Bonjour,
Je poste ce message car j'ai un commentaire à faire sur un extrait du livre Le colonel Chabert, de Balzac.
Pour nous aider, notre professeur nous a donné les axes de commentaire, qui sont :
-Un récit fantastique
-Un récit réaliste et vraisemblable
Donc je vois bien l'idée du réalisme, et de la vraisemblance, quand il est sous le sol, avec les cadavres, le manque d'air, ces soupirs étouffés etc.
Par contre j'avoue, que je ne vois pas du tout le fantastique là dedans, peut-être que c'est illogique qu'il est réussi à sortir vivant ?
Voici l'extrait en question :
A bientôt.
Je poste ce message car j'ai un commentaire à faire sur un extrait du livre Le colonel Chabert, de Balzac.
Pour nous aider, notre professeur nous a donné les axes de commentaire, qui sont :
-Un récit fantastique
-Un récit réaliste et vraisemblable
Donc je vois bien l'idée du réalisme, et de la vraisemblance, quand il est sous le sol, avec les cadavres, le manque d'air, ces soupirs étouffés etc.
Par contre j'avoue, que je ne vois pas du tout le fantastique là dedans, peut-être que c'est illogique qu'il est réussi à sortir vivant ?
Voici l'extrait en question :
Lorsque je revins à moi, monsieur, j’étais dans une position et dans une atmosphère dont je ne vous donnerais pas une idée en vous entretenant jusqu’à demain. Le peu d’air que je respirais était méphitique. Je voulus me mouvoir, et ne trouvai point d’espace. En ouvrant les yeux, je ne vis rien. La rareté de l’air fut l’accident le plus menaçant, et qui m’éclaira le plus vivement sur ma position. Je compris que là où j’étais, l’air ne se renouvelait point, et que j’allais mourir. Cette pensée m’ôta le sentiment de la douleur inexprimable par laquelle j’avais été réveillé. Mes oreilles tintèrent violemment. J’entendis, ou crus entendre, je ne veux rien affirmer, des gémissements poussés par le monde de cadavres au milieu duquel je gisais.Merci de votre aide,
Quoique la mémoirede ces moments soit bien ténébreuse, quoique mes souvenirs soient bien confus, malgré les impressions de souffrances encore plus profondes que je devais éprouver et qui ont brouillé mes idées, il y a des nuits où je crois encore entendre ces soupirs étouffés ! Mais il y a eu quelque chose de plus horrible que les cris, un silence que je n’ai jamais retrouvé nulle part, le vrai silence du tombeau. Enfin, en levant les mains, en tâtant les morts, je reconnus un vide entre ma tête et le fumier humain supérieur. Je pus donc mesurer l’espace qui m’avait été laissé par un hasard dont la cause m’était inconnue. Il paraît, grâce à l’insouciance ou à la précipitation avec laquelle on nous avait jetés pêle-mêle, que deux morts s’étaient croisés au-dessus de moi de manière à décrire un angle semblable à celui de deux cartes mises l’une contre l’autre par un enfant qui pose les fondements d’un château. En furetant avec promptitude, car il ne fallait pas flâner, je rencontrai fort heureusement un bras qui ne tenait à rien, le bras d’un Hercule ! un bon os auquel je dus mon salut. Sans ce secours inespéré, je périssais ! Mais, avec une rage que vous devez concevoir, je me mis à travailler les cadavres qui me séparaient de la couche de terre sans doute jetée sur nous, je dis nous, comme s’il y eut eu des vivants ! J’y allais ferme, monsieur, car me voici ! Mais je ne sais pas aujourd’hui comment j’ai pu parvenir à percer la couverture de chair qui mettait une barrière entre la vie et moi. Vous me direz que j’avais trois bras ! Ce levier, dont je me servais avec habileté, me procurait toujours un peu de l’air qui se trouvait entre les cadavres que je déplaçais, et je ménageais mes aspirations. Enfin je vis le jour, mais à travers la neige, monsieur ! En ce moment, je m’aperçus que j’avais la tête ouverte. Par bonheur, mon sang, celui de mes camarades ou la peau meurtrie de mon cheval peut-être, que sais-je ! m’avait, en se coagulant, comme enduit d’un emplâtre naturel. Malgré cette croûte, je m’évanouis quand mon crâne fut en contact avec la neige.
A bientôt.



