Origine de la citation "Comme la rivière, l’élève aimerait suivre son cours tout en restant dans son

Littérature

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Dans ma classe de 1ère L, ma prof a une méthode révolutionnaire pour nous mettre en forme dès le matin: elle commence par écrire une citation au tableau (cela peut être une citation d'écrivains, de philosophes mais aussi d'homme politique voire de scientifiques…) puis ont discutent de son sens, de comment on la ressent, si on la trouve vraie ou faux…
Petit à petit les élèves ont proposés des citations. La dernière fois, j'ai proposé une citation de Camus : "Comme la rivière, l'élève aimerait suivre son cours tout en restant dans son lit".
Seulement voilà évidemment cela tranche un peu avec l'écrivain et bien que j'ai vérifié mes sources (c'est bien d'Albert Camus) j'aurais besoin du contexte de la citation. Es-ce que cette phrase provient d'un de ses livres ? Es-ce qu'elle a été prononcé lors d'un discours, lors d'une visite? Écrite dans une lettre, une correspondance à un ami ? A t-elle été retransmise plus tard par un de ses proches (un fils, fille, petit fils…) ?

Merci ! 🙂
Nous sommes au cœur du drame d'Internet : quelqu'un écrit une bêtise quelque part et voilà la bêtise reprise, amplifiée, démesurée, tellement présente en tout cas qu'on croit que c'est la vérité.
Tu me fais sourire quand tu dis que tu as vérifié tes sources. Quelles sources ? Internet ? Voilà l'erreur. Évidemment que tu vas trouver cette phrase attribuée à Camus. Sous cette forme, ou sous une autre, par exemple : Heureux l'élève qui comme le fleuve, suit son cours sans sortir de son lit, qui lui est aussi attribuée. C'est mauvais signe d'ailleurs, deux formes différentes. Qui croire ? Méfiance ! Aucune des deux.
À mon avis, Camus n'a rien dit de la sorte. En tout cas, il n'en est pas l'inventeur. C'est le type de blague qui se transmettait à travers des générations d'écoliers.
On trouve la blague répertoriée dans des livres, par exemple ici en 1949, ou plus tard en 1951 et 1960, et ces blagues, en tout cas les premières, ne devaient évidement rien à Camus.

Hors sujet : tu parais t'exprimer bien, et il me semble que tu as les capacités pour écrire correctement et en laissant moins de fautes grossières :
puis ont discutent de son sens, de comment on la ressent, si on la trouve vraie ou faux…
Petit à petit les élèves ont proposés des citations.
Es-ce que cette phrase provient d'un de ses livres ? Es-ce qu'elle a été prononcé…
Dans ma jeunesse, la formule était nettement plus percutante :

Heureux qui comme un fleuve suit son cours dans son lit.

Là, on sent la parodie de du Bellay (Heureux qui comme Ulysse…). Inutile d'écrire le mot élève, puisque la formule est écrite sur le bois de la table, l'effet contextuel joue à plein.
Je suis de l'avis de mon honorable préopinant : c'est une de ces vieilles blagues potaches que l'on se repasse de génération en génération (et que Camus a pu en effet cueillir des anciens de son propre lycée), et dont nul ne connaitra jamais l'auteur.

P.S. Il y avait aussi le papillon sur lequel était inscrit : J'ai trouvé le mouvement perpétuel, T.S.V.P. Et au verso, on lisait… J'ai trouvé le mouvement perpétuel, T.S.V.P. !
Delia a écrit :P.S. Il y avait aussi le papillon sur lequel était inscrit : J'ai trouvé le mouvement perpétuel, T.S.V.P. Et au verso, on lisait… J'ai trouvé le mouvement perpétuel, T.S.V.P. !
Merci. Ça me rappelle de bons et anciens souvenirs !