Son maître ne posait pas au maître

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Lu cette tournure que je connais pas : " Son maître ne posait pas au maître."
Quel en est le sens?
Jouer un personnage, s'exhiber, faire preuve d'affectation…
Voilà ce que dit le TLF :
"D. − Au fig.
1. Qqn pose qqn.Jouer le rôle de, se faire passer pour. Synon. camper:
6. Au demeurant, il est d'un commerce sympathique; il ne pose jamais l'érudit, au contraire; il poserait plus volontiers l'homme du monde qui n'a besoin de rien savoir… Martin du G., Devenir,1909, p.33.
♦ Poser à + subst.Poser au grand homme, au justicier. Le petit homme qui posait à l'arbitre se frappa les mains (Guèvremont, Survenant,1945, p.224):
7. Pour faire une blague, pour faire rigoler, pour poser au malin, pour rien, il leur avait donné ce papier. Van der Meersch, Invas. 14,1935, p.124.
♦ Poser pour + subst.Il pose pour le don Juan, il est encore jeune, dans quelques années, vous le rencontrerez avec un vieux débris qui l'aura maté (Poulot, Sublime,1872, p.107).
− Empl. pronom. réfl.
♦ Se poser en + subst.Se poser en héros, en protecteur, en redresseur de torts, en séducteur. Personne n'a plus le droit de se poser en témoin ni en juge (J.-R. Bloch, Dest. du S.,1931, p.274).−Avez-vous l'intention de vous poser en victime? (Duhamel, Passion J. Pasquier,1945, p.225).
♦ Se poser comme + subst.Se poser comme un génie, comme le maître, comme un traître. On sent que sous la forme légère qu'il donne à ses paroles, le candidat remisé à la porte va sérieusement se poser comme le directeur des votes de l'Académie! (Goncourt, Journal,1893, p.364):
8. … [les franciscains] se répandent sur l'Italie déchirée par tant de discordes, essayant de réconcilier partout les partis, de déraciner les erreurs, se posant comme les arbitres suprêmes… Montalembert, Ste Élisabeth,1836, p.XLVIII.
♦ Se poser comme + adj.Quelquefois, se posant comme expérimentée, elle disait du mal de l'amour avec un rire sceptique qui donnait des démangeaisons de la gifler (Flaub., Éduc. sent.,t.1, 1869, p.189)."
Pour faire simple dans ton exemple : ne prend pas une attitude (souvent artificielle), reste simple.
Si j'ai bien compris : poser à est équivalent à se poser comme.
Pas vraiment à mon avis.
Tout d'abord, j'observe que "poser à" qui est très fréquent aujourd'hui est relativement récent dans notre langue. Il est inconnu de Littré. Larousse en donne une bonne définition :
Familier. Se donner des allures de, tenter de se faire passer pour : Poser au justicier.
Il y a dans cette acception un aspect théâtral, on pose, qui fait plus ou moins illusion.
"Se poser comme" est plus neutre et pratique. On s'établit soi-même comme … Il n'y a pas le même côté factice, mais une simple volonté d'avoir tel ou tel rôle.
Cependant, la distinction n'est pas si nécessairement criante. De toute façon, cette dernière expression est à mon avis peu utilisée aujourd'hui, nettement moins que la première.
Poser à : très fréquent aujourd'hui ??
Personnellement, je le "découvre"…
Fam. Poser à… : tenter de se faire passer pour. ► jouer. « ton affectation à poser au mauvais garçon » (Z. Oldenbourg).
(Petit Robert)
Il n'est jamais trop tard pour bien faire ! 😉
Comme je l'ai déjà dit, l'usage en est relativement récent et Larousse indique que l'acception est familière ; le petit Robert dit de même.
Peut-être ne t'aventures-tu jamais dans la langue familière ?
Il m'arrive de sortir de chez moi, pourtant…jamais entendu ni lu!
On dira que j'ai dû passer entre les gouttes jusqu'à présent…A moins qu'il y ait un régionalisme négatif qui fait que cet usage est fréquent partout sauf dans ma région. 🙂
Curieusement, je découvre ce mot du registre familier dans un romain de tenue correcte.
Et le substantif poseur, vous ne l'avez jamais rencontré non plus ? Il est vrai que de nos jours on dit plutôt frimeur.
Certes oui! c'est un poseur ou il se pose comme, ou encore il se pose en…mais poser à, non.