait un commentaire sur Electre de Giraudoux et mon plan est différent de celui de l'annale…
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez ?
Il s'agit de la scène où le mendiant raconte l'assassinat d'Agamemnon
Ma problématique c'est en quoi Giraudoux modernise un mythe en faisant la parodie d'une tragédie ?


I- Un crime
a) Une trahison
b) La violence de la scène
c) L'indifférence de deux assassins


II-Une tragédie
a) Des héros mythologiques
b) Des thèmes de la tragédie : amour, pouvoir, honneur
c) Le respect de la bienséance


III-La parodie d'une tragédie :
a) Une scène burlesque, le comique de la scène
b) Des héros tournés en dérision
c) La leçon d'humilité du mendiant
qu'en pensez vous ?
🙂

Bonjour à tous,Je dois faire un commentaire linéaire. Pour ce, je dois d’abord identifier les mouvements du texte.J’ai quelques propositions: les mouvements du texte sont regroupés en paragraphes. Pourriez-vous m’indiquer lequel est le meilleur ? Sinon, auriez-vous d’autres propositions ?Version 1:Le Mendiant : (…) Et soudain le coup de pied donné par Égisthe au casque lui apprit tout, comme au mourant le coup de pied donné à son chien. Et il cria : Femme, lâche-moi ! Femme, que fais-tu là ! Elle se gardait de dire ce qu’elle faisait. Elle ne pouvait lui répondre : je te tue, je t’assassine. Mais elle se le disait tout bas à elle-même (…) Alors le roi des rois donna de grands coups de pied dans le dos de Clytemnestre, à chacun elle sursautait toute, la tête muette sursautait et se crispait, et il cria, et alors pour couvrir la voix, Égisthe poussait de grands éclats de rire, d’un visage rigide. Et il plongea l’épée. Et le roi des rois n’était pas ce bloc d’airain et de fer qu’il imaginait, c’était une douce chair, facile à transpercer comme l’agneau ; il y alla trop fort, l’épée entailla la dalle. Les assassins ont tort de blesser le marbre, il a sa rancune : c’est à cette entaille que moi j’ai deviné le crime. Alors il cessa de lutter ; entre cette femme de plus en plus laide et cet homme de plus en plus beau, il se laissa aller ; la mort a ceci de bon qu’on peut se confier à elle ; c’était sa seule amie dans ce guet-apens, la mort ; elle avait d’ailleurs un air de famille, un air qu’il reconnaissait, et il appela ses enfants, le garçon d’abord, Oreste, pour le remercier de le venger un jour, puis la fille, Électre, pour la remercier de prêter ainsi pour une minute son visage et ses mains à la mort. Et Clytemnestre ne le lâchait pas, une mousse à ses lèvres, et Agamemnon voulait bien mourir, mais pas que cette femme crachât sur son visage, sur sa barbe. Et elle ne cracha pas, tout occupée à tourner autour du corps, à cause du sang qu’elle évitait aux sandales, elle tournait dans sa robe rouge, et lui déjà agonisait, et il croyait voir tourner autour de lui le soleil. Puis vint l’ombre. C’est que soudain, chacun d’eux par un bras, l’avaient retourné contre le sol. À la main droite quatre doigts déjà ne bougeaient plus. Et puis, comme Égisthe avait retiré l’épée sans y penser, ils le retournèrent à nouveau, et lui la remit bien doucement, bien posément dans la plaie. Et ce jeune Égisthe éprouvait de la gratitude pour ce mort qui la seconde fois se laissait tuer si doucement, si doucement. On en tuerait des douzaines, de rois des rois, si c’était cela le meurtre. Mais la haine de Clytemnestre grandissait pour celui qui s’était débattu si bêtement, si férocement, car elle savait que chaque nuit elle verrait dans un cauchemar ce massacre.Version 2:Le Mendiant : (…) Et soudain le coup de pied donné par Égisthe au casque lui apprit tout, comme au mourant le coup de pied donné à son chien. Et il cria : Femme, lâche-moi ! Femme, que fais-tu là ! Elle se gardait de dire ce qu’elle faisait. Elle ne pouvait lui répondre : je te tue, je t’assassine. Mais elle se le disait tout bas à elle-même (…) Alors le roi des rois donna de grands coups de pied dans le dos de Clytemnestre, à chacun elle sursautait toute, la tête muette sursautait et se crispait, et il cria, et alors pour couvrir la voix, Égisthe poussait de grands éclats de rire, d’un visage rigide. Et il plongea l’épée. Et le roi des rois n’était pas ce bloc d’airain et de fer qu’il imaginait, c’était une douce chair, facile à transpercer comme l’agneau ; il y alla trop fort, l’épée entailla la dalle. Les assassins ont tort de blesser le marbre, il a sa rancune : c’est à cette entaille que moi j’ai deviné le crime. Alors il cessa de lutter ; entre cette femme de plus en plus laide et cet homme de plus en plus beau, il se laissa aller ; la mort a ceci de bon qu’on peut se confier à elle ; c’était sa seule amie dans ce guet-apens, la mort ; elle avait d’ailleurs un air de famille, un air qu’il reconnaissait, et il appela ses enfants, le garçon d’abord, Oreste, pour le remercier de le venger un jour, puis la fille, Électre, pour la remercier de prêter ainsi pour une minute son visage et ses mains à la mort. Et Clytemnestre ne le lâchait pas, une mousse à ses lèvres, et Agamemnon voulait bien mourir, mais pas que cette femme crachât sur son visage, sur sa barbe. Et elle ne cracha pas, tout occupée à tourner autour du corps, à cause du sang qu’elle évitait aux sandales, elle tournait dans sa robe rouge, et lui déjà agonisait, et il croyait voir tourner autour de lui le soleil. Puis vint l’ombre. C’est que soudain, chacun d’eux par un bras, l’avaient retourné contre le sol. À la main droite quatre doigts déjà ne bougeaient plus. Et puis, comme Égisthe avait retiré l’épée sans y penser, ils le retournèrent à nouveau, et lui la remit bien doucement, bien posément dans la plaie. Et ce jeune Égisthe éprouvait de la gratitude pour ce mort qui la seconde fois se laissait tuer si doucement, si doucement. On en tuerait des douzaines, de rois des rois, si c’était cela le meurtre. Mais la haine de Clytemnestre grandissait pour celui qui s’était débattu si bêtement, si férocement, car elle savait que chaque nuit elle verrait dans un cauchemar ce massacre.Meci d’avance,Cordialement,Arthurrr.

Bonjour Arthur,Il me semble que je découperais le texte en fonction des personnages, la difficulté résidant dans le traitement des couples (une piste, ennemis ou complices pour savoir si on réunit ou si on sépare) :Le Mendiant : (…) Et soudain le coup de pied donné par Égisthe au casque lui apprit tout, comme au mourant le coup de pied donné à son chien. Et il cria : Femme, lâche-moi ! Femme, que fais-tu là ! Elle se gardait de dire ce qu’elle faisait. Elle ne pouvait lui répondre : je te tue, je t’assassine. Mais elle se le disait tout bas à elle-même (…)Alors le roi des rois donna de grands coups de pied dans le dos de Clytemnestre, à chacun elle sursautait toute, la tête muette sursautait et se crispait, et il cria, et alors pour couvrir la voix, Égisthe poussait de grands éclats de rire, d’un visage rigide. Et il plongea l’épée. Et le roi des rois n’était pas ce bloc d’airain et de fer qu’il imaginait, c’était une douce chair, facile à transpercer comme l’agneau ; il y alla trop fort, l’épée entailla la dalle. Les assassins ont tort de blesser le marbre, il a sa rancune : c’est à cette entaille que moi j’ai deviné le crime.Alors il cessa de lutter ; entre cette femme de plus en plus laide et cet homme de plus en plus beau, il se laissa aller ; la mort a ceci de bon qu’on peut se confier à elle ; c’était sa seule amie dans ce guet-apens, la mort ; elle avait d’ailleurs un air de famille, un air qu’il reconnaissait, et il appela ses enfants, le garçon d’abord, Oreste, pour le remercier de le venger un jour, puis la fille, Électre, pour la remercier de prêter ainsi pour une minute son visage et ses mains à la mort.Et Clytemnestre ne le lâchait pas, une mousse à ses lèvres, et Agamemnon voulait bien mourir, mais pas que cette femme crachât sur son visage, sur sa barbe. Et elle ne cracha pas, tout occupée à tourner autour du corps, à cause du sang qu’elle évitait aux sandales, elle tournait dans sa robe rouge, et lui déjà agonisait, et il croyait voir tourner autour de lui le soleil.Puis vint l’ombre. C’est que soudain, chacun d’eux par un bras, l’avaient retourné contre le sol. À la main droite quatre doigts déjà ne bougeaient plus. Et puis, comme Égisthe avait retiré l’épée sans y penser, ils le retournèrent à nouveau, et lui la remit bien doucement, bien posément dans la plaie. Et ce jeune Égisthe éprouvait de la gratitude pour ce mort qui la seconde fois se laissait tuer si doucement, si doucement. On en tuerait des douzaines, de rois des rois, si c’était cela le meurtre. Mais la haine de Clytemnestre grandissait pour celui qui s’était débattu si bêtement, si férocement, car elle savait que chaque nuit elle verrait dans un cauchemar ce massacre.