En effet, c'est vrai ! On voit d'ailleurs qu'à l'oral on peut marquer l'emphase en faisant une pause et du coup ne pas faire l'élision.
C'est d'ailleurs cela qui doit expliquer la fameuse répartition à peu près égale que l'on constate entre élision et non élision (chose qui ne se retrouve pas dans le cas classique).
Alors je vais à nouveau modifier mon précédent message dans ce sens ! 🙂
Et moi, j'ai rectifié ton hypothèse "piquer" à Jehan ! 😜
Tu es notre ange gardien de l'orthographe, que ferions-nous sans toi 😜
Bonjour,
Je vais contextualiser ma demande : "Je te remercie pour ces moments de bonheur, mais aussi pour ces moments de gêne, s'il y en eu - si il y en eu".
J'ai demandé de l'aide, on m'a conseillé d'écrire "si il y en eu", pour le "confort" de la lecture, mais si + il me gêne un peu…
Je voulais savoir lequel semblait le plus correct.
Merci pour vos réponse !
Bonsoir.
L'élision est obligatoire ici.
Donc :
Je te remercie pour ces moments de bonheur, mais aussi pour ces moments de gêne, s'il y en eut. (bien écrire le verbe au passé simple ! 😉 )
Lagerslaug,
La conjonction "si" s'élide devant les pronoms "il" et "ils". Bien entendu, il n'en va pas de même pour l'adverbe. Pour ce qui est de votre phrase, il faut faire l'élision. Cela dit, je peine à saisir clairement la nature du deuxième "si", celui situé après le tiret. Le tiret marque-t-il un changement de locuteur au sein d'un dialogue, ou s'agit-il seulement d'une variante un peu exotique de la virgule ?
Ce tiret est simplement censé séparer les deux formulations
entre lesquelles hésite Lagerlaug (avec élision / sans élision).
Une barre oblique aurait mieux convenu :
Je te remercie pour ces moments de bonheur, mais aussi pour ces moments de gêne, s'il y en eut / si il y en eut.
Je me permets de déterrer cette discussion car j'ai tout de même une question.
Quand il s'agit de dialogues et qu'il est nécessaire de donner une certaine emphase auxdits dialogues, peut-on ne pas élider le si ?
Par exemple dans la phrase suivante : Si il ou elle le voulait, le ou la responsable pourrait attester de ce constat.
C'est de l'oral, et l'accent est volontairement mis sur l'ambiguïté du sexe (dans un contexte qu'il n'est pas nécessaire d'expliquer ici).
Il faut imaginer une personne mettant de l'emphase sur les mots il, elle, le et la. À mon sens, écrire s'il casserait totalement cet effet.
Effectivement, dans ce cas particulier, l'élision casserait l'effet d'insistance.
Mieux vaut ici, exceptionnellement, ne pas la faire.