Maupassant, L’Héritage, chapitre 2 - Il se sentait attiré, ému par cette sensation de la femme si pr

Entraide scolaire

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour !

Nous avons un commentaire composé à faire moi et mon frêre sur ce texte, ou en tout cas un extrait:
Il se sentait attiré, ému par cette sensation de la femme si proche, par cette soif de la chair mûre et vierge, et par cette séduction délicate de la jeune fille. Il lui semblait qu’il serait demeuré là pendant des heures, des nuits, des semaines, toujours, accoudé près d’elle, à la sentir près de lui, pénétré par le charme de son contact. Et quelque chose comme un sentiment poétique soulevait son cœur en face du grand Paris étendu devant lui, illuminé, vivant sa vie nocturne, sa vie de plaisir et de débauche. Il lui semblait qu’il dominait la ville énorme, qu’il planait sur elle ; et il sentait qu’il serait délicieux de s’accouder chaque soir sur ce balcon auprès d’une femme, et de s’aimer, de se baiser les lèvres, de s’étreindre au-dessus de la vaste cité, au-dessus de toutes les amours qu’elle enfermait, au-dessus de toutes les satisfactions vulgaires, au-dessus de tous les désirs communs, tout près des étoiles.
Il est des soirs où les âmes les moins exaltées se mettent à rêver, comme s’il leur poussait des ailes. Il était peut-être un peu gris.
Cachelin, parti pour chercher sa pipe, revint en l’allumant. « Je sais, dit-il, que vous ne fumez pas, aussi je ne vous offre point de cigarettes. Il n’y a rien de meilleur que d’en griller une ici. Moi, S’il me fallait habiter en bas, je ne vivrais pas. Nous le pourrions, car la maison appartient à ma sœur ainsi que les deux voisines, celle de gauche et celle de droite. Elle a là un joli revenu. Ça ne lui a pas coûté cher dans le temps, ces maisons-là. » Et, se tournant vers la salle, il cria : « Combien donc as-tu payé les terrains d’ici, Charlotte ? »
Alors la voix pointue de la vieille fille se mit à parler. Lesable n’entendait que des lambeaux de phrase. « … En 1863… trente-cinq francs… bâti plus tard… les trois maisons… un banquier… revendu au moins cinq cent mille francs… »
Elle racontait sa fortune avec la complaisance d’un vieux soldat qui dit ses campagnes. Elle énumérait ses achats, les propositions qu’on lui avait faites depuis, les plus-values, etc.
Lesable, tout à fait intéressé, se retourna, appuyant maintenant son dos à la balustrade de la terrasse. Mais comme il ne saisissait encore que des bribes de l’explication, il abandonna brusquement sa jeune voisine et rentra pour tout entendre, et s’asseyant à côté de Mlle Charlotte, il s’entretint longuement avec elle de l’augmentation probable des loyers et de ce que peut rapporter l’argent bien placé, en valeur ou en biens-fonds.
Il s’en alla vers minuit, en promettant de revenir.
Un mois plus tard, il n’était bruit dans tout le ministère que du mariage de Jacques-Léopold Lesable avec Mlle Céleste-Coralie Cachelin.
Je suis en Première. J'ai énormément de mal à faire des commentaires composé, face aux Dissertations qui sont d'une simplicité incomparable… Voici mes 2 principaux axes qui ressortent après 1 semaine de relecture, et analyse diverses :
- Amour (Qui se rapproche au reve, romantisme, notamment la présence féminine forte)
- Argent(Qui se rapproche de la réalité, Terrains, fumer, terrasse loyers)

A partir de là, je suis dans l'incapacité de réaliser un plan correct et structuré… J'ai meme beaucoup de mal

Merci d'avance !
Il n'est pas question d'amour, ici. Il s'agit de tendre un piège : Charlotte, riche et célibataire, lègue sa fortune… à l'enfant de sa nièce. Il faut donc que cette nièce se marie, et le père attire chez lui l'un des employés du Ministère.
Mettez en évidence tout ce qu'il y a de sordide dans cette manoeuvre.
D'accord, je comprends mieux. Mais comment expliquer ce manège organisé par Cachelin pour faire hériter sa descendance, avec les éléments de cet extrait ? Je vois mal quels éléments pourraient le montrer, à part à la fin la dèrnière ligne, ou le mariage est annoncé entre le collègue de Cachelin et sa fille
Les éléments qui le montrent figurent dans le premier chapitre, vous ne pouvez pas faire abstraction de ce contexte, sans lequel l'extrait est incompréhensible.
Le piège comporte deux appâts : la sensualité, la cupidité. La cupidité l'emporte vite sur la sensualité :
Lesable, tout à fait intéressé, se retourna, appuyant maintenant son dos à la balustrade de la terrasse. Mais comme il ne saisissait encore que des bribes de l’explication, il abandonna brusquement sa jeune voisine et rentra pour tout entendre
Le piège s'est refermé.
j'ai trouver comme plan:
-l'amour
-la richesse
mais je ne trouve pas de problematique et c'est à rendre pour demain et je suis vraiment embarasser
merci
Merci, il faut enfaite faire ressortir les 2 "appats" placés ici, l'amour (séduction) et la soif de pouvoir (argent…). Enfin le plan a été conclu par un mariage…
C'est en effet ce qu'il faut faire : montrer comment fonctionne le piège, montrer comment l'attrait de l'argent est plus fort que l'attirance sexuelle.
d'accord je vois mieux il faut juste mettre en lien l'amour aveugle par l'argent
merci beaucoup
Montres plutôt qu'il ne s'agit pas d'amour, mais de désir.
Le désir d'argent est plus fort que le désir de la femme.