Qui a écrit ce poème ?

Littérature

22 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

J'ai entendu dans un film le poème ci-dessous. C'est un texte sublime qui parle de la mort.
Si vous le connaissez pouvez-vous me donner exactement le texte (car je ne suis pas sûre d'avoir toujours bien entendu) et me dire qui est l'auteur ?

Merci d'avance.
"Je ne suis pas encore résigné à voir les êtres aimés enfouies dans la terre que l'on éventre.
Il en est ainsi et il en sera ainsi pour satisfaire les habitudes que l'humanité à prise.
Et dans la terre ils iront tous, les sages et les turbulents couronné de grand lys et de couronne de laurier.
Et je ne suis pas encore résigné.
Les amants, les savants finiront dans la terre avec toi.
Personne n'évitera la terre qui aval sans discrimination.
Tu laissera un fragment de ce que tu fut ou de ce que tu fi.
Une formule, une expression favorite, mais le meilleur tu perdra.
Des réponses franche et vive, le regard francs, les fous rires, l'amour, rien n'en restera.
Ils sont partis nos héros en rose, élégant et coloré sans les pétales, parfumé aussi sans les pétales, je sais.
Mais je refuse d'approuver.
Plus précieux était cet éclat dans tes yeux que toutes les roses de ce monde.
Loin, loin, loin, dans les ténèbres.
La terre, ils descendent tous, les beaux, les tendres, les gentils, ils y descendent tous.
Les intelligents, les malins, les courageux, oui je sais, mais je refuse d'approuver.
Et je ne suis pas encore résigné."
Bonjour;

J'ai entendu ce même poème dans un TV film aujourd'hui et je ne l'ai pas noté pensant le trouver sur le net…. Peine perdue !!

L'avez-vous trouvé depuis ?

Amicalement,

Lylith
C'est sans doute une traduction, et entre nous, ça ne vaut pas grand chose.
Bonsoir.

Merci. Quand bien même, cela ne nous dit pas qui l'a écrit et de ce fait ne nous permet pas de retrouver le texte original…
J'arrive très très tardivement sur ce forum mais je trouve dommage que votre question soit restée sans réponse. Aussi, voilà la réponse : EDNA ST. VINCENT MILLAY qui, n'en déplaise au modérateur qui ne trouve pas ça "terrible", c'est l'une des plus grands poètes américain, gagnante d'un prix Pulitzer
https://www.poetryfoundation.org/poems-and-poets/poems/detail/52773
en anglais :
I am not resigned to the shutting away of loving hearts in the hard ground.
So it is, and so it will be, for so it has been, time out of mind:
Into the darkness they go, the wise and the lovely. Crowned
With lilies and with laurel they go; but I am not resigned.

Lovers and thinkers, into the earth with you.
Be one with the dull, the indiscriminate dust.
A fragment of what you felt, of what you knew,
A formula, a phrase remains,—but the best is lost.

The answers quick and keen, the honest look, the laughter, the love,—
They are gone. They are gone to feed the roses. Elegant and curled
Is the blossom. Fragrant is the blossom. I know. But I do not approve.
More precious was the light in your eyes than all the roses in the world.

Down, down, down into the darkness of the grave
Gently they go, the beautiful, the tender, the kind;
Quietly they go, the intelligent, the witty, the brave.
I know. But I do not approve. And I am not resigned.
Je découvre …
https://femmes-de-lettres.com/2013/05/13/edna-saint-vincent-millay-lhistoire-dune-vie/
Je trouve le texte banal, je n'y peux rien. Mais de toute façon, la traduction fait toujours perdre l'essentiel d'un poème, et je ne suis pas capable de juger l'original.
Peut-être banal, ou fatal, comme on veut, moi j'aime bien ce poème.
Lis-le, Jacques :

Into the darkness they go, the wise and the lovely.

Down, down, down into the darkness of the grave
Gently they go, the beautiful, the tender, the kind;
Quietly they go, the intelligent, the witty, the brave.
Oui, j'ai lu, et qu'est-ce que je dois admirer ?
Le thème de "on ira tous dans le même trou (ou dans les mêmes flammes)", les VANITAS VANITATVM, ETC… J'en ai les oreilles rebattues depuis l'Antiquité. Ce qu'il me faut, ce sont des mots, de la musique, un langage capables de me les faire aimer et désirer encore au bout de la millième fois… Ici, tu me sers un plat qui n'a pour moi plus beaucoup de goût.
Mais je ne suis pas angliciste.
Et cette version ? :
Je ne peux supporter de voir enfouir en terre les êtres tant aimés.
Il en est ainsi et il en sera ainsi car c'est ainsi depuis la nuit des temps.
Et dans la terre ils iront tous, les sages et les aimés. Ils partent couronnés
De lys et de laurier. Mais je ne peux m'y résigner.
Les amants, les savants tous t'accompagneront.
Ils épouseront tous la terre aveugle et morne
Juste un fragment de toi, de ce que tu savais, c'est ce qu'il restera.
Une phrase, une expression, mais le meilleur se perd.
Des réponses franches et vives, du regard clair, du rire, de l'amour,
Rien ne restera.
Ils sont partis. Ils sont partis nourrir les roses. Des roses élégantes,
Aux boutons parfumés je le sais. Mais je ne peux m'y résoudre.
Plus précieux que toutes les roses du monde était ton regard lumineux.
Loin, loin, très loin, dans les ténèbres du tombeau.
Doucement, ils descendent, les beaux, les tendres, les gentils,
Très doucement ils partent, les brillants et les drôles, les courageux,
Je le sais. Mais je ne peux y consentir.
Et je ne peux m'y résigner."
Excusez-moi de paraître me vanter, mais j'en fais autant. Je parle évidemment du texte français. Mais ne me demandez pas de faire un poème sur la mort à laquelle on ne se résigne pas, vous ne reconnaîtrez pas le thème.
Suivez le lien que j'ai donné dans ma réponse. Vous en entendrez une lecture en anglais. Peut-être y trouverez-vous de la musique ???
XXXIX.

Je congnoys que pauvres et riches,
Sages et folz, prebstres et laiz,
Noble et vilain, larges et chiches,
Petitz et grans, et beaulx et laidz,
Dames à rebrassez colletz,
De quelconque condicion,
Portant attours et bourreletz,
Mort saisit sans exception.

XL.

Et mourut Paris et Helène.
Quiconques meurt, meurt à douleur.
Celluy qui perd vent et alaine,
Son fiel se crève sur son cueur,
Puys sue Dieu sçait quelle sueur !
Et n’est qui de ses maulx l’allège :
Car enfans n’a, frère ne sœur,
Qui lors voulsist estre son pleige.

XLI.

La mort le faict fremir, pallir,
Le nez courber, les veines tendre,
Le col enfler, la chair mollir,
Joinctes et nerfs croistre et estendre.
Corps feminin, qui tant est tendre,
Polly, souef, si precieulx,
Te faudra-il ces maulx attendre ?
Ouy, ou tout vif aller ès cieulx.
Oh ! Je pensais justement à Villon, et je voulais recopier pratiquement le même extrait dans mon sujet sur le MA.
Merci ! 🙂 🙂
Je me permets d’intervenir dans votre échange, non pour donner mon avis sur ce poème – peut-être me touche-t-il, peut-être me laisse-t-il de marbre, qu’importe puisque ce n’est pas mon propos – mais parce que je suis surprise que l’on (en l’occurrence Jacques) ne semble pas avoir le droit de ne pas apprécier ce poème au prétexte qu’il est l’œuvre d’une grande poétesse, ou encore que Truc, Machin ou Bazar le trouvent magnifique. N’est-ce pas un peu, hmmm, dictatorial comme attitude ? Bon, je sais que rien de tel n’a été dit aussi explicitement, mais il me semble que ça transparait en filigrane. Et tant mieux si je me trompe ! 🙂
(On comprendra bien que je suis tout à fait persuadée que le goût est affaire personnelle/subjective (cette subjectivité étant bien sûr façonnée, influencée par des facteurs socio-culturels) et non objective/universelle.)
J'ai écouté la version sonore, et je vous remercie du lien, mais ce n'est pas une révélation. C'est peut-être les vers trop longs, le manque de souffle (de la récitante ?).

En un mot, ce n'est pas assez lyrique.
Ce qu'il me faut, ce sont des mots, de la musique
Moi je lis des mots et j'entends de la musique, lorsque je le lis tout haut en anglais.
Il est vrai que le thème est rebattu. Mais quoi ! Ce n'est pas là le problème.
Pour répondre à Katioucha, pour ma part, je donne simplement mon sentiment.
Jacques n'aime pas ce poème, et alors ? Il est une poésie qu'il aime et que j'aime, une poésie qu'il aime et que je ne n'aime pas.
Pourquoi chercher ce qui transparaît en filigrane ? Et voir un aspect dictatorial qui n'existe pas ?
Quot homines tot sententiae (à moins que ce ne soit l'inverse). A force de marcher à l'envers, j'ai perdu mon latin. 😉
Mais gabiana, comme dit précédemment, si je trompe, j’en suis ravie !

Cela dit, le filigrane, si toutefois filigrane il y a, c’est plutôt de ce côté-ci que je le voyais :
(…) n'en déplaise au modérateur qui ne trouve pas ça "terrible",

(…) de la musique ???
(Et aussi un peu quand même du côté de (ce qui m'apparait - à tort vraisemblablement - comme de) l'insistance à vouloir faire changer d'avis la personne qui dit ne pas être touchée par le poème - surtout quand ladite personne n'est a priori pas quelqu'un à initier dans ce domaine.)
Franchement qui aurait la prétention de vouloir que Jacques change d'avis ? 😀
On s'en moque, et sans acrimonie aucune. Personnellement, je ne me battrai pas non plus pour ce poème, bien qu'il me plaise autant qu'un autre, et que je sois sensible en ce moment à ce thème rebattu.
Bon, cessons ce propos qui ne mènera à rien. Merci à Katioucha de son intervention. Quant à moi, je suis tout aussi catégorique dans mes propos, c'est cela la liberté d'expression, tant qu'on emm… pas trop le voisin, comme disait le grand Georges.
Bien sûr, comme je l'ai dit, ce n'est pas du thème dont il s'agit.