Sélectivité prépa littéraire A/L - Édouard Herriot (Lyon) / Claude Fauriel (Saint-Étienne)

La filière littéraire

39 réponses · Page 2 / 2

@Serdaigle : Si on en croit ce que tu dis, le niveau moyen des S est inférieur au niveau moyen des L -même si je ne suis pas sûr que l'on puisse généraliser, au passage-. Or, les S qui s'orientent vers l'hypokhâgne ne correspondent pas au niveau moyen…
En langue, le niveau est relativement indépendant à la filière -ça dépend plus d'un milieu social et d'un "parcours"-. En revanche, en littérature et en philosophie, il y a un léger retard. Cependant, comme on ne peut pas tout citer en dissertation, ce léger retard - qui disparaît bien vite- ne se traduit pas vraiment dans les notes. Bienheureux les S, tout est ouvert pour eux.

@Em.B : Le khâgneux est pédant par nature, indépendamment de son lycée d'origine.
Artz a écrit : @Em.B : Le khâgneux est pédant par nature, indépendamment de son lycée d'origine.
🙂 Je le dirais autrement : celui qui n'est pas pédant (ou refuse de l'être) a du mal à se vivre et à se définir comme un khâgneux.
Plus sérieusement, je crois qu'il y a un grand nombre de façons d'aborder la khâgne. Mais la figure du pédant se retrouve dans tous les lycées -et peut-être, un petit peu, chez tous les khâgneux ?-. Après, un esprit potache atténue souvent cet aspect.

Ensuite, remarquez, tout cela dépend de ce que l'on nomme pédanterie…
Vos propos me semblent un peu caricaturaux. Pour être passé par un IEP de province avant d’entrer en hypokhâgne, je peux vous dire que le pédantisme y était bcp plus répandu que dans la classe préparatoire que j’ai fréquentée. Si vous voulez mon avis, la classe préparatoire, par ce qu’elle implique d’humilité, est plutôt un vaccin contre le pédantisme : pour le dire abruptement, la khâgne, ça peut vous calmer un pédant. En tout cas, je suis à peu près sûr que le pédantisme n’est pas plus répandu dans les classes préparatoires qu’ailleurs. On ne le retrouve pas seulement dans toutes les classes préparatoires : on le retrouve partout. J’ai l’occasion de fréquenter l’université cette année : je constate qu’elle abrite aussi son lot de pédants.
Pour ma part c'était de l'humour.
Mais vous vous prenez bien trop au sérieux pour le voir.
Et sinon, je confirme, oui, que l'on trouve des pédants à Sciences Po, et aussi d'autres personnes, humbles et travailleuses.
macclean, vous vous rendez bien compte de ce que la défense de la khâgne devant un ancien khâgneux qui intervient sur un forum pour conseiller des lycéens à devenir de jeunes khâgneux, peut avoir d'étrange?

Maintenant, si vous voulez que je réponde sérieusement, je crois que la khâgne stimule tout à la fois l'orgueil (parce que nous désirons nous améliorer, parce qu'il y a de l'émulation, etc) et l'humilité (parce que nous nous rendons compte que nous ne savons pas grand chose, par rapport à nos camarades de classe, à nos professeurs, à nos auteurs). Dès lors, la khâgne n'a pas une action unilatérale, me semble-t-il. Ce "cocktail" peut se retrouver dans d'autres formations, je vous l'accorde, toutefois, ce qui fait la saveur et l'originalité du pédant khâgneux, face au pédant pipoteux, par exemple, c'est qu'il parle latin et/ou grec à table au lieu de baragouiner en anglais. Du moins, pour ma part, j'ai rencontré plus de médecins de Molière que de yuppies.
Artz a écrit : ce qui fait la saveur et l'originalité du pédant khâgneux, face au pédant pipoteux, par exemple, c'est qu'il parle latin et/ou grec à table au lieu de baragouiner en anglais.
Ah ah ah, c'est exactement ça (à table surtout ! - ce qui fait des dîners des instants délicieux, lorsqu'on a la chance d'avoir ces deux spécimens réunis)

Edit : c'est encore de l'humour, hein (ou pas 😉 )
Artz a écrit :… je crois que la khâgne stimule tout à la fois l'orgueil (parce que nous désirons nous améliorer, parce qu'il y a de l'émulation, etc) et l'humilité (parce que nous nous rendons compte que nous ne savons pas grand chose, par rapport à nos camarades de classe, à nos professeurs, à nos auteurs).
Je souscris totalement à cette excellente analyse. 🙂

Et cela continue après la prépa. C’est même un trait typiquement ulmien, mais qui doit se retrouver chez tous ceux ayant surmonté des obstacles difficiles.

Humour qui, avant le Concours, désamorce la gravité de l’épreuve, et, après, empêche l’infatuation qui pourrait découler de l’avoir franchie.
On parle légèrement de ce qu’on parvient à faire, tantôt pour s’excuser d’être tellement bon, tantôt par crainte sincère de ne pas l’être tant que ça. On garde le sentiment de la relativité d’un succès dont on est étonné le premier. On sent – dans mon cas à tout le moins – la fragilité de toute compétence dans des domaines aussi abscons, aussi « gratuits » que les « sciences humaines ».
Et bien sûr, on parle avec humour de tout ce dont on est familier : on rit sur Proust comme l’ouvrier a sûrement ses blagues sur la chaîne de montage.

Professionnellement, cela m'a souvent posé des problèmes. Les élèves médiocres, les collègues qui se croient importants, ne comprennent pas toujours ma façon désinvolte et ironique d’aborder les œuvres, les auteurs, et moins encore ma tendance à me moquer en classe de mon propre discours, à en dénoncer les ficelles, etc.

Les esprits lourds, officiels ou imbus ne supportent pas cette légèreté, qui pourtant est selon moi la marque de l’intelligence vraiment libre et d’une modestie moins souvent feinte que sincère. :/
Bonjour à tous!

Je viens poser mon problème ici car le titre du sujet me semble à priori adapté!

Je souhaite rentrer en Prépa A/L et je suis actuellement en 1ère L section internationale anglaise, ce qui est une preuve de mon bilinguisme. Cependant, ma conseillère d'orientation me conseille (puisque c'est son boulot ^^) de quitter ma section …
En effet, elle me dit qu'il y a des risques, puisque je compte demander des prépas "sélectives", que les jurys qui examineront mon dossier, s'arrêtent sur ma moyenne d'anglais de 12.75, qui est en fait de la Littérature Anglaise en anglais! (genre du Shakespeare, Dickens …) sans se rendre compte de ma section spéciale, qui est reconnue par Cambridge mais peu connue en France.
Elle me conseille donc de quitter la section et me rendre en Tle L normale, où les cours en anglais normaux, m'assureront surement une très très bonne moyenne (du genre 17/18) en anglais. De ce fait, les prépas verront mon haut niveau.
Je suis partagé car je veux me donner toutes les chances d'avoir les meilleures moyennes possibles, mais en même temps, je me demande si le jury ne pensera pas que j'ai quitté la section par lâcheté, fainéantise et que je ne serai pas apte à aller au bout de ma prépa.

Voilà,
j'espère que vous m'aurez compris et j'attend vos conseils 😉
Les options internationales sont tout de même connues.

Ma meilleure amie en suit une et n'a pas une moyenne exceptionnelle, et a tout de même été dispensée d'écrit pour sciences po.
Après, c'est sûr que ton niveau devrait se situer vers C1, donc forcément dans une terminale plus classique tu excellerais plus. J'ai quelques connaissances en section internationale, et les exigences sont bien moindres dans la filière générale (et surtout, moins d'heures de cours ! 😉)
Après, ce serait dommage pour toi, personnellement je regrette de ne pas pouvoir suivre un cursus comme ça (je n'en ai appris l'existence qu'en première). D'un point de vue intellectuel, c'est tout de même nettement plus intéressant, avec plus d'histoire etc…
Bonjour,

Trois remarques :

- un dossier s'apprécie dans sa totalité, et pas à partir de la seule note/matière que vous indiquez : les notes obtenues en philosophie, histoire, lettres, compteront tout autant. De plus, votre professeur d'anglais peut nuancer la note par une appréciation élogieuse, en rappelant la spécificité de son enseignement.
- je sais qu'un certain nombre d'élèves d'A/L dans de très bons lycées (donc "prépas sélectives") viennent d'une section ABIBAC (section internationale allemande, soit l'équivalent de ce que vous faites, mais en allemand). Je suppose donc que certains autres viennent de section internationale anglaise.
- venir de cette section vous avantagera pour votre LV en prépa.

Maintenant, si dans cette section, votre dossier n'est pas aussi bon que vous le souhaitez (au-delà de la note d'anglais), et que vous pensez qu'il serait meilleur dans une section plus "normale", vous pouvez changer, cela ne vous sera pas reproché (vous avez le droit de changer de projet !). Mais la section internationale anglaise vous ouvre tout de même les portes des universités anglosaxonnes (du moins en théorie), donc réfléchissez, on ne sait jamais ce qui peut se passer, à bac +1 ou à bac + 2.

Bon, je ne sais pas si je vous ai beaucoup aidé 😀 .
@ Arlequin97

A ta place, je resterais en section internationale, quelle que soit ta moyenne, car le niveau et le cursus sont très sélectifs, et à mon avis reconnus comme tels. Viens-tu d'un lycée coté et réputé ? Si c'est le cas, tu n'as aucun souci à te faire si tes autres notes suivent. Pouvoir mener de front deux sections (Bac et OIB) est un signe de grande capacité de travail, appréciable pour l'entrée en hypokhâgne.
Serdaigle :
Merci pour ta réponse. C'est vrai que nous avons moins d'heures de cours que les autres L, mais on a une masse de travail personnel si tu savais 😉

Jeanne-Héloise :
Merci pour tous ces conseils. Je n'avais pas envisagé le fait d'entrer dans une université anglaise après la prépa. Dans ce cas là, c'est sûr que l'OIB est très utile. J'espère sincèrement que ma sections sera remarquée à sa juste valeur!

Mamala :
Mon lycée est bien côté, dans le "top 20" il me semble. Et en effet, j'ai beaucoup entendu dire, surtout par mes parents, qu'être en OIB permet de montrer ma capacité de travail.

Merci à tous pour vos réponses! Je vais essayer de prendre la meilleure des décisions!
Prends la décision qui permet de te former au mieux et non celle qui apparaît avec incertitude comme stratégique. La maîtrise de l'anglais et de la littérature anglaise sera un atout considérable en classe préparatoire.
Aarlequin > Je sais ne t'inquiète pas ! Ma petite amie (ou plutôt mon ex) est dans un lycée international, ma meilleure amie aussi, et je connais pas mal de personnes là bas. Je vois bien qu'ils travaillent énormément, surtout qu'eux sont en terminale, et c'est sûr que ce genre de cursus demande plus de ressources. Après, ça se base sur des pré-requis sociaux et culturels pas forcément accessibles aux classes moyennes (voyages, échanges de plusieurs mois avec l'étranger) mais bon ça c'est encore autre chose. ^^

Et il me semble que vous avez plus d'heures que des L "normaux" justement, c'est ce que je disais ! Je l'ai peut-être mal formulé. ^^
Après franchement vu le niveau demandé en littérature anglaise dans des filières plus classiques (ça ressemble un peu aux questions du brevet de français finalement, du genre déduire certaines choses de certains temps utilisés… c'est basique… on ne nous demande pas de commentaires composés, c'est dommage ça m'amuserait !) je pense que tu pourrais avoir une meilleure moyenne mais comme le dit Artz ce serait bien moins formateur.
Artz :
Je sais que tu as totalement raison, et ça m'embête, car mon avis est vraiment très partagé maintenant. Mais, j'ai fait de la Littérature Anglaise (genre lire des livres de 500 pages en anglais pendant un trimestre) pendant deux ans. Je pense que du coup, j'ai acquis une bonne méthode et maîtrise de la matière. Même si je quitte maintenant, ce sera toujours un bel avantage de gagné.

Serdaigle :
Ah oui, on ne s'est pas bien compris! C'est sûr que rester dans la section serait très bénéfique, mais j'ai déjà été 2 ans dans cette section, qui m'a beaucoup apporté, surtout la première année. Je pense franchement que je n'oublierais pas tout, c'est à dire mon anglais, ma grammaire, car la plus part de mes amis sont anglophones et qu'on ne communique que dans leur langue 😉
Après, c'est sûr que je ne lirai presque rarement en anglais, alors que en ce moment, la moitié de mes livres et cours sont en anglais. Mais ces deux ans m'ont permis d'apprendre à lire (bien plus vite) en anglais, ce que je pense, je n'oublierais pas tellement.



Et puis, il ne faut pas oublier que l'Histoire n'est pas tout à fait la même méthode au Bac. Nous ne faisons que des compositions avec un très haut niveau d'analyse (selon mon prof, en toute modestie!). Je sais qu'en section classique, on fait des compos, mais également des analyses de documents au bac. Je ne sais pas trop comment ça se passe. Si vous pouvez m'éclairer 😉
Il faut savoir aussi que tous les lycées internationaux n'ont pas la même réputation. Par exemple, dans la filière "franco-allemande", celui de Buc surpasse tous les autres. Pour l'OIB, je ne sais pas.
Mon Lycée est bien classé pour toutes les filières. Je sais même que il y a 2 ou 3 ans, il était 6ème! Mais pour ce qui est de l'OIB, je n'en ai aucune idée. Je sais que en revanche, tout les OIB ont une mention!
Bonjour,

Personne depuis longtemps ici mais si quelqu'un passe j'aimerais savoir (rapidement) ce que vous pensez de la prépa Lettres du Lycée Champollion à Grenoble (si vous connaissez 😉 ) + un comparatif avec Edouard Herriot à Lyon…