L’expression de la déchéance dans le naturalisme

Littérature

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

je suis en période de gestation autour d'un sujet qui me plaît "L'expression de la déchéance dans le Naturalisme" et cherche donc à en savoir plus. Je trouve que l'expression de cette déchéance est particulièrement forte dans Germinie Lacerteux, L'assomoir, ou Une vie. Par certains aspects aussi dans La terre, mais je souhaiterai être "guidé" vers d'autres oeuvres dans lesquelles se ressentit est important. N'étant qu'au début de ma recherche il me reste un bout de chemin à parcourir, alors toutes les idées de lectures sont les bienvenues !

Merci.
Je ne sais pas si j'utiliserais Une Vie… D'autant que l'excipit apporte une note d'optimisme. Je n'ai pas le texte sous les yeux. En gros, Maupassant dit qu'une vie, ce n'est pas si heureux ou malheureux que ça.
Bonjour,
je trouve que cette "vie" partant d'un optimisme, d'une croyance en l'avenir, d'ambitions de bonheur ne fait que ce déliter au fil des pages. C'est à mon sens là que se trouve la déchéance, non pas la fin définitive et irrévocable de la possibilité du bonheur, mais plutôt la fin de l'envie de lutter pour atteindre ce bonheur. Le fatalisme puissant se fait sentir de plus en plus pesant dans cette oeuvre et il est vrai que des touches d'optimisme existent, mais pour les autres, ce qui rajoute une dimension tragique à ce très beau texte.
Enfin je suis toujours à la recherche d'oeuvres naturalistes dans lesquelles l'expression de la déchéance est présente, des idées ?
Dans L'Oeuvre de Zola également, on voit la déchéance d'un peintre et une oeuvre à mi chemin entre réalisme et naturalisme,Madame Bovary. C'est vrai qu'avec Zola, il y a un filon à exploiter.
Ah oui tiens Madame Bovary ? Je l'ai lu il y a trop longtemps pour pouvoir avoir un avis clair, mais il faudrait que je me repenche dessus… Mais c'est Flaubert… On s'eloigne du naturalisme… Que pensez vos des oeuvres de Schintzler ? Je n'ai personnellement pas enore eu l'occasion de lire ses textes, mais en tant qu'inspirateur fondateur des premiers naturalistes il a peut être aussi sa part de déchéance… Si certain l'ont lu qu'ils s'expriment !

Merci 🙂
Pourquoi ne pas aller voir du côté des Russes. Ils teintent leur naturalisme d'un romantisme très léger, mais comme un nuage de lait dans le thé, cela reste bien du naturalisme dans son essence - peindre les mouvements humains.
Oui pourquoi pas, mais je reste quand même un peu dubitatif… J'ai du mal à classer des écrivains russes comme naturalistes, disons que la frontière est plus floue, moins franche qu'avec les auteurs français ou européens… Je pense à Dostoïevski pour certaines de ses oeuvres, notamment Le joueur, L'adolescent pour l'attraction irrépressible du jeu. Peut-être Le sous-sol aussi, mais sur sa pensée psychologique, son tourment, sa corruption de l'âme… Sinon il y'a bien Oblomov de Gontcharov, le grand fatalisme qui en ressort montre une certaine poussée vers l'inéluctable chute. Mais peut-on vraiment appeler cela de la déchéance ? Bien sur il y a Kouprine ! Je n'avais même pas pensé à lui ! Avec tout les excès bien connu du peuple russe… Gorki aussi d'une certaine manière, mais l'époque est déjà toute autre, avec la montée du socialisme… Enfin il y'a de quoi réfléchir ! Merci pour cette idée ! Si vous en avez d'autres n'hésitez pas…