Bonjour à tous,
voilà une expression dont le sens n'est pas facile à appréhender à travers un dictionnaire classique: prendre acte de……
Quand l'ex-président tunisien a été évincé, la France a dit << prendre acte de cette éviction>>.
Quand le coup d’état s'est au produit au mali beaucoup de partis hostiles au régime dessus déchu disaient << prendre acte du coup d'état>>.
j'ai puis me rendre compte que ces gens n'étaient pas tout à fait pour ni tout à fait contre.
existe-t-elle une définition juridique de l’expression? que veut elle dire?
Prendre acte d'une chose, au sens strictement juridique, c'est la faire constater légalement.
Au sens large, c'est reconnaître qu'un fait existe, qu'une situation existe, que cela nous plaise ou non, afin d'en tenir compte par la suite.
Merci jehan
Quand l'ex-président tunisien a été évincé, la France a dit << prendre acte de cette éviction>>. le journal qui a relayé ces information, disait que contrairement aux États-Unis qui ont applaudis la révolution tunisienne la France a pris acte que cela voulais dire << qu'elle voulais que celle-là se passe autrement mais qu'elle soutient les tunisiens>>
Qu'en penser vous?
En soi, prendre acte d'un nouveau fait, c'est constater le fait et en tenir compte.
Que le nouveau fait plaise ou déplaise à celui qui prend acte, ce n'est pas la question.
L'expression en elle-même n'implique pas que le fait plaise ou que le fait déplaise à la personne qui prend acte.
Les commentaires que le journal a faits relèvent de la simple analyse politique, et non pas du sens même de l'expression prendre acte.
Sauf que, si je puis me permettre, il n'est pas rare que je prends acte signifie en réalité : certes je reconnais que quelque chose à eu lieu, mais aussi je le regrette. Ça marque donc du dépit, de la désapprobation, de la vexation…etc. Souvent, cette expression n'est pas neutre. Quand ce n'est pas neutre, c'est le plus souvent négatif.
Encore qu'il ne soit "pas rare" non plus qu'on prenne acte d'un progrès, d'un acte positif, d'une amélioration… Ce qui n'est pas neutre non plus.
Je n'irais donc pas jusqu'à dire que c'est "le plus souvent" négatif.
Qu'est-ce que le progrès mon bon monsieur! Tout ça est très subjectif.
Sérieusement, le problème n'est pas le caractère "positif" ou "négatif" de l' événement ou de la décision dont on prend acte, mais plutôt l'appréciation que l'on porte sur cet événement. Le plus souvent, quand on se contente de "prendre acte", on signifie par là que l'on désapprouve cette décision.
Oui, c'est quand même affaire de contexte. Prendre acte reste en lui-même parfaitement neutre, mais il est évident que, souvent, si l'on emploie une formule neutre au lieu d'une formule d’approbation, c'est que dans son for intérieur on désapprouve, mais qu'on l'exprime diplomatiquement ou poliment par cette formule neutre.
C'est un peu similaire à l'appréciation qu'on donne quand on nous demande comment on a trouvé telle création musicale ou théâtrale : quand on répond poliment c'est intéressant, c'est souvent une manière polie de dire je n'ai pas accroché du tout, je n'ai rien compris.
Ne serait-ce pas une figure de rhétorique?
Formuler de manière neutre pour signifier une critique?
serait-ce un trope?