J’aime les fables des philosophes, je ris de celles des enfants, et je hais celles des imposteurs

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour
Je suis en première S et j'ai une dissertation sur les fables à rendre pour vendredi. Le sujet est de Voltaire dans L'Ingénu : "Ah! s'il nous faut des fables, que ces fables soient du moins l'emblème de la vérité! J'aime les fables des philosophes, je ris de celles des enfants, et je hais celles des imposteurs". Discutez ce jugement.

J'ai donc penser a ce plan :

1/ les fables porte un message et une morale donc elles sont des récits philosophiques.

2/ Les fables ne sont pas destinées aux enfants car ils ne peuvent pa comprendre. Et certaines fables sont trop portées sur le conte et n'ont donc plus d'objectifs philosophique.

3/ Synthèse

Pensez-vous que ce plan est correcte?
Mon plus gros soucis est enfaite les exemples car je n'en possède pas, surtout pour la deuxieme partie. Le seul auteur de fable que je conaisse est LaFontaine.
Et auriez vous donc des idées d'arguments pour des sous parties?

Merci
La Fontaine s’étant largement inspiré du grec Ésope et du latin Phèdre, cette référence de base vous renvoie pour ainsi dire à tout, et de toute façon, La Fontaine n’a jamais été égalé. Cela vient de son style « classique » à savoir le minimum de mots pour le maximum de sens.

J’ai le sentiment que le mot « fable » n’a pas le même sens dans les trois cas : pour le philosophe, il s’agit d’un récit qui se conclut par une morale ou une parole de sagesse (étymologie du mot « philosophie »), pour les enfants de contes ou d’histoires, souvent pour le seul plaisir de la narration sans finalité réelle, pour les imposteurs, de mensonges purs et simples ou d’habiles travestissements de la vérité, qui leur permettent d’officialiser leurs tricheries tout en faisant fonctionner leur conscience justificative.

On aime la première par amour de la vérité, on rit de la seconde du fait par exemple qu’elle fait fi de toute vraisemblance, on hait la troisième car le tricheur ne cherche qu’à justifier ce que Sartre appelait assez justement « les petites saloperies ».

Je verrais donc bien un plan triparti passant en revue ces trois modes d’expression, suivi d’une conclusion.

À bientôt
Gilles
Je ne suis pas d'accord sur un point. Les contes pour enfants ont une morale !! Et souvent tellement évidente qu'on l'oublie. Elle n'est pas directement annoncée comme dans les fables de la Fontaine mais l'opposition des "bons" aux "méchants" indique une conduite à suivre…